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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Saïda

Ce prénom féminin fait partie des prénoms traditionnels. Équivalent féminin de Saïd, c’est un nom de bon augure que l’on retrouve aussi sous d’autres formes : Saâdia, Saâda et, sous une forme berbérisée, Tassaâdit.  D’origine arabe, il provient du verbe sa’ada “être heureux,  jouir du bonheur, de la prospérité, être favorable (astre, jour, heure), aider, assister”. On comprend qu’une telle étymologie ait inspiré un nombre incalculable de prénoms, aussi bien masculins que féminins : Issaâd, Messaâd, Messaoud, Messaouda, Saïd, Saâd, Saâda, Saâdallah, Saâdoun, Saâdeddine, Saïdi, Séid, Souad, etc. Des Saïda maghrébines les plus célèbres, il y a Saïda al-Manoubia ou Lalla Saïda. Son véritable nom est Aïcha al-Manoubia, mais elle était surnommée Saïda pour montrer qu’elle apporte le bonheur, c’est aussi, aux yeux du peuple qui la vénérait, une épithète pour dire qu’elle est la bienheureuse. Saïda el-Manoubia est née en 1180, dans la banlieue nord-ouest de Tunis qui porte aujourd’hui son nom, la Manouba. Elle fréquente l’école coranique et, très jeune encore, elle penche vers le mysticisme. Selon ses biographes, elle s’isolait et s’abandonnait à des longues méditations. Plus tard, elle rencontre le grand mystique al-Chadhili, fondateur de la tariqa chadhiliyya, et c’est lui qui l’initia aux mystères du soufisme. Elle faisait de longues promenades avec lui au cours desquelles ils discutaient de divers thèmes, mais son entourage vit d’un mauvais œil ces promenades mystiques. Son père lui interdit ces sorties et, pensant l’assagir, il voulut la marier. Elle refusa, et comme on insistait, elle fuit la maison paternelle et se réfugia à Tunis. Elle continua sa formation mystique. Elle allait la tête découverte, discutait avec les hommes et avait des disciples masculins. Son comportement libéral fut blâmé et on l’accusa de tous les maux, notamment le libertinage. Mais comme elle était pieuse et surtout bonne envers les pauvres et les malheureux, on la considérait comme une sainte. À sa mort, survenue en 1257, une foule immense l’accompagna à sa dernière demeure. Aujourd’hui, Saïda El-Manoubia passe pour l’ancêtre des féministes maghrébins..


M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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