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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Wallada

Wallada est un prénom d’origine arabe, pendant de son masculin Wallid, beaucoup plus courant. Il dérive du verbe walada, au propre “donner naissance”, mais aussi au figuré “créer”.
Le prénom signifie donc celle qui procréé abondamment, celle qui crée, qui invente.
Parmi les Wallada célèbres, il y a Wallada bint al-Mustakfi, poète andalouse morte en 1077. Elle était la fille du prince omeyyade Mohammed al-Mustakfi Bi-Allah et d’une esclave d’origine grecque nommée Sakra. Son père et sa mère étaient connus pour leur inconduite, et elle-même portait une robe sur laquelle étaient brodés des vers d’amour.
Elle était elle-même poétesse et elle rivalisait avec les meilleurs poètes de l’époque. Les vers que l’on conserve d’elle sont d’une grande délicatesse. Ibn Bassam, qui vécut au siècle suivant, disait d’elle : “Elle était unique parmi ses contemporains, par son maintien, par sa personnalité, par sa beauté et sa douceur. Son cénacle, à Cordoue, était un forum pour les sommités du pays et une arène pour les joutes littéraires. Les lettrés étaient attirés par l’éclat de son visage, les poètes et les prosateurs rivalisaient pour bénéficier du privilège de sa compagnie… Elle alliait l’éloquence à la noblesse… Mais elle prêta à la médisance par son dédain des apparences et par sa manière ostentatoire d’afficher son penchant pour les plaisirs. On prétend qu’elle broda sur le bord de sa manche le vers suivant : “Je suis, par Dieu, faite pour la grandeur, ma démarche est fière et altière’’ et sur l’autre manche : “Je permets à mon amant d’atteindre ma joue, et j’offre mon baiser à celui qui le désire’’.
Mais Wallada est surtout célèbre pour ses amours avec un grand poète andalou, Ibn Zaydoun. Elle le rencontra durant l’une de ses soirées poétiques dont raffolait l’Espagne musulmane. Les deux poètes étaient épris l’un de l’autre et ils échangeaient des poèmes enflammés. Cette liaison, que les deux amants ne cachaient pas, avait défrayé la chronique et leur a valu de sévères critiques, mais d’autres les admiraient et cherchaient leur compagnie.
Mais la brouille ne tarde pas à venir : Wallada reproche à Ibn Zeydoun d’entretenir une relation avec ‘Utba, sa chanteuse noire. Elle se vengea en s’entichant du vizir Ibn ‘Abdus.  Ibn Zeydun se venge, en composant des poèmes où il fustige son ancienne maîtresse. Ibn Zaydoun meurt au cours d’une mission pour les Abbadites, Wallada, elle, reste avec Ibn ‘Abdus, jusqu’à sa mort.

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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