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Économie / Investissement

Rencontre DE Reage sur les opportunités d’investissement en Algérie

La diaspora algérienne invitée à contribuer au développement du pays

Une trentaine d’entrepreneurs de la CAP, des représentantes de Seve, les P-DG d’Alliance Assurances, du groupe Dahli, le DG de l’école de management MDI, la directrice de l’Aniref, le directeur de la Chambre algérienne de commerce ainsi que des dizaines de chefs d’entreprise algériens établis en France ont participé en particulier à ce colloque.

L’Algérie dispose d’une richesse : sa diaspora à l’étranger. Uniquement en France, on recense 300 000 chefs d’entreprise d’origine algérienne. Le réseau des Algériens diplômés des grandes écoles de France (Reage) a voulu profiter du nouveau contexte politique en Algérie : la nomination de Abdelmalek Sellal au poste de Premier ministre, suscitant chez la communauté algérienne en France un espoir de changement dans le pays, pour organiser le 11 octobre à Paris, une grande rencontre sur les opportunités d’investissement en Algérie.  L’objectif principal du colloque étant d’informer les porteurs de projets, les chefs d’entreprise algériens établis en France sur le potentiel économique de l’Algérie, les règles en matière d’implantation d’une société dans le pays d’origine en vue de les inciter à s’engager en Algérie. Dans son allocution d’ouverture, le président du réseau, Fateh Ouazzani, a indiqué que Reage est une association lancée il y a dix ans et qu’elle avait été officialisée le 1er octobre 2005. “Elle devait fêter comme il se doit le cinquantenaire de l’Indépendance par l’organisation conjointement avec AIDA, l’Association de la diaspora algérienne à l’étranger, d’une rencontre aussi importante. C’est une occasion inespérée de solliciter la contribution de la diapora algérienne à l’étranger au développement du pays”, a-t-il ajouté.

“L’Algérie se shoote au pétrole”
Si la matinée a été consacrée à trois ateliers de formation : réussir son projet en Algérie : le mode d’emploi ; le financement de projets et le contrôle des changes ; l’accès au foncier, le début de la séance de l’après-midi aura planté le décor. Au plan macroéconomique, les clignotants sont au vert en Algérie. C’est ce qui ressort de la première partie de la communication de Jean-Marie Pinel, intitulée “Panorama de l’économie algérienne et potentiel de croissance”. Au chapitre microéconomie, les résultats sont moins positifs. Pour le président de la Chambre algéro-française de commerce et d’industrie, l’économie algérienne est une économie de demande et non d’offres : 70 à 75% des produits sont importés, des exportations hors hydrocarbures faibles (2 à 3% des exportations globales). “Il y a donc beaucoup d’opportunités à fabriquer sur place les biens importés.” Peu de progrès sont enregistrés, du reste, dans la diversification de l’économie. L’orateur conclut que l’Algérie a basé son développement sur le secteur pétrolier : 65% des recettes fiscales, 98% des recettes en devises.

Un défi : 6 à 8 millions d’emplois à créer pour les jeunes d’ici 15 à 20 ans

“L’Algérie se shoote au pétrole, l’Europe aux emprunts”, a-t-il commenté. Mais ce qui inquiète le plus dans son exposé, ce sont les perspectives en matière d’emplois. Si on suit la pyramide des âges de 2010, ce sont 6 à 8 millions d’emplois qu’il faudra créer pour les jeunes d’ici 15 à 20 ans. Il y aura à cette échéance une population beaucoup plus importante de jeunes sur le marché du travail.
Dans sa communication intitulée “La grande entreprise, facteur d’émergence des écosystèmes”, Cherif Belmihoub, directeur de l’Institut supérieur de management d’Alger, se demande où sont les entreprises capables de faire de la croissance au regard du récent recensement de l’ONS qui montre que 96% des entreprises algériennes sont de très petites entreprises (TPE). Au cours de l’après-midi, les directeurs généraux de Société Générale Algérie, de Lafarge Algérie, de Danone Algérie et d’Axa Algérie se sont succédés à la tribune pour témoigner de la réussite de leur entreprise en Algérie. “S’il y a, certes, beaucoup de difficultés, il faut être patient, persévérer”, telle est la leçon à retenir de ces success stories en Algérie.


K. R.