Économie / Investissement

BCR

Un label bien établi

Le sigle BCR est aujourd'hui en passe de devenir une véritable griffe grâce à une stratégie basée sur l'amélioration de la qualité. © D. R.

Issue de la restructuration de la Société nationale de constructions mécaniques (Sonacome), en 1983, BCR n'a pas tardé à se distinguer par la qualité supérieure de ses produits avant de subir les premiers assauts dévastateurs de la crise économique et la vague de fond provoquée par la vertigineuse dévaluation du dinar.

Le groupe a, néanmoins, su faire face aux retombées de cette  période. Activant dans un large  créneau qui va de la boulonnerie à la robinetterie en passant par la coutellerie, le groupe BCR s'est fait connaître particulièrement par la pureté et la finesse de la vaisselle de luxe qu'elle produit. Le sigle BCR est aujourd'hui en passe de devenir une véritable griffe grâce à une stratégie basée sur l'amélioration de la qualité. Concernant la production, le groupe dispose de trois filiales.
La filiale Orfee, constituée sur le site industriel de Bordj-Menaïel, elle fabrique et commercialise les articles de coutellerie, platerie, poterie et terrines dans les qualités ménage, orfèvre et argent, ainsi que les éviers en acier inoxydable. La filiale Orsim, établie sur le site industriel de Oued R’hiou, fabrique et commercialise la boulonnerie-visserie (boulons, écrous, rondelles, tiges filetées, produits ferroviaires,...).
La filiale Saniak, installée sur le site industriel de Aïn El-Kebira, fabrique et commercialise quant à elle des produits de robinetterie domestique, mélangeurs, mitigeurs, produits bâtiment (puisage, vannes d'arrêt, gaz). En plus de ces sites de production, BCR s’est doté d’une filiale commerciale.
Vedia, société de vente d’équipements domestiques et industriels d’Algérie est la dernière entité créée par BCR dans le cadre du processus de restructuration initié. Elle exerce une activité de négoce et de service pour les gammes fabriquées par les sociétés du groupe BCR et autres articles complémentaires destinés à l’équipement des logements, de l’hôtellerie, de la restauration, des ménages ainsi qu’aux industries consommatrices de produits d’assemblage et de fixation. Le groupe dispose également de boutiques et d'agents agréés sur tout le territoire national. Il faut dire que le groupe possède une notoriété bien établie.
Le groupe dispose de  conventions avec des institutions publiques, les universités. Tout cela constitue un marché conséquent pour le groupe. Mais elle souffre du phénomène de la contrefaçon qui prend des proportions alarmantes.
En effet,  le groupe BCR a perdu en dix ans jusqu’à 30% de ses parts de marché en raison de la contrefaçon.  Les produits contrefaits de la société sont distribués dans des volumes importants sur le marché algérien.
Le groupe perd depuis 1994, de 20 à 30% de sa part de marché. Malgré cela, BCR refuse d’abdiquer. Mieux encore, le groupe se positionne en première ligne de la lutte contre la contrefaçon. En 1998, BCR a initié un projet d'élaboration de normes en collaboration avec l'Institut algérien de normalisation, qui a abouti, le 16 mai 2000, à l'obligation légale du respect des normes nationales de robinetterie et boulonnerie. BCR a pris l'initiative de mettre à la disposition des structures compétentes du ministère du Commerce un laboratoire équipé de tous les moyens d'investigation nécessaires.   


S. S.