Pour contacter la Rédaction Web de "Liberté" écrivez à cette adresse : redactionweb@liberte-algerie.comPour contacter la rédaction nationale (version papier)de "Liberté" écrivez à cette adresse : info@liberte-algerie.comSuivez-nous sur Twitter : @JournalLiberteDZ Suivez-nous sur Facebook:www.facebook.com/JournalLiberteOfficielChaque édition de la version papier (articles et PDF) est mise en ligne sur le site à 10h (GMT+1) et cela depuis le 05 octobre 2011
La nouvelle de Adila Katia Dimanche, 24 Juin 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Je t’attendais 32eme partie

Par : Adila KATIA

RÉSUMÉ : Yamina, à bout, se confie à la vieille tante. Sachant qu’elle est amnésique, elle ne se fait pas de souci. Aussi, elle est surprise quand Zoubida lui remet les clefs qu’a oubliées Hadda. Hélas, cette dernière la rattrape avant qu’elle n’ait pu ouvrir…

Est-ce que tu as compris ? Si tu tentes encore de partir, tu le regretteras ! Dis-moi si tu m’as comprise ? l’interroge Hadda, collant l’oreille derrière la porte pour mieux l’entendre. Dis-moi le !
C’est le silence dans la chambre où est enfermée Yamina. Hadda l’a privée de nourriture. Elle  y est depuis plusieurs jours. Hadda commence à s’impatienter. Son entêtement semble l’avoir endurcie. C’est pourquoi elle tarde à lui ouvrir.
Elle veut une réponse avant de lui ouvrir. La réponse tant attendue et voulue n’est pas sortie de la bouche de Yamina.
Tu t’es engagée à me servir de jour comme de nuit… pourquoi vouloir partir puisque tu ne trouveras rien ailleurs ?
Qu’est-ce que tu fais là ? elle ne veut toujours pas ouvrir, demande Zoubida en arrivant derrière elle. Ce qu’elle peut avoir mauvais caractère ! Laisse-la bouder ! Son ventre finira par lui faire entendre raison !
C’est de ta faute, lui reproche-t-elle en la prenant par le bras pour l’emmener dans sa chambre.
Mais je n’ai rien fait, se défend la vieille tante.
Tu as pris mes clefs pour l’aider à partir !
Zoubida nie évidemment être pour quelque chose dans ce qui est arrivé. Elle n’a plus aucun souvenir de l’incident de cette fameuse nuit.
Heureusement que je t’ai entendue l’appeler !
Sans cela elle ne se serait pas doutée de ce qui se tramait à quelques mètres d’elle. Elle aurait certainement mis Zoubida dans une maison de retraite si elle n’avait pas été  sa tante. Elle ne peut pas se séparer d’elle. Le lien de sang est plus fort que la colère. Elle ignore cependant que la vieille tante a parfois un retour de mémoire et qu’elle a mauvaise conscience en ces instants-là. C’est rare mais cela lui arrive.
Hadda ne s’en est pas rendue compte même si elle s’occupe d’elle depuis que Yamina est “punie” pour sa tentative de fuite. Elle est prête à attendre encore longtemps, aussi longtemps que nécessaire pour qu’elle se calme et rende les armes. Elle doit accepter le fait d’être sous son autorité. Ouvrez-moi ! Je n’en peux plus… Hadda aide sa tante à se mettre au lit puis retourne devant la porte de la chambre de Yamina. Elle lui repose la question.
Tu as compris la leçon ? Est-ce que tu recommenceras ?
Non, non, je ne recommencerai plus… Hadda est soulagée. Quand elle ouvre la porte, elle découvre une autre Yamina. Elle est d’une pâleur mortelle et n’a plus que la peau sur les os. Affaiblie, elle ne parvient presque pas à se lever de son lit. Hadda l’aide à se redresser et lui glisse deux coussins derrière le dos. Yamina a un malaise. Elle a le souffle court.
Il faut que je voie un médecin, murmure-t-elle. Dès que tu auras un peu mangé, tu te sentiras mieux…
Hadda va lui chercher du lait et un bout de pain. Yamina se jette dessus. Elle boit et mange vite au risque de s’étouffer.
Hadda la regarde, rassurée.
Dans le fond, elle est persuadée que l’envie de partir lui est définitivement passée… et elle se trompe …


(À suivre)
A. K.

Vos réactions et vos  témoignages sont les bienvenus : adilaliberte@yahoo.fr

 
DIlem
DILEM DU 22 OCTOBRE  2014
Galerie Agrandir
CONTRECHAMP
video

LIBERTE MOBILE
Bannière
Voir toute La rubrique

Dernières infos