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La nouvelle de Adila Katia Mardi, 03 Juillet 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Je t’attendais 38e partie

Par : Adila KATIA

RÉSUMÉ : Un soir où elle est chargée de fermer le salon, Massi est venu l’attendre. Il ne comprend pas pourquoi elle veut rompre. Elle n’ose pas lui raconter sa fugue et ses échecs. Il croit qu’elle a un autre ami. Aveuglé par la jalousie, il se met à la gifler au point de l’assommer. Il lui donne un dernier coup et part. Maintenant, c’est fini entre eux…

- Ya Kader ! Regarde…
Ramdhan a posé la main sur le bras de son ami et collègue pour lui montrer une forme humaine, appuyée au coin de l’entrée d’un bâtiment. L’entrée est faiblement éclairée.
- C’est sûrement un SDF !
- Une, tu veux dire…
Ramdhan s’est approché et lorsqu’il l’entend gémir, il fait un signe à son ami.
- Ce n’est pas une SDF… La malheureuse est mal en point, lui dit-il en allant à elle. Vite, appelle les secours et la police !
- J’appelle qui ? les secours ou la police ? demande Kader.
- Les deux… Je pense qu’elle a été agressée…
- Elle est morte ou vivante ? demande Kader, n’osant pas approcher.
- J’oubliais tes peurs… Comme si un mort pouvait te faire du mal… Allez, appelle !
Ramdhan s’accroupit et prend sa main. Il sent le pouls très lent.
- N’ayez pas peur, lui dit-il lorsqu’elle gémit. Je suis là pour vous sauver…
Kader a sorti son portable et appelle les secours. Il ne connaît pas le nom de la rue mais leur donne un repère. Il y a une station de bus non loin de l’endroit. Il leur donne le numéro.
Ramdhan repousse doucement les cheveux qui lui tombent sur le visage. La partie gauche est tuméfiée. Du sang s’est coagulé au coin de son œil et de sa bouche.  
- Quelle horreur ! s’écrie Kader en jetant son sac. Qui l’a amochée ?
- Un voyou ou un mari jaloux, peut-être… Doucement, dit-il. Ne bougez pas… On a appelé les secours… Avez-vous mal à la tête ? Pressez ma main, pour dire oui… Avez-vous mal à la tête ?
Yamina presse sa main, très fort, tout en gémissant. Elle a mal, terriblement mal. Elle ne peut pas utiliser sa bouche. Celle-ci est ouverte,  
- Au dos ?  
Comme elle ne presse pas la main, elle poursuit.
- Vos jambes ? vos bras ?
Là, elle presse doucement le bras de l’inconnu rentrant de son travail. Des larmes coulent de son œil enflé. Elle est là depuis quand, se demande-t-elle. Ses gémissements perturbent les deux hommes. Ils sont touchés par sa douleur.
- Le salaud qui lui a fait ça mérite d’aller en prison !
- Regarde, ils arrivent…
Kader se met au milieu de la route et fait des signes à l’ambulance dont il ne voit que les lumières du gyrophare. Le chauffeur l’a aperçu. Kader soupire de soulagement. Le médecin urgentiste descend et va vers eux. À la lueur des phares de l’ambulance, l’état de la jeune femme semble plus grave.
- Bonsoir… C’est vous qui avez appelé ? L’avez-vous touchée ou bougée ?
- Non, dit Ramdhan. J’avais peur de lui faire mal… Elle a mal, la pauvre !
Le médecin s’est accroupi près de Yamina et  se met à l’examiner. Il voit bien l’œdème qui déforme une partie de son visage.
- N’essayez pas de parler… je vais vous injecter un calmant, lui dit-il alors que le reste de l’équipe sortait un brancard où elle allait être transportée. On va s’occuper de vous à l’hôpital !
Yamina gémit. Toute tentative du moindre mouvement de la bouche provoque une douleur insupportable.
- N’essayez pas de parler… Le calmant va vite faire son effet. Vous avez de la chance qu’ils soient passés par ici !
La police arrive alors qu’elle est à l’intérieur de l’ambulance. Le médecin leur décrit la gravité de ses blessures.
- On doit y aller… Vous trouverez mon rapport à la réception !
L’ambulance démarre aussitôt le médecin monté à l’arrière. Les policiers se tournent vers Kader et Ramdhan pour en savoir plus. Ramdhan leur raconte tout, brièvement.
- Il n’y a pas grand-chose à dire… On rentrait du boulot quand je l’ai aperçue. J’ai tout de suite vu qu’elle avait été tabassée. J’ai demandé à Kader d’appeler les secours !
Le policier prend note de leurs numéros de portables et les adresses du lieu où ils habitent et où ils travaillent. Les deux hommes étant en situation régulière et aucune activité louche, rentrent chez eux tranquilles. Ramdhan est soucieux. Il pense à la jeune femme. Il entend encore ses gémissements de douleur. Il se met au lit, avec la ferme intention d’aller la voir à l’hôpital afin d’avoir de ses nouvelles. Il espère qu’ils pourront vite la soulager de ses douleurs…


(À suivre)
A. K.

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