Pour contacter la Rédaction Web de "Liberté" écrivez à cette adresse : redactionweb@liberte-algerie.comPour contacter la rédaction nationale (version papier)de "Liberté" écrivez à cette adresse : info@liberte-algerie.comSuivez-nous sur Twitter : @JournalLiberteDZ Suivez-nous sur Facebook:www.facebook.com/JournalLiberteOfficielChaque édition de la version papier (articles et PDF) est mise en ligne sur le site à 10h (GMT+1) et cela depuis le 05 octobre 2011
La nouvelle de Adila Katia Dimanche, 05 Août 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Je t’attendais 61e partie

Par : Adila KATIA

RÉSUMÉ : Nora presse sa sœur de lui raconter les années passées. Mais Yamina ne veut plus se rappeler ses mauvais souvenirs. Elle lui promet de le faire une autre fois. Plus tard, en discutant avec Massi de ses regrets, il la rassure. Sa mère lui avait pardonné ses erreurs et le mal fait. Même si elle ne peut plus parler, le message dans son regard était plus éloquent que des mots…

- Tu as certainement raison… Je vais retourner auprès d’elle, décide-t-elle. Je tiens à  veiller sur elle…
Massi comprend.
- Vas y ! Bonne nuit…
Yamina retourne auprès de sa mère. Elle trouve Nora en train de l’attendre. Même si elle n’est pas fatiguée, elle prétexte l’être pour ne pas avoir à répondre aux questions de sa sœur.
- Si tu es fatiguée, je dormirais avec elle. Je voudrais la surveiller cette nuit…
- Tu sais, elle a un sommeil paisible. Tu n’as pas à dormir ici ! dit Nora. Je vais m’en occuper. Va auprès de ton mari !
Yamina ne veut rien entendre. Elle dormira dans la même pièce que leur mère.
- Mais je suis là ! dit Nora. Je la surveillerais…
- On la surveillera ensemble, réplique Yamina.
Elle installe le matelas au pied du lit de leur mère. Nora a apporté des draps, des coussins et des couvertures.
Une demi-heure après, elles étaient couchées. Même si elle ne parvient pas à trouver le sommeil, tout de suite, Yamina feint de l’être pour ne pas discuter avec sa sœur. Elle ne veut rien lui raconter de plus.
Nora, qui est épuisée, s’est endormie. Yamina, qui attendait cet instant, quitte sa couche et va se glisser dans le lit de sa mère. Elle glisse un bras, sous son cou puis l’attire contre son épaule. Elle la garde dans ses bras comme le ferait une mère avec son enfant. Sa mère toute frêle a la taille d’un enfant. Elle est aussi fragile qu’un enfant. Yamina, le cœur battant très fort, prie pour que Dieu lui prête longue vie. Elles ont tant de choses à rattraper.
Elle la garde ainsi pendant toute la nuit. Sa mère s’est accrochée à son cou, semblant à l’aise. Et ce, jusqu’au matin…
Yamina avait fini par s’assoupir. Au petit matin, une légère toux secoue sa mère et la réveille. Yamina tend le bras et allume la lampe de chevet.
- Nora ! Nora !
Celle-ci qui dormait à poings fermés, se redresse d’un coup. Elle voie la couche vide de sa sœur et quitte son matelas.
- Qu’y a-t-il ? demande-t-elle.
Quand elle l’aperçoit dans le lit, elle manque de s’emporter contre sa sœur.
- Mais qu’est ce qui t’a pris de dormir avec elle ?
- J’en mourris d’envie. Mais pourquoi tousse-t-elle ?
- Redresse toi… Aide moi à l’asseoir !
Yamina se redresse et la tient assise, contre elle. Nora apporte un verre d’eau. Elle l’aide à en boire un peu. La quinte de toux finit par passer.
- Hamdoullah, dit Yamina qui a eu chaud. J’ai eu peur… sa toux était si brusque... est-ce que c’est la première fois ? demande-t-elle à sa sœur tout en descendant du lit, lentement, prenant soin de poser doucement sa mère, sur les coussins que Nora avait glissés derrière.
- C’est déjà arrivé, la rassure Nora. Je vais lui placer le masque à oxygène… Branche l’appareil, s’il te plait !
Yamina s’exécute. Leur mère lui semble bien calme. Elle respire tranquillement. Rassurée, Yamina s’en va faire sa toilette puis entre dans la chambre où dort son mari, pour se changer. Massi dort encore. Elle fait le moins de bruit possible et sort de la chambre aussi silencieusement qu’elle était entrée.
Dans la cuisine, elle tombe sur Hakima en train de préparer le petit déjeuner. Elle sourit en la voyant.
- Svah el-kheir, lui dit-elle. Vous avez passé une bonne nuit ?
- Oui merci.
- Café ou lait ?
- Je prendrais du café, dit Yamina. Mais laisse, je vais me servir ! Tu n’es pas une bonne ! Tu fais partie de la famille… Nora m’a beaucoup parlé de toi, en bien. Je te remercie pour tout ce que tu as fait pour ma mère !
- Je ne fais que mon devoir, répond Hakima. Et je me suis très attachée à elle…
Elle lâche les tasses qu’elle a en main lorsque Nora crie. Un cri qui donne la chair de poule et qui dresse les cheveux de la tête. Fathma est morte…


(À suivre)
A. K.

Vos réactions et vos  témoignages sont les bienvenus :  adilaliberte@yahoo.fr

 

Commentaires 

 
#3 ghalbouramdane 06-08-2012 04:38
Bonjour, vous avez une très belle écriture, on s'évade totalement en vous lisant. Merci Adila
 
 
#2 majda 05-08-2012 18:21
Citation en provenance du commentaire précédent de saney:
trés triste, quelle douleur, pour yamina, qui a passer des années loin de sa mére, et qui rentre au bled, pour voir sa mére mourir, c'est dur trés dur, je vie moi aussi et comme des milliers d'imigrée, le méme probléme, nous vivons loin de nos parents, malgrés moi j'ai eu des larmes qui ont coulés sur mon visage.

Comment ne pas etre touché par sa douleur. cette histoire est bouleversante, si vrai que moi même j'en ai des larmes. j'ai perdu ma mère il y a longtemps et en lisant cette histoire, la douleur est revenue. que dieu garde vos parents, prenez en soin
 
 
#1 saney 05-08-2012 11:48
trés triste, quelle douleur, pour yamina, qui a passer des années loin de sa mére, et qui rentre au bled, pour voir sa mére mourir, c'est dur trés dur, je vie moi aussi et comme des milliers d'imigrée, le méme probléme, nous vivons loin de nos parents, malgrés moi j'ai eu des larmes qui ont coulés sur mon visage.
 
DIlem
DILEM DU 21 OCTOBRE 2014
Galerie Agrandir
CONTRECHAMP
video

LIBERTE MOBILE
Bannière
Voir toute La rubrique

Dernières infos