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La nouvelle de Yasmina Hanane Mercredi, 26 Février 2014 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Les oranges amères 53e partie

Par : Yasmine HANANE

Résumé : Hassen est affligé. Son fils lui manquait. Sa mère promet de le lui ramener. Il repense à son mariage et à cette femme qui était son épouse… Il avait commis la plus grosse erreur de sa vie. Sa mère le rassure… Il quittera l’hôpital et rencontrera sûrement la femme qui saura l’aimer… Il repense à Camélia. Elle était douce et intelligente et il l’aimait tant…

L’image de Camélia traverse alors son esprit, et il ne put s’empêcher de prononcer son nom :
- Camélia…
- Camélia… ? Qui est Camélia mon fils… ?
- Un ange maman…
- Je ne te suis pas.
Il ébauche un sourire :
- Ah maman ! Je ne sais pas si je devrais te raconter…
- Me raconter quoi… ?
- Ma rencontre avec cet ange…
Sa mère passe la main sur son front :
- Tu dois délirer mon fils…
- Si c’est le cas, que le délire persiste.
Il sourit :
- Non, maman je ne délire pas… Je vais tout te raconter… Ecoute-moi bien : un jour alors que j’étais au cabinet, une belle jeune femme était venue pour une consultation… Si tu la voyais maman… Elle est si belle, si gracieuse, si cultivée… Mon cœur a chaviré au premier coup d’œil…
Alors que Hassen racontait à sa mère sa première rencontre avec Camélia, cette dernière était dans sa chambre d’hôtel en train de faire de grands pas.
Omar l’avait ramenée de l’hôpital et lui avait demandé de prendre quelques heures de repos. Il devait repasser plus tard afin de discuter avec elle, et préparer leur retour au pays.
Elle porte une main à son ventre et se dit qu’une vie venait de prendre racine dans ses entrailles. Le bonheur de devenir maman la submerge, mais dans des conditions telles que les siennes, cela rendait cet heureux événement une calamité.
Elle repense à Hassen… Elle pourrait l’appeler… Oui… Elle devrait l’appeler et lui apprendre la nouvelle… Lui dire qu’elle était enceinte de lui et que, pour garder cet enfant, elle accepterait de devenir sa femme… Tant pis… Elle ne voulait pas en arriver là, mais le destin avait tranché.
Elle avait pensé à l’avortement et avait longuement discuté avec le médecin de l’hôpital. Ce dernier lui avait certifié qu’il n’aimait pas trop cette extrême solution… Elle était libre de choisir certes, mais il lui faudra réfléchir profondément à la question.
On donne deux coups à la porte de sa chambre et elle comprit que Omar venait de revenir. Elle court lui ouvrir et il entre en secouant ses vêtements. La neige tombait drue et le temps était grisâtre. Youcef n’était pas sorti de la journée. Elle ne l’avait pas sollicité et il n’avait pas jugé opportun de la déranger... D’ailleurs, il ne savait pas encore ce qui c’était passé la veille et elle n’avait aucunement l’intention de le mettre au courant.
- Il fait un froid de canard, lance Omar.
- Oui… L’hiver à Paris n’est pas toujours gai… Tu as réservé pour le retour ?
- Oui… Nous rentrons dans deux jours… Qu’as-tu décidé ?
- Je rentre bien sûr… Je rentre au bled…
- Dois-je comprendre que tu refuses de te faire avorter… ?
Elle baisse la tête et balbutie :
- Omar… Cet enfant dans mon ventre est le mien… Je… n’ai pas le droit de lui ôter la vie… Je n’en aurais pas le courage… Si j’avorte aujourd’hui, je me sentirai coupable d’infanticide pour le reste de mes jours… Dieu m’a donné cet enfant… Il y a des milliers de femmes à travers le monde qui donneraient leur vie pour avoir un bébé…
Elle se tut et deux longues larmes mouillèrent ses joues. Omar garde le silence un moment. Il s’approche de la cheminée et se met à réchauffer ses mains, avant de se laisser tomber dans un fauteuil.
Il se tourne vers sa cousine et lui fait signe de venir s’asseoir en face de lui. Camélia s’exécute. Alors il la regarde dans les yeux, avant de lui dire :
- Je ne sais pas ce que tu veux au juste, mais j’espère que tu sauras prendre la bonne décision… Tu connais notre société Camélia…
- Oui… Je crois que je ferais mieux de mettre Hassen au courant… C’est lui le père de l’enfant…
- Crois-tu qu’il va le reconnaître ?
- Je l’espère… Il voulait bien m’épouser... Je ne pense pas qu’il soit un homme sans scrupules.


(À suivre)
Y. H. 

 
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