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La nouvelle de Yasmina Hanane Samedi, 07 Juillet 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Louisa 66e partie

Par : Yasmine HANANE

RÉSUMÉ :  Soupçonnée de travailler avec les fellagas, Louisa est arrêtée. Au quartier général où elle est emmenée, elle est soumise à un interrogatoire. Un jeune commandant lui avoue qu’il ne voulait pas s’attaquer au village parce que ce dernier lui rappelait la Normandie. Mais il revint vers Louisa pour la questionner sur ses activités.

Il soupire :
- Crois-moi… J’en ai marre de cette guerre… J’espère pouvoir rentrer bientôt en France pour m’occuper de ma vieille mère…
Je sentais qu’il était sincère :
- Elle doit pleurer tous les jours que Dieu fait, et prier pour te revoir sain et sauf. - Tu peux le dire. Je reçois tous les jours ses lettres. Elle me supplie de quitter l’armée et de rentrer au bercail. Hélas… j’ai choisi l’armée !
Il avait oublié jusqu'à me questionner ou à faire la forte tête avec moi. Il revint cependant à la charge et repris d’une voix calme mais très ferme :
- Alors Louisa… dis-moi où se cachent tes frères, et cesse de me faire marcher… On m’a dit que tu étais la voyante la plus populaire du village… donc tu dois recevoir du monde tous les jours, ce qui veut dire que tu peux avoir toutes les informations qui circulent en ce moment au sujet de ces fellagas. Où sont-ils  ? Où se cachent-ils ? Que préparent-ils ? Si tu me réponds, tu seras libre de rentrer chez-toi. Dans le cas contraire, je ne pourrais garantir ta sécurité.
Il allume sa cigarette et me rejette sa fumée au visage.
- Aller Louisa… fais appel donc à ta voyance (Il rit) Je suis certain que tu te payes la tête des autres, mais ne joue pas à ce jeu avec moi.
Voyance !
Le mot résonne en moi. Mais oui je pourrais encore faire appel à ma voyance… ! Pourquoi pas… ? Ce soldat n’est autre qu’une victime parmi des milliers comme lui… Il est condamné à militer, à tuer, à défendre… Il a prêté serment.
Je pris mon courage à deux mains pour demander :
- Tu t’appelles comment ?
- Pardon… ?
- Tu connais mon prénom, mais moi je ne connais pas le tien…
- Ah ! Eh bien je pourrais te répondre que je suis lié par le secret professionnel… Mais enfin pourquoi te cacher mon nom ? Je m’appelle Eric …
Je reprends mon souffle :
- Eric… Tu veux me donner ta main ?
Il me regarde intrigué :
- Ma main… ? Pourquoi… ?
- Donne ta main… Ou prend la mienne… J’aimerais connaître ton avenir.
Il écrase sa cigarette et hoche la tête :
- Je me disais bien que tu te payais ma tête. Louisa, tu penses que je crois à ces sornettes.
- Non Eric tu ne crois à rien… Enfin pas encore… Mais fais-en l’expérience… Tente l’aventure et tu verras que Louisa ne racontes pas des bobards.
Il sourit :
- Où est donc ta boule de cristal ?
- Je n’utilise ni boule de cristal ni amulettes, ni autres fétiches… J’utilise mes mains… Le contact me permet de détecter des ondes…Enfin, je ne peux pas t’expliquer… mais je t’assure que le jeu en vaut la chandelle.     
- Très bien…
Mais pour me convaincre j’aimerais que tu fouines d’abord dans mon passé…
Si tu réussis, je pense que je finirais par croire à tout ce que tu me prédiras.
- Alors n’hésite plus, donne ta main.
Il hésite encore quelques secondes puis me tendit sa main. Je le sentais tout de suite instable et perturbé. Je ne m’étais pas trompé… Cet homme n’avait pas connu la quiétude depuis des années. Et comment ?
Je fais un effort sur moi-même pour remonter le temps… Je vis un jeune garçon blond au sourire radieux qui remontait un sentier.
Il était accompagné d’un homme brun portant un treillis et tous les deux se dirigeaient vers un chalet en haut de la montagne.
Une jeune femme blonde les suivait de loin. Elle donnait la main à une petite fille. Un chien…
Un chien courait autour d’eux… Un grand chien noir. Peut-être un berger. Je sentais que je vacillais… L’effort m’a coûté beaucoup d’énergie, et je transpirais par tous mes pores.
Je regarde Eric dans les yeux :
- Ton père aussi était dans l’armée ?
- Oui… Comment… ?
- Tu as une petite sœur… Vous étiez en vacances dans la campagne, et vous vous rendiez dans un chalet, puis il y a eu un accident…


(À suivre)
Y. H.

 
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