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L’Algérie profonde / Actualités

L’Algérie profonde

La plupart des projets inscrits n’ont pas été lancés

Sur la quarantaine de projets d’investissement, prévus dans la zone d’activité d’Oued Ghir, une poignée seulement a été lancée. La raison ? La ZAC, située dans le village d’Ibourassen à quelque 6 km de Béjaïa, n’est pas du tout pratique et donc opérationnelle, au grand dam des investisseurs rencontrés sur place.
Les pouvoirs publics, qui se sont manifestés auparavant afin d’exiger des promoteurs la construction de leurs locaux, ont, depuis, brillé par leur absence. “Nous nous sommes exécutés, a reconnu Hamid Tighidet, l’un des investisseurs rencontrés sur place, on pensait naïvement qu’ils allaient poursuivre le travail : réaliser enfin les travaux de viabilisation, installer les réseaux d’électricité, d’eau et d’assainissement, etc.” Malheureusement, trois années ont passé. Rien n’a été fait.
Les égouts sont toujours déversés à ciel ouvert, a-t-on constaté lors de notre passage. Les travaux de viabilisation n’ont pas été effectués, il n’y a ni eau ni électricité. Pas la moindre commodité à même de rendre cette ZAC dynamique d’autant que la route est souvent impraticable, plus particulièrement en hiver. Mais ce qui dérange davantage les investisseurs ayant jeté leur dévolu sur la zone d’activité d’Ibourassen, c’est l’absence d’interlocuteur. Ils se retrouvent, a-t-on regretté, ballottés d’un service à un autre, d’une administration à une autre. “On ne comprend pas. Ce n’est tout de même pas rien : une quarantaine de projets avec en prime des centaines d’emplois directs et indirects, une fiscalité pour une commune”, a dénoncé Hamid Tighidet. Pourtant, des requêtes, il y en a eu : “On a frappé à toutes les portes. Le wali est venu ici au moins trois fois. Il a promis de faire quelque chose. Idem le chef de daïra de Béjaïa, qui faisait partie de la délégation. Le président de l’APW a été saisi de son côté. Il a promis de faire quelque chose d’autant qu’il est question de création d’emplois et de richesses. J’ai du mal à comprendre pourquoi on ne bouge pas le petit doigt”, a poursuivi M. Tighidet. Mais ces responsables sont contraints de sortir de leur bureau lorsque notamment les riverains, qui habitent sur les hauteurs, occupent la rue. Car il faut savoir que pour rejoindre leurs habitations, situées sur les hauteurs d’Ibourassen, ils sont obligés d’emprunter le chemin de la ZAC pour rentrer chez eux. Et comme la route est souvent impraticable, les mouvements sociaux sont récurrents. L’action privilégiée : la fermeture de la RN26. Ce qui oblige les milliers d’automobilistes à faire des détours de plusieurs kilomètres pour rejoindre la RN26 ou encore la RN12, laquelle relie Béjaïa à Tizi Ouzou. Les promesses fusent pour calmer la protesta.

M. O