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L’Algérie profonde / Actualités

L’Algérie profonde

La zone d’extension touristique de Ras El-Hamra convoitée

La maffia du foncier s’évertue à accaparer les poches encore disponibles au site  de Ras El-Hamra.

Le site paradisiaque de Ras El-Hamra, destination prisée des familles de Annaba et aussi des touristes, demeure désormais l’une des zones les plus convoitées par la maffia locale du foncier, qui a tout fait pour l’accaparer. Mais cette appropriation aussi alarmante que systématique n'est pas fortuite.
Elle a été favorisée par l’anarchie ambiante, la corruption et la déliquescence des institutions de l’Etat, voire l’implication de certains cercles proches des pouvoirs publics.
Et comme tout le monde le sait à Annaba, les parrains du foncier, qui défient au grand jour les lois de la République, imposent un fait accompli qui ne dit pas son nom, en réussissant à remporter chacune des tentatives de mise en conformité que “simulent” les autorités pour sauver la mise. Ainsi, après le massacre dont a fait l’objet dans un passé récent le couvert végétal de cette région, autrefois très boisée, on passe aujourd’hui la vitesse supérieure concernant surtout la sécurité publique qui est mise en jeu. Mais celle-ci ne semble pas être malheureusement une priorité pour les autorités locales.
C’est l’amer constat relevé par les citoyens annabis, qui voient leur ville victime de népotisme, de favoritisme et trop souvent d’injustice. Même la corniche, qui représente la fierté de la Coquette, n’a pas été épargnée par ces pratiques douteuses dont les auteurs ont un vorace appétit foncier. Bien que figurant dans la zone d’extension touristique, l’exploitation d’un espace jouxtant le club hippique pour commercialiser des glaces et autres fast-foods est l’un des cas des plus édifiants. Le comble, c’est que ce bosquet est traversé par des lignes électriques à haute tension, dont les poteaux tissent une toile au-dessus des consommateurs, inconscients des risques qu’ils encourent en cas de rupture de câble.
Rappelons que, selon la réglementation en vigueur, il est strictement interdit d’exploiter tout espace utilisé pour le passage des poteaux de moyenne ou haute tensions. Pis encore, le propriétaire a eu l’accord d’implanter son commerce dans ce lieu sur simple dépôt d’un prétendu dossier “d’investissement” auprès du Calpiref, et qui aurait été âprement défendu par la commission. On est en droit de se demander pourquoi a-t-on permis l’exploitation de ce lieu malgré le danger que représente son environnement immédiat ? Aucune réponse officielle n’a pu être donnée. Ce qui a donné lieu à une multitude de déductions allant de l’évocation de l’influence du propriétaire, qui a pignon sur rue à Annaba, jusqu’à l’implication de la commission du Calpiref. Même la direction régionale de Sonelgaz n’a pas été épargnée. Une enquête est plus que souhaitable, estiment les citoyens qui dénoncent ce mauvais sort qui semble affecter leur ville. Il se murmure aussi que, sur les rives du Seybouse, des parcelles de terrain appartenant au club hippique, donc propriété de l’APC, ont été cédées de manière peu orthodoxe au profit de particuliers influents.

 

B. B