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L’Algérie profonde / Actualités

L’Algérie profonde

Mostaganem abrite les festivités officielles


Rehaussé par la présence du ministre des Moudjahidine, un riche programme s’étalant sur deux jours a été mis en œuvre pour la circonstance. Au titre du premier jour, Mohamed Cherif Abbès a entamé son séjour dans la wilaya par l’inauguration du colloque national consacré à l’étude et l’appréhension de “la guerre psychologique durant la révolution algérienne”, tenu mardi et mercredi passés à l’université.
Un colloque au cours duquel des chercheurs en histoire et en d’autres disciplines en relation, provenant de différentes universités algériennes, ont tenté de lever le voile, à travers leur communication, sur les méthodes et les stratégies mises en œuvre, parallèlement à la répression, par les appareils politico-militaires français pour contrecarrer la détermination des révolutionnaires algériens. Y ont été appréhendées les différentes formes de la guerre psychologique, de la subversion, de la propagande et de l’intox, la finalité ayant toujours été d’isoler les populations des combattants pour la libération de leur pays, de favoriser les divergences et créer la diversion au sein des troupes de maquisards, ou de gagner la sympathie des masses populaires par la mise en place des fameuses SAS (Sections administratives et sociales).
En marge du colloque, le ministre des Moudjahidine a fait don d’un lot de 500 titres, traitant de l’histoire de l’Algérie, édités à l’initiative du ministère dans le cadre de la commémoration du 50e anniversaire de l’indépendance, au profit de la bibliothèque centrale de l’université hôte. Le représentant du gouvernement et l’importante délégation qui l’accompagnait se sont, ensuite, rendus au centre de repos des anciens moudjahidine sis à Ouréah plage. Il y a inauguré le pavillon médical avant de décerner des cadeaux symboliques à des veuves de chouhada. Hier, le ministre s’est rendu sur les hauteurs du Dahra, au haut-lieu historique des monts de Nekmaria, où, un siècle et 68 ans auparavant, plus d’un millier d’Algériens innocents ont péri dans la grotte d’Ouled Ryeh, piétinés par leurs bêtes enfermées avec, et asphyxiés par la fumée des feux allumés aux bouches de toutes les issues, par les soldats français commandés par le sinistre Pélissier. Ces martyrs venaient de payer de leur vie le lourd tribut de la résistance.
Le site ayant été aménagé en vue de l’accès plus facile aux visiteurs, l’hôte de marque de la wilaya y a inauguré une stèle commémorative de la vile œuvre des forces coloniales.


M. O. T.