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L’Algérie profonde / Actualités

L’Algérie profonde

Plus de 100 000 personnes à la fête des Ouled Sidi Cheikh

De la fantasia jusqu'aux chants bédouins, en passant par des centaines de stands commerciaux, rien n'a été laissé au hasard, au point où même les services de sécurité n'ont trouvé aucune difficulté à faire leur travail.

C'est sous un soleil de plomb que quelque 100 000 personnes ont assisté à la fête annuelle des Ouled Sidi Cheikh, qui représente pour la population de la commune d'El-Abiodh Sidi Cheikh une fierté à se recueillir sur le mausolée de Sidi Cheikh, dont l'histoire est tirée du 15e siècle.
Pour les organisateurs, cet événement culturel n'est pas simplement une fête d'évocation, mais surtout un rendez-vous qui rappelle le rôle attribué à leur région qui constituait jadis un carrefour commercial de grande envergure entre le sud et le nord du pays. Au programme, les autorités locales, aidées par la population locale, ont mis de l'animation à travers tous les recoins de la ville d'El-Abiodh Sidi Cheikh.
De la fantasia jusqu'aux chants bédouins, en passant par des centaines de stands commerciaux, rien n'a été laissé au hasard, au point où même les services de sécurité n'ont trouvé aucune difficulté à faire leur travail. L'espace le plus convoité était, sans conteste, le mausolée de Sidi Cheikh, qui a bénéficié de plusieurs travaux d'aménagement et qui a servi d'ailleurs de point de chute à toutes les délégations venues d'une trentaine de wilayas. La participation des commerçants de la wilaya n'a pas été en reste, puisque leur apport en denrées alimentaires avait dépassé les prévisions, étant donné que toutes les demeures ont ouvert leurs portes aux visiteurs, un geste très apprécié en pareille circonstance. Annoncé en grande pompe, le très attendu recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubekeur, originaire de la région, n'a finalement pas été de la partie, laissant seulement place à des bousculades aux alentours du mausolée dans l'espoir de l’approcher. Même les walis des régions environnantes, habitués à s’y rendre, ont fait faux bond cette fois-ci. Pour la plupart des visiteurs, l'occasion était de retrouver les leurs, notamment pour ceux venus du fin fond du désert d'Adrar, auxquels, dit-on, appartenait une partie de l’histoire d'El-Abiodh Sidi Cheikh. La famille de Hadj Bouamama, octogénaire, est venue de Bordj Badji Mokhtar.  Il nous dira que depuis son enfance, à aucun moment il n’a raté ce rendez-vous, lui qui porte le prénom de la descendance de la famille de Sidi Cheikh, un prénom qu’il donnera même à son fils aîné qui a aujourd’hui 60 ans.
Habituée à durer trois jours, la célébration de cette année n’a pris que deux jours, puisque les conditions climatiques en ont décidé autrement. En effet, la tempête de sable de jeudi soir a été suivie d’averses jusqu’au petit matin de vendredi, une situation qui a poussé des dizaines de milliers de visiteurs à quitter les lieux en catastrophe.


A. M