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A la une / Magazine

Pour sauver leur saison touristique

Les Tunisiens misent sur les Algériens

©D. R.

Affecté par les retombées de la révolution du Jasmin, le tourisme tunisien, épine dorsale de l’économie du voisin de l’Est, a toujours du mal à redémarrer. Pour sauver la prochaine saison estivale, les opérateurs locaux  misent, particulièrement, sur les Algériens…
Six ans après la révolution du Jasmin, la Tunisie peine toujours à se relever. Le secteur du Tourisme sur lequel repose essentiellement son économie est, de fait, le plus affecté. En ce mois d’avril annonciateur de la haute saison touristique locale, les cheveux blonds des Occidentaux ne rutilent plus de partout à l’aéroport Carthage, comme ce fut le cas avant la chute du régime de Ben Ali. Hasard du calendrier ou des calendriers (grégorien et hégirien) ils ont laissé place aux kamis blancs des fidèles dont de nombreux Algériens qui y transitent, à l’aller comme au retour, pour l’accomplissement de la omra aux Lieux saints de l’Islam, à La Mecque.
Et de fait, les conciliabules en langue arabe sont ceux qui fusent le plus souvent des files d’attente entassées dans les espaces exigus de ce vieil aéroport datant de l’époque de… Bourguiba. À l’extérieur, les chauffeurs de taxi et les porteurs de valises, à la queue leu leu, se disputent le peu de clients se présentant devant eux. Cela d’autant plus que la majorité des arrivants, souvent en délégations, est généralement récupérée de l’aéroport par des navettes prévues par leurs hôtes. C’est le cas, entre autres, de la délégation des représentants des médias algériens invités, du 6 au 8 avril, par l’agence algérienne de tourisme Plein-Soleil, propriété de l’expérimenté, plus de 20 ans de métier, Amar Khelifati. Destination la ville côtière de Nabeul, à une soixante de kilomètres au sud-est de Tunis.

L’odeur du jasmin…
Dans cette coquette ville balnéaire, aux innombrables hôtels et autres complexes touristiques, les rues tout comme le souk mythique peuplé de vendeurs d’articles faits de la poterie locale mais aussi d’autres articles artisanaux hétéroclites, ne grouillent plus de monde venu d’ailleurs. Du moins, jamais comme avant… 2011. L’odeur du jasmin est encore présente. Les quelques hôtels ouverts, en cette veille de la haute saison touristique, affichent quasiment vide, certains attendent encore la fin des travaux pour rouvrir, alors que d’autres ont carrément mis la clé sous le paillasson (sans jeu de mots). Cette situation, conjuguée à l'inflation et à la dévaluation du dinar local, conséquences du déclin du tourisme, ne décourage, toutefois, pas les professionnels du secteur aux atouts encore intactes. Hatem Romdane, directeur gérant de la chaîne hôtelière baptisée du nom de la légende de l'antique poésie persane, Omar Al-Khayam, est l'un d'entre eux. “Évidemment, le taux de remplissage n’est plus le même qu’il y a quelques années pour les raisons que vous savez (la révolution du Jasmin et ses conséquences). Aussi, aujourd’hui, nous faisons face à une situation économique et à une inflation telle que notre marge de manœuvre concernant les prix est vraiment limitée. Néanmoins, nous tentons de composer par l’amélioration de la qualité et la diversification de nos différents services, soins de balnéothérapie, aires de jeux pour enfants, restauration etc. Satisfaire nos clients dont de nombreux Algériens,  est notre monnaie pour les attirer notamment durant la basse saison où les recettes nous permettent à peine d’assure les salaires des employés et l’entretien de l’établissement”, reconnaît-il, en précisant que le prix de la nuitée est fixé, pour le 4 étoiles, en moyenne à 70 euros. Comme Hatem Romdane, ils sont des centaines d’opérateurs du tourisme tunisien à miser, particulièrement, sur les Algériens  pour sauver leur saison et par ricochet, l’économie locale…

L’offre Plein Soleil
La chaîne Omar Khayam compte  au moins trois établissements, de standing 3 et 4 étoiles, alignés sur la côte parsemée de plages de sable fin. Érigé à un jet de pierres de la ville, l’hôtel Khayem Garden, 4 étoiles, en constitue la vitrine. Cet établissement pieds dans l’eau de plus de 300 chambres est doté d’un centre de thalassothérapie et balnéothérapie. Ce qui lui permet d’attirer des clients le long de l’année.  Les deux autres hôtels, 3 étoiles, Omar Khayam et Dar Khayam, n’ont rien à envier au 4 étoiles sus-cité. Les établissements, en cours de rénovation, et dont la réouverture est prévue pour la saison estivale, offrent quasiment les mêmes services et à un prix un peu moins élevé. Conscient des atouts qu’offre le tourisme tunisien mais aussi de la soif des Algériens des centres de détente et complexes touristiques qui font encore cruellement défaut chez nous, l’agent algérien du tourisme, Amar Khelifati ne se décourage pas pour attirer davantage d’Algériens que l’année passée. Pour ce faire, le propriétaire de l’agence Plein Soleil dont le siège implanté boulevard Belouizdad, ex-Ruisseau, compte bien maintenir les mêmes prix d’il y a un an. Pour la prochaine saison estivale dont les premières réservations, révèle-t-il, ont été déjà enregistrées, il propose des séjours de 10 jours (9 nuitées), en all inclusive à 91 000 DA, le billet d’avion compris par personne. Avec ce prix des plus compétitifs, M. Khelifati souhaite franchir la barre de 1 000 clients algériens cet été.  Pour convaincre davantage ses potentiels clients, il promet même quelques surprises : des circuits et autres prestations “offerts”… à découvrir en Tunisie.

De notre envoyé spécial : Farid Abdeladim


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1 réactions
muhand le 03/06/2017 à 18h09

Si les algériens ont un peu de mémoire et du nif d'antan ils ne remettaient plus les pieds dans ce pays. On se rappelle d'abord cette taxe de 30 euros que les transitaires dans le pays devaient payer pour traverser ce lilliputien de pays, ensuite toutes les insultes proférées par des ministres sans jamais s'excuser. Et puis franchement ces algériens qui y vont jeter leurs argent dans ce pays connaissent ils assez le leur ? Tournez le dos mes amis à ce pays ' de grâce !

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