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#LibertéVENDREDI

Nourrissez votre esprit

©D.R.

Voltaire a dit « Les yeux du lecteur sont des juges plus difficiles que les oreilles du spectateur. » La littérature est un univers où votre fantaisie divague, et où, grâce à la magie des mots, un torrent de pensées concomitantes envahit votre être pour recréer un monde façonné de toute pièce, par un autre esprit, avec une toute autre vision. Vous permettez ainsi à votre imagination moult possibilités de confection et création. Tout ce pouvoir innovant est un graal qui ne saurait être abandonné, au profit de la pale représentation d’une autre âme, les conséquences d’une telle hypnose seraient bouleversantes, et il est possible, par cette déformation inventive, ce pouvoir de contrôle mental herculéen, d’enraciner dans vôtre tête les plus grosses inepties sur terre. Il faut arrêter de croire que visionner un film pourrait être mis sur le même pied d’égalité que la lecture d’un ouvrage. Au delà, de toute considération à but malveillant, il astreint le spectateur à apposer une image préétablie dans son conscient. Ceux qui ont pu imaginer Phileas Fogg de retour au Reform Club de Londres ou le jeune Sacquet à la porte du Mordor, savent qu’il n’existe pas de plus doux effort que cet assemblage intellectuel instantané, et ce processus d’idéation est unique à chaque individu. D’autant que les portages de manuscrits vers l’écran sont souvent altérés, tout d’abord, par un manque indéniable de minutie, tous ces petits détails que l’écrivain élabore dans une optique de réalisme poussé sont mis à part au profit d’une mise en scène « générale. » Les distorsions des récits sont fréquentes et sont aussi une façon de désaxer le public, altérer le travail de l’auteur et changer l’avis de l’audience sur un livre dont l’arrangement cinématographique est incontestablement divergent.

De cet angle de vue, il serait indulgent de dire qu’une image ne vaut pas toujours mille mots, et qu’adapter une œuvre littéraire à l’écran est à vouloir transformer un océan (de représentations) en une barbotière de maladresses. 

BOUDRIES Hassane Yanis

NOMAD(EPAU)/Rédaction Numérique de "Liberté"

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