Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Foot / Omnisports

Son 5e mandat bat le MJS par KO

Berraf, le baron du COA

Pierre de Coubertin en avait fait sa devise : “L’essentiel est de participer.” Mustapha Berraf en a fait son adage : “L’essentiel est d’y rester.” Le père de l’olympisme moderne, baron de son état, ne pensait certainement pas avoir, un jour, un “descendant” de l’autre rive de la Méditerranée avec une telle collection de casseroles au moment où il était, au début, question de médailles et de reconnaissance internationale.
Car, contrairement au principe même de l’olympisme, au COA, ce n’est pas forcément le plus méritant et le meilleur qui l’emporte, puisque c’est plutôt “Berraf qui gagne toujours”.
Un inamovible président qui entame, depuis le week-end dernier, son cinquième mandat à la tête du Comité olympique algérien qu’il préside depuis 2001.
On pensait, pourtant, “l’opposition” féroce. Forte. Qui plus est avec un chef de file qui n’est autre que le ministre de la République. Mais même MJS comme il est, El-Hadi Ould Ali n’a pu faire vaciller Mustapha Berraf de son trône. Ce qui dénote on ne peut mieux, dans cette Algérie des réseaux et des soutiens d’en-haut, que l’éternel patron du COA a des relais de choix dans les arcanes du pouvoir réel. Et non pas celui dont Ould Ali se prévaut.
Un MJS qui avait lancé son offensive visant à réserver à Berraf le même sort qu’à Raouraoua en tentant de frapper là où ça fait mal : le ventre ! Il l’avait notamment accusé, en des termes on ne peut plus clairs, d’avoir “englouti” énormément d’argent dans la préparation des derniers Jeux olympiques de Rio de Janeiro, allant même jusqu’à demander des explications officielles dans une sorte de réquisitoire dont la finalité était de mettre fin à son règne.
Sûr de son poids auprès de l’état-major, Mustapha Berraf n’en a fait cure, s’offrant même le scalpe d’un ancien MJS, Sid-Ali Lebbib en l’occurrence, en guise de hors-d’œuvre consistant en marge de l’assemblée générale qui l’a consacrée en dépit d’une image de marque écornée par le scandale des JO 2014, tels que racontés par le double médaillé Toufik Mekhloufi et son compère, le décathlonien Bouraâda. Sitôt son plébiscite annoncé, sa première pensée aura, d’ailleurs, été pour son meilleur ennemi, qu’il a exhorté à ne plus le menacer, si ce n’est devant la justice !
Une justice qui, pour l’anecdote, l’avait innocenté le 7 octobre 2014 via le tribunal de Bir Mourad Raïs, après qu’un rapport accablant de l’inspection générale des finances entre 2002 et 2008 eut relevé de nombreuses irrégularités dans la gestion des deniers publics. Notamment ce contrat entre le COA conclu en 2004 et payé 400 000 dollars américains sur deux tranches alors que l’accord initial évoquait un montant de 300 000 USD, soit 100 000 USD de plus. Et bien qu’avec des preuves qui semblaient bien concrètes, allant du PV de chantier daté du 5 octobre 2004 au virement sur le compte de l'Eurl IRS Derriche à l'agence de la banque Badr à Bordj Menaiel, Mustapha Berraf s’en est, encore une fois, sorti indemne.
Pour être passé entre les balles, aussi bien celles de l’IGF que du MJS, Mustapha Berraf a ainsi élevé encore plus les ambitions de son illustre mentor De Coubertin, transformant chaque participation en véritable consécration.
“Le plus important aux Jeux olympiques n'est pas de gagner mais de participer, car l'important dans la vie ce n'est point le triomphe mais le combat ; l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu”, dixit le célèbre baron.
Mais Berraf a fait tout le contraire, à sa façon : Vaincu dans l’esprit du ministre Ould Ali, il a combattu grâce à ses soutiens pour gagner l’essentiel : un nouveau mandat !

R. B.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER