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Foot / Omnisports

Mesbahi Mohamed Tahar (président de l’UFAK) à “Liberté”

“C’est grâce à nous que l’Algérie est parvenue à prendre part à la CAN”

©D. R.

Le président de l’Union des fédérations africaines de karaté-do et vice-président de la Fédération internationale de karaté-do, Mesbahi Mohamed Tahar, a tenu à répondre aux accusations d’Aboubakr Mekhfi, l’actuel président du directoire de la FAK, qui a accusé l’actuel président de l’UFAK et Yacine Arab, le président de la commission d’organisation de l’UFAK, de faire tout ce qui est possible pour saboter l’équipe nationale algérienne qui n’a pas pu prendre part à l’épreuve du kumité individuel (messieurs) en championnat d’Afrique seniors à Yaoundé couplé avec la 8e édition du championnat d’Afrique juniors de karaté qui ont eu lieu du 29 mai au 5 juin. D’ailleurs, un rapport circonstancié des équipes nationales de karaté lors de la CAN de Yaoundé a été envoyé au MJS par Yacine Arab qui relate tous ce qui s’est passé lors du championnat d’Afrique de karaté-do.

“Nous avons prévenu la tutelle le mois de mars dernier”
Dans une déclaration à Liberté, le président de la Confédération africaine de karaté-do, l’Algérien Tahar Mesbahi, a affirmé à ce sujet : “Je suis étonné par les déclarations de l’actuelle équipe dirigeante du directoire de la FAK, qui accuse notre institution de sabotage à l’équipe nationale de mon pays, c’est inadmissible. Au contraire, nous avons tout fait au sein de l’UFAK pour que l’Algérie puisse participer au championnat d’Afrique des nations sachant que c’est le tenant du titre. Pour appuyer mes dires, je vous fais savoir que nous avions envoyé deux correspondances au MJS : la première au mois de mars et la deuxième en date du 30 avril. En effet, l’Algérie n’a pas payé les frais des affiliations statutaires à la Confédération africaine de karaté de l’ordre de 3 600 € pour chaque participation à une compétition continentale depuis 2013. Nous avons attiré l’attention de la tutelle, dans la mesure où la fédération à l’époque était sans président ni encore un directoire, sur la nécessité du payement de ces affiliations au risque d’être pénalisés, surtout que le non-paiement de ces affiliations apportera de lourdes sanctions à l’Algérie et qui pourrait être privée des compétitions internationales. À cet effet, Il n’y a eu aucune réponse de la part de la tutelle. Le 30 avril dernier, nous avions encore une fois sollicité le MJS pour une audience afin justement de parler de ce problème et le régler une fois pour toutes et permettre ainsi à l’Algérie de prendre part au championnat d’Afrique de Yaoundé le plus normalement du monde et éviter la gêne pour l’UFAK et à moi-même qui est le président de cette institution. Étant Algérien en compagnie de Yacine Arab, cette situation nous met dans la gêne. Mais encore une fois cette correspondance n’a pas eu de suite de la part du ministre Ould Ali. D’ailleurs, vous avez toutes les copies qui prouvent tout ce que j’ai déclaré à propos de ce sujet (Liberté détient les copies). Nous avions également informé le MJS de ma candidature au poste de président de l’UFAK, ainsi que Yacine Arab au poste de président de la zone 1, mais qui occupe aussi le poste de président de la commission d’organisation au sein de la Fédération internationale de karaté-do, là aussi on n’a pas reçu de réponse”, nous a affirmé Mesbahi, lui qui a rendu visite à Liberté en compagnie de Yacine Arab, et de poursuivre : “Ce n’est que le 24 mai dernier qu’on a eu enfin une réponse de la part de la FAK, et non pas le MJS, par le biais de son secrétaire général  Meziane Rachid. Ce dernier nous informa à cinq jours du début de la compétition continentale que l’Algérie va finalement participer à ce championnat d’Afrique. En tant que président de l’UFAK et Algérien, j’étais naturellement content d’apprendre cette nouvelle. Mais en communiquant les noms des athlètes et des coaches accompagnateurs, le président de la commission d’organisations de l’UFAK a signalé à ce secrétaire que les coaches en questions n’étaient pas certifiés par l’UFAK et qu’il ne sera pas possible sur le plan règlementaire de les intégrer avant qu’ils ne soient accrédités, donc il est préférable de laisser l’ancien staff déjà accrédité terminer les championnats d’Afrique et procéder au changement s’il le souhaitait.
Meziane Rachid a fait savoir à Yacine Arab qu’il comprend parfaitement la situation mais le directeur des sports, en l’occurrence Djebab, insista à ce qu’il soient les seuls accompagnateurs de l’EN. Sur un ton menaçant, le directeur des sports informe Arab, via le secrétaire général de la FAK, que “si les coaches nouvellement désignés ne rentraient pas, il va subir les conséquences, naturellement moi aussi je vais en subir. Dire ce genre de trucs à Arab est inadmissible, surtout que nous avions fait le maximum pour que l’Algérie soit présente à Yaoundé, même avec tous ces problèmes”, souligne Mesbahi.

“Les responsables de la FAK ont tout fait pour arriver en retard”
Le président de la commission d’organisation de l’UFAK, Yacine Arab, a reçu le 29 mai dernier un courrier de la part du secrétaire général de la FAK, Meziane Rachid (dont Liberté détient copie), l’informant que la délégation algérienne va arriver en retard, soit le 1er juin à 19h, c’est-à-dire après la pesée, le tirage au sort et les examens des coaches. Dans ce cas “il serait impossible  de les accepter réglementairement. C’est impossible mais malgré tout et comme il s’agit de notre pays, le président de la commission d’organisation et l’UFAK, Yacine Arab, qui est également un Algérien a provoqué une réunion d’urgence avec les organes technique de la fédération pour débattre du cas de l’Algérie ce qui est une première dans les annales du karaté au niveau continental. Bref, nous avions décidé en cas d’arrivée tardive de la délégation algérienne et d’autres délégations africaines aussi que les athlètes et les coaches ne seront pas admis, uniquement les catégories où la pesée n’est pas exigée seront admises telles que le kata individuel, kata par équipe, kumité équipe filles et garçons. Le PV en question a été transmis au SG de la FAK, au comité exécutif de l’UFAK et au président de la Fédération mondiale de karaté et bien sûr une copie à Djebab, DG des sports au MJS. Vous pouvez d’ailleurs vérifier du moment que vous aviez tous les documents”, dira Mesbahi le président de l’UFAK. “Je vais ajouter un autre détail, le délai des inscriptions qui doivent se terminer le 15 mai a été prolongé de deux semaines, c’est-à-dire jusqu’au 30 mai, pour permettre à l’Algérie de participer, tout cela pour dire que j’ai tout fait pour saboter l’Algérie, trouvez- vous ça normal ?”, s’interroge t’il. Mohamed Tahar Mesbahi qui continue de relater les faits. “Figurez-vous que les délais des inscriptions ont expiré le 30 mai à minuit, or le SG de la FAK  pourtant aguerris dans ce genre de procédures n’a fait les inscriptions qu’à deux heures de l’expiration du délai c’est-à-dire 22h. Cela veut dire que même si erreur il y a, il n’aurait pas le temps de rectifier et c’est ce qui s’est passé. Le SG a omis d’inscrire l’équipe kumité garçons seniors, il n’a inscrit que les équipes kata et kumité filles seniors et kata individuel filles et garçons. Je vous fais savoir que chaque Fédération nationale détient un code secret pour les enregistrements, le nôtre est en la possession du SG de la FAK. Donc, nous n’avons aucun pouvoir sur les inscriptions même si nous connaissons les noms”, fait savoir Mesbahi. “La délégation algérienne est arrivée à la salle de réunion où se déroulait le tirage au sort le 1er juin 2017 à 21h, soit juste avant la fin des tirages au sort. Le paiement  des cotisations annuelles et entrées des athlètes qui donne droit à tout le pays de participer ne se sont faits que le jour suivant c’est-à-dire le 2 juin, le jour du début de la compétition. Devant cet état de fait, et craignant une élimination pure et simple de l’Algérie, Yacine Arab, le président de la commission d’organisation et l’UFAK, a pris et signé l’engagement avec le payement qui s’est fait finalement par la délégation algérienne le jour de la compétition. Il faut savoir qu’il n’y a pas que l’Algérie qui a été pénalisée à cause de ce retard, même la Mauritanie, le Tchad, le Nigeria et certains athlètes de la RDC ont subi les conséquences, on ne pouvait pas faire plus que ça à l’Algérie et faire du favoritisme”, assure Mesbahi.
Pour sa part, Yacine Arab, le président de la commission d’organisation de l’UFAK, également membre du bureau exécutif de la WFK a affirmé que “si le président de l’UFAK et le président de la commission d’organisation n’étaient pas algériens, l’Algérie n’aurait jamais pu prendre part au championnat d’Afrique de Yaoundé”. “Sans le payement aussi des affiliations, il aurait été impossible d’échapper aux sanctions. Sans notre appui et notre aide à la délégation algérienne à Yaoundé, l’Algérie n’aurait même pas pu participer ni décrocher d’ailleurs des médailles”, précise Yacine Arab.

S. M.


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