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Foot / Omnisports

Sans électricité depuis une année

L’association sportive Amel lutte pour sa survie

Depuis une année, l’association sportive Amel (espoir) de Raïs Hamidou (Alger), privée d’électricité, poursuit malgré tout son chemin, grâce à la détermination de sa présidente, Leïla Hamidani. Une telle situation à la fois curieuse et grotesque va-t-elle être reconduite pour l’année 2017 ? Créée il y a 3 ans (en février 2013), l’association sportive active dans les arts martiaux et dispense l’aïkido, le qwan ki do et le karaté pour quelque 190 enfants, âgés de 6 à 17 ans, dont une quarantaine de filles. La fondation de l’association coïncide avec la fermeture de la seule maison de jeunes de la commune de Raïs Hamidou (ex-Pointe Pescade). Outre les diplômes délivrés aux membres d’Amel par la Fédération algérienne des arts martiaux et de la Ligue algéroise des arts martiaux, l’association sportive a remporté, à deux reprises, le championnat d’Alger d’aïkido et a été classée à la 4e place, l’an dernier, au championnat national du qwan ki do. Comble de l’ironie, depuis décembre 2015, l’année de l’entrée en scène de la subvention de la direction de la jeunesse et des sports, l’association Amel, qui dispose d’une salle pour les entraînements des enfants et d’un bureau à la maison de jeunes, est confrontée au problème de coupure d’électricité pour non-paiement des factures. Lors de notre passage dans la ville côtière de Raïs Hamidou, nous avons visité les locaux réservés à l’association sportive, c’est-à-dire la salle de 40 m2 (5m x 8m) éclairée par la lumière du jour grâce à ses 3 fenêtres vitrées, et le petit bureau de Mme Hamidani, 1er dan en aïkido. Ces locaux, comme les autres salles de la maison de jeunes, sont privés de lumière électrique. Conséquence directe, les cours d’entraînements doivent s’interrompre vers 17h30 au lieu de 20h pour éviter l’obscurité. À cela viennent s’ajouter l’insatisfaction des parents qui menacent de retirer leurs filles des entraînements. Pourtant, à la maison de jeunes, le seul endroit éclairé est le logement de fonction d’au-dessus, occupé par l’ancien directeur de la maison de jeunes (aujourd’hui en retraite) et sa famille, qui est alimenté en électricité. D’après la présidente de l’association Amel, l’APC de Raïs Hamidou, saisie à maintes reprises par courrier, n’a pas daigné répondre aux doléances, y compris à sa proposition de paiement de la facture d’électricité. Pas de réponse également à sa demande d’audience datée du 10 juin dernier. Mais alors, qui doit s’occuper de ce problème d’électricité ? Selon des agents de la mairie, le président d’APC ne veut pas régler la facture d’électricité pour “déloger” l’ancien directeur de la maison de jeunes. Ce dernier, pour échapper à la “sanction de non-éclairage”, aurait cependant réglé son problème en se branchant aux fils électriques d’une maison avoisinante et en payant sa part de consommation. Hier, nous avons appris auprès d’un membre de l’association des personnes handicapées de Bab El-Oued que celle-ci comptait inscrire des enfants handicapés à l’association sportive de Raïs Hamidou pour suivre certaines disciplines des arts martiaux. Informée de la coupure d’électricité, l’association des handicapés a pris contact, il y a une vingtaine de jours, avec le wali délégué de BEO, qui a promis de solutionner le problème. Raïs Hamidou, pour rappel, est une commune située au nord-ouest d’Alger et compte près de 32 000 habitants. Dans cette ville, les quelques familles et citoyens approchés ont déploré “le vide” dans lequel évoluent les jeunes, laissant place à l’expression de la violence. D’aucuns n’ont pas hésité pas à se plaindre des “ravages de la drogue”, notamment dans le milieu juvénile ; d’autres ont insisté sur la difficulté des parents à imposer leur autorité sur leur progéniture, entraînant dans certains cas “l’arrestation, voire l’emprisonnement de jeunes pour port d’armes blanches ou pour consommation de drogue”. La plupart des personnes rencontrées ont insisté sur l’importance des infrastructures sportives dans “plusieurs quartiers” de la commune, afin d’aider les jeunes dans “le vivre-ensemble” et “l’intégration sociale”, et de prévenir la drogue et les autres fléaux sociaux.


H. A.
 


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