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Foot / Omnisports

Kamel Ibbou règle ses comptes avec la FAT

“Où sont passés les deux millions de dinars du MJS ?”

Décidément le feuilleton du père d’Ibbou avec la Fédération algérienne de tennis  (FAT) ne va pas prendre fin de sitôt, sinon comment expliqué la dernière sortie du père de la tennis- women algérienne, Innés Ibbou, à savoir Kamel Ibbou qui accuse carrément la FAT d’avoir menti sur le montant dépensé pour sa fille en tous ce qui concerne sa préparation, l’hébergement…. D’ailleurs, Kamel Ibbou a tenu à répondre au président  de la FAT, Mohamed Bouabdellah qui a parlé de la situation d’Inès Ibbou dans ces mêmes colonnes, il y a une semaine de cela , en incombant l’entière responsabilité de la situation d’Inès a son père par son comportement qui va compromettre l’avenir de cette talentueuse athlète. “Avant de commencer je dois apporter quelques précisions: c’est le ministère de la Jeunesse et des Sports qui a débloqué la bourse pour ma fille et non la FAT et elle est de  l’ordre de 7 millions de DA et non de 6 millions DA comme l’avait mentionné le président de la FAT. À chaque intervention, le président de la FAT prétendait que ma fille était bien encadrée à la Fédération algérienne de tennis et grâce à eux elle est passée de la 200° à la 29° place mondiale. Je vous informe Monsieur le Président que ma fille avant sa blessure en juin 2014 était à la 120° place mondiale junior. C'est grâce au  sérieux et la détermination et le travail de dix ans sans interruption qui l'ont menée à ce niveau et bien sûr sans oublier la contribution de  Mlle Bouchabou Nabila qui a assuré la continuité du programme qui a été déjà tracé entre ma fille et son ancien coach. À vrai dire,  je dois tous mes remerciements aussi à la Orotection civile de Dar El Beida qui a mis ses terrains à la disposition de ma fille Inès”, peut-on lire sur l’intervention de Kamel Ibbou sur la page Facebook de sa progéniture.  En outre, et concernant l’académie de Valence, Ibbou insiste sur le fait que “c'est ma fille Inès  qui l'a choisie pour qu'elle soit là-bas pour une période d'une année avec un coach personnel. Elle devait suivre un programme continu et c’est ce qu’était convenu entre nous et le président de la FAT, mais  lors de notre première rencontre, vous avez opté pour que ma fille fasse des allers et retours c'est à dire des stages de courte durée pour une période totale de 3 mois et au lieu des 12 mois prévus et sans qu'aucun contrat ait été signé, cela s’est passé  sous le conseil de son conseiller M. Saâdallah que vous aviez envoyé à l’académie de Valence pour entamer les négociations”. Kamel Ibbou ne s’arrête pas là : il a même donné les chiffres des différents frais et dépenses de sa fille aux divers stages et compétitions auxquels elle avait pris part. “Le ministère des sports a débloqué pour l'année 2015 exactement la somme de 6 993 300 DA donc environ 7 millions DA, or la fédération a déclaré que pour l'année 2015 avoir dépensé 5 millions de dinars, où sont-ils passés les 2 millions de dinars ?”, s’est-il interrogé. Kamel Ibbou a même établi tous les frais de sa fille et les dépenses effectués avec force détails. “Concernant les différents frais ayant trait à l’académie et tournois y compris les tournois de grand chelem (Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open), Je vais les donner en chiffre : en un mois passé à l’académie de Valence, en plus des frais de participation au tournoi de Rohampton et le tournoi de Wimbledon, le montant dépensé s’élève à 1200 000 DA !”,  explique Kamel Ibbou. Il poursut : “Lors du tournoi de l'US Open ma fille était accompagnée de Mlle Bouchabou Nabila et entre le billet, les frais de visa et de l’hébergement, le montant dépensé est d’environ 1000 000 DA. Pour ce qui est du tournoi de Roland-Garros et les trois tournois d’Italie, je n'ai pas le montant exact parce que ma fille était accompagnée de M. Saâdallah. Mais on peut l’estimer à 300 000 DA parce que la prise en charge des trois tournois d’Italie a été assurée par les organisateurs”. En outre, le père de la championne algérienne, Kamel Ibbou a révélé un autre sujet qui va sûrement faire jaser dans les jours à venir, il concerne l’assurance de sa fille à l’académie de Valence, ou Inès a reçu une bourse de la part de la FAT. “La Fédération algérienne de tennis par le biais de son président a fait un virement bancaire de 1500 € au profit de l'académie pour le règlement de l'assurance multi- risques de ma fille. Quand elle est allée réclamer son assurance, la direction de l'académie a répondu que la somme de 1500 € a été servie afin de  payer une dette que la Fédération algérienne de tennis a laissée. Avec 7 000 000 DA que le ministère a octroyé pour ma fille, on trouve le moyen de laisser une dette de 1500 €. Comment peut-on faire confiance à cette fédération ! Je demande au président de la fédération de restituer au ministère le reliquat de la bourse qui est 2 000 000 DA. Le chèque qui lui a été remis par Mobilis d'une somme de 3 000 000DA pour ma fille parce que le contrat a été signé à mon insu donc il est nul et non avenu”. Pour rappel, le président de la FAT, Mohamed Bouabdellah a affirmé à Liberté la semaine dernière concernant la tenniswoman, Inès Ibbou : “Inès était bien prise en charge. Grâce à la FAT, elle a pris part aux grands tournois internationaux juniors, comme Roland-Garros, Wimbledon ou l’US Open, c’est dire qu’elle était bien encadrée chez nous. Ajoutez à tout cela, la FAT a débloqué une somme de 6 millions de dinars pour la préparation de l’athlète, sans oublier l’apport de notre sponsor (opérateur téléphonique local). C’est dire qu’Inès ne manquait de rien, on lui a même accordé une bourse à l’étranger pour intégrer l’académie de Valence, mais à la  fin de l’année dernière, son père a voulu rompre son contrat, puisqu’il a voulu s’ingérer dans les affaires de sa fille en encaissant directement l’argent de la prise en charge, utilisant à sa guise les moyens de la fédération pour la préparation d’Ibbou. Or, réglementairement, cela est strictement interdit, et c’est pareil dans toutes les fédérations à travers le monde. Nous ne pouvons pas virer l’argent de la préparation dans des comptes personnels”. Il poursuit : “C’est à cause de ça que la collaboration avec Ibbou a cessé sur demande de son père qui persistait à vouloir la détacher de la FAT tout en réclamant de l’argent. Nous sommes toujours disposés à la reprendre, déjà qu’elle a perdu un temps fou dans sa préparation à cause de ce problème. Avec nous elle est passée de la 200e place à la 29e mondiale, or maintenant elle ne figure même pas dans le top 100 !”. Espérons que les deux parties vont renouer le dialogue dans l’intérêt de notre talent national, puisque griller la carrière d’une athlète comme Inès Ibbou serait un gâchis pour le tennis algérien.


S. M.


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