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L’Algérie profonde / Ouest

Gestion du patrimoine communal à oran

C’est l’anarchie !

Siège de l’apc d’Oran. © D.R.

Les assemblées communales de la wilaya sont appelées à une gestion rigoureuse de leur patrimoine.

Apparemment, les APC ne semblent nullement préoccupées par le renflouement des caisses communales. En effet, outre la dilapidation des deniers publics pour des projets morts-nés, voilà que des panneaux publicitaires, enseignes, plaques et écriteaux sont accrochés anarchiquement sur des poteaux d’éclairage public ou sur les murs des immeubles ou édifices publics sans autorisation, donc gratuitement. “Les propriétaires ou gérants de cabinets médicaux, pharmacies, laboratoires ainsi que des commerces divers, tels que les garages de mécanique, de vulcanisation, d’électricité auto, n’hésitent pas à enfreindre la loi en l’absence de l’autorité locale. Ce qui constitue un manque à gagner pour la caisse communale de plusieurs millions de dinars”, souligne un cadre financier. Du coup, le cadre de vie et l’environnement sont pollués par cette attitude irresponsable. “Pour installer un panneau publicitaire ou autre, il faut une autorisation et payer la commune”, précise un ex-élu communal qui affirme que “l’espace public est agressé quotidiennement devant la passivité des élus locaux chargés d’appliquer la réglementation. Les trottoirs sont squattés, les espaces publics délaissés et l’hygiène fait défaut. Le bien public est malmené !” Ceci intervient au moment où les 26 assemblées communales de la wilaya d’Oran sont appelées à plus d’effort pour une gestion rigoureuse du patrimoine communal et à ne pas se contenter des subventions et aides diverses de l’État, surtout avec la rationalisation des dépenses prônée par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. D’autre part, les biens communaux, souvent sous-loués par les bénéficiaires, sont bradés à des prix dérisoires, d’où la tentation de la sous-location. “Quand l’APC loue un local commercial à 5 000 DA, et il est sous-loué à 12 000 DA/mois. Il y a fausse note !”, peste un chômeur. En fait, la malversation touche même les logements sociaux fraîchement distribués, ce qui montre que la tolérance des autorités locales et des organismes publics chargés de protéger le bien public a touché le fond de l’insouciance.


NOUREDDINE BENABBOU

 


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