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L’Algérie profonde / Ouest

Faute de personnel navigant

Des navires bloqués au port d’Arzew

Des navires en rade au port d’Arzew. ©D. R.

Selon nos informations, ces bateaux après avoir été chargés en GNL, GPL et pétrole, selon la nature de leur cargaison, auraient été contraints à un largage d’ancre prolongé au port d’Arzew, faute d’officiers au pont.

Nous avons appris, de sources crédibles, que des navires appartenant à la Société nationale du transport maritime des hydrocarbures SN Hyroc mouillent depuis plusieurs jours, en rade, non loin du port d’Arzew, chargés de produits pétroliers. Et pour cause, cette flottille constituée de quatre navires (Rhourd El Adra, Rhourd El Hamra, Lalla Fatma n’Soumer et Berga 1), n’aurait pas eu l’aval pour entamer leurs traversées respectives, faute d’officier chef de quart passerelle, ou comme appelé communément lieutenant au pont, dont la présence est obligatoire à bord de tout navire civil conformément au code disciplinaire et pénal de la marine marchande. Selon nos informations, ces bateaux après avoir été chargés en GNL, GPL et pétrole, selon la nature de leur cargaison, auraient été contraints à un largage d’ancre prolongé au port d’Arzew faute d’officiers au pont.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, ces navires seraient toujours immobilisés dans l’attente d’une  montée à bord des officiers marins cités plus haut. Nous sources expliquent cette situation par le manque crucial en personnel navigant, dont des officiers au pont, au niveau de cette entreprise nationale filiale du géant Sonatrach. Avec un nombre aussi réduit de dix officiers de passerelle, la société Hyproc essaye tout de même de gérer une flotte de 15 navires dont 8 méthaniers, 5 GPLiers et 2 bitumiers. Ce manque de personnel se traduirait par les départs à la retraite ou cessation de travail des officiers en exercice. Soulignons que ces arrêts prolongés  des navires tankers coûtent les yeux de la tête au Trésor public en temps d’austérité budgétaire. L’État est contraint de débourser des sommes faramineuses en devises fortes afin de  dédommager les partenaires économiques, en raison du retard dans la livraison de leurs marchandises respectives. Sans parler du chamboulement complet du programme de navigation de toute la flottille nationale énergétique ainsi que les prestations portuaires.

ARIBI MOKHTAR


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