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L’Algérie profonde / Ouest

Phénomènes à répétition à la veille de l’Aïd à Oran

Spéculation effrénée et tension sur certains produits

Les fruits et légumes inabordables. © D.R.

Celle-ci prend en otage les citoyens, qui rêvent, du coup, à un retour en force du contrôle de l’État

La hausse des prix de manière spéculative sur l’ensemble des produits de base et sur les légumes et fruits frais est devenue une règle à chaque célébration de fêtes religieuses. Même les mises en garde des pouvoirs publics et les appels à la sensibilisation et à la retenue des organisations professionnelles ne semblent pas avoir l’effet escompté. Ainsi, depuis plusieurs jours, les ménagères ont constaté une hausse effrénée et brutale des légumes, des augmentations pouvant même atteindre les 50 DA parfois.
La tomate, la pomme de terre, la courgette atteignent à nouveau des sommets avec des prix affichés variant de 60 à 200 DA, les haricots verts de qualité médiocre sont même proposés à 300 DA le kg. Tout le monde s’y perd, sauf les commerçants spéculateurs.
Pour des membres de l’UGCAA, le dérèglement de la chaîne commerciale, du producteur jusqu’au consommateur, serait la principale cause. La spéculation prend en otage les citoyens, qui rêvent, du coup, à un retour en force du contrôle de l’État. Dans le même contexte, il faut aussi remarquer que ces explications volent en éclats, puisque y compris le pain, qui a subi une hausse de 5 à 10 DA, que ce soit pour la baguette ou le pain traditionnel. Les revendeurs à la sauvette précisent que c’est la loi du marché, c’est-à-dire de l’offre et de la demande, ayant bien compris, à leur façon, certaines règles du libre commerce.
D’ailleurs les files d’attentes dès les premières heures de la matinée se forment devant les boulangeries patentées. Autre aperçu coutumier de la veille de la célébration de l’Aïd El-Adha, ce sont les files d’attente devant les bureaux de poste, où majoritairement les retraités tentent de retirer ce qu’il doit rester de leur maigre pension. Dans les stations d’essence, bien qu’aucune pénurie de carburant ne soit signalée, les automobilistes anticipent pour faire le plein une dernière fois avant le week-end de l’Aïd. Autre constat conjugué à la canicule, la demande d’eau minérale connaît une hausse importante, et certains commerces ont vu leurs stocks biens entamés cette semaine. Pour les ménages oranais et les mères de famille, il s’agit surtout de prendre les devants malgré la hausse des prix, et de voir venir la fermeture des commerces sur plusieurs jours alors que les commerces devront assurer la permanence durant l’Aïd.        

                                                 
D. LOUKIL

 


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