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Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

En mode cacophonie !

Pour importer, ce n’est pas facile, mais il existe des solutions “parallèles”. Il suffit de garder grandes ouvertes les portes et payer rubis sur l’ongle. Et, en deux temps trois mouvements, le pays sera submergé de tout et de n’importe quoi, jusqu’au moindre trottoir de nos villes et villages. À l’image d’El-Hamiz ou El-Eulma, où on a l’embarras du “dernier” choix.

On se dédouane !
Force est de constater que ni l’obligation faite aux opérateurs d’augmenter considérablement le capital social de la société, ni les multiples durcissements administratifs, ne sont venus décourager nos importateurs en tout genre. À chaque chose, comme à chacun, un prix !
Dans leur esprit, tout est clair. L’État réglemente et conforte ses mécanismes, ce qui n’est pas sans incidence directe sur les prix de revient, et eux, à leur tour, ils répercutent tout bonnement les surcoûts en direction de leur clientèle.
Et ainsi de suite jusqu’au client final, c'est-à-dire le consommateur lambda. Et comme le citoyen, dindon de la farce, est le dernier maillon de la chaÎne et qu’il ne peut rien vendre à personne, il s’énerve… il se révolte… il sort dehors et il casse ! Il se met en mode cacophonie.  Un mode dangereux pour lequel l’État se trompe d’effectifs et de profils, lorsqu’il s’agit d’intervenir.  Un point commun, néanmoins, pour les uns et les autres,  la devise est la même : “On casse d’abord et on réfléchira après !”  Importer ou exporter,  ce n’est pas kif-kif. Même les opérateurs les plus intègres et respectueux de la réglementation le reconnaîtront. Quant aux autres, hélas trop nombreux, ils ont appris la musique.
Pour eux, ramener des babioles à deux sous et les revendre, ça peut marcher. Une relation par ci, un coup de main par là, un billet discrètement glissé entre de bonnes mains notoires et le tour est joué. Le marché existe et la machine est bien huilée. Mais, par contre, produire localement un produit de qualité, compétitif,  du terroir, ça laisse peu de place au bricolage.  
Pourtant, la réglementation algérienne pour l’export est aussi rebutante  que pour l’import. Aucun traitement de faveur. D’autant, qu’il va falloir se battre pour trouver des marchés potentiels à l’étranger. Comme il faudra subir la rigueur unilatérale de la réglementation  excessivement sévère, du pays domiciliataire.  

Ali Baba et les 40 opérateurs !
Les acteurs économiques tentés par l’export ne se bousculent pas au portillon. En tout et pour tout, ils sont estimés entre huit cents et neuf cents, mais ils sont environ trois cents seulement à traiter régulièrement des opérations d’export.
Ces données proviennent des services des Douanes. Pour le ministre de l’Industrie, des PME et de la Promotion de l'Investissement, Mohamed Benmeradi, le nombre d’exportateurs en Algérie n’est actuellement que de 40. Ainsi, pour relativiser cet effrayant chiffre, Djilali Tariket, directeur général de la Compagnie algérienne d’assurance et de garantie d’exportation (Cagex),  a apporté les précisions suivantes : “Peut-être que monsieur le ministre parle des exportateurs dans le domaine industriel. En tous cas, le chiffre de 40 est largement en deçà de ce que nous avons dans les statistiques des Douanes. Il s’agit des statistiques les plus fiables jusqu’à maintenant.” Et d’ajouter : “Pour être compétitif, il faut se donner les moyens de sa politique d’exportation”, plaidant pour un plan stratégique de développement des exportations.
Il a ainsi qualifié de rigide la législation sur les changes qui interdit toujours aux opérateurs algériens d’avoir des succursales ou des représentations à l’étranger pour mieux suivre leurs produits sur les marchés de destination. Djilali Tariket, était l’invité de la chaîne III. Bon an, mal an, les exportations hors hydrocarbures oscillent entre 2 et 3%. Pour l’année écoulée, on a fait mieux que pour 2010, atteignant 2,93%. Ce qui représente  2,15 milliards de dollars (mds USD), soit une progression de 41%. Un taux qui paraît énorme, mais 41% de rien… ça donne fatalement rien !


R. L.
Liberterabahlarbi3c@hotmail.com