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Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

Haro à l’informel

Liberté de la Communication
En créant des emplois, on apporte effectivement une solution réelle à la question du chômage. C’est certain ! Mais, recruter l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, avec des compétences avérées, c’est générer de la richesse. Dans le premier cas, on fait du social et dans le second, on fait de l’économie. Aussi, l’entreprise a-t-elle pour mission première de faire de l’économie ou du social ? Il y va ainsi de sa survie !

Comment créer de nouveaux emplois est devenu un véritable casse-tête chinois pour les gouvernements de tous les pays. Et l’Algérie n’y échappe pas. Même si au niveau du ministère du Travail on préfère voir la bouteille à moitié pleine, qu’à moitié vide. Même son de cloche du côté des institutions internationales, nourries des sources officielles, livrées par le gouvernement algérien. Elles placent la barre au-dessous des 10%. Il faut dire que depuis son mariage de raison avec l’Algérie,  le couple pécuniaire FMI et Banque mondiale, savourent leur lune de miel. Un prêt quasiment sans pourcentage offert en dot, ça rendrait aveugle plus d’un cambiste ! Ainsi, tous les voyants sont au vert. Mais, la réalité, telle que vécue sur le terrain, semble  tout autre. On parle d’au moins 30% de chômeurs. Et si demain, tous ceux qui activent dans l’informel et dans les dispositifs sociaux éphémères, se déclarent au repos, le ministère du Travail devrait alors s’appeler ministère du Chômage. On  n’a qu’à se balader dans les rues de nos villes et villages pour se rendre compte de l’ampleur de la crise.

Travail au noir, avenir sombre !
Autre phénomène nouveau, supposé produire des emplois. Il consiste, notamment à travers, l’Ansej, à inviter des jeunes, parfois sans formation ni expérience professionnelle, à créer du jour au lendemain, leur propre entreprise. À coups de centaines de millions de centimes, voire plus, on leur offre sur un plateau, les  moyens matériels et financiers de se jeter sans filet, dans une aventure commerciale pour laquelle souvent ils n’ont ni armes, ni bagages. Ils ignorent tout du monde des affaires et sont totalement  inconscients  de  cet environnement hostile où des prédateurs économiques et bureaucratiques les attendent au premier tournant. Ils sont en effet nombreux à avoir jeté l’éponge suite à une faillite précoce,  pour ainsi dire, programmée.
Le seul garant de réussite dans le travail, quel qu’il soit, c’est la compétence. Le travail se nourrit de la compétence… et vice-versa.  Un travail bien fait, ça stimule, ça valorise son auteur, c’est rémunérateur et ça génère de la richesse pour l’entreprise. Pour ce faire, il est question de procéder en amont au bon recrutement.  La mobilisation des personnels, engagés  pour leurs seuls critères de compétences, représente une plus-value certaine pour l’entreprise. Et a contrario,  “le parachutage” d’effectifs sponsorisés par des tiers, n’aboutit qu’à la situation que nous rencontrons au quotidien dans  des  structures  administrations, entreprises et institutions de notre pays, qui ont  toujours confondu, “travail’’ et “travaille’’ ou encore, affaires sociales et affaires économiques.

Pour faire… bien !
Le recrutement est une affaire sérieuse. Dans certaines entreprises d’envergure internationale, la question de la sélection des effectifs a fait l’objet d’un concept en bonne et due forme à savoir  le “strategic workforce planning’’ qui veut dire : Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC). C’est un protocole  de  gestion anticipative et préventive des ressources humaines et des carrières. Il tient compte des contraintes, de l’environnement et des choix stratégiques de l’entreprise. Cet outil de la ressource humaine, vise, entre autres, à détecter et à résoudre en amont, des questions liées à l’évolution des métiers, des emplois et des compétences. L’entreprise tend, grâce au GPEC à mieux se protéger  face aux changements et à poursuivre son développement dans un environnement économique et social, en proie à des crises multiples. En somme, prévenir, c’est guérir ! Traiter sérieusement de l’emploi, du recrutement et de la compétence, c’est du boulot à plein temps. C’est aussi une façon sérieuse et durable de réduire le chômage et de créer de la richesse.


R. L.
liberterabahlarbi@hotmail.fr