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Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

Ils ont dit

Méberbèche Abdelkader (Inventeur) : ouvrir la voie aux cadres et aux jeunes
Cette rencontre nous a  permis de nouer des contacts entre gens de la profession et du domaine important que sont les nouvelles technologies de la communication et de l’information. C’est important car nous devons parler de la situation des Tic en Algérie, des efforts accomplis, mais aussi des lacunes et du retard qu’on accuse.
L’Algérie demeure un large marché juteux pour les multinationales et toutes sortes de production qui trouvent un vaste marché pour écouler leurs produits. On y trouve de tout. L’accès à l’informatique demeure encore très fermé pour les larges couches moyennes en dépit de ce qui se fait.
Pour ce qui est du domaine de l’invention et de la production, il va de soi que la situation n’est guère reluisante et c’est là à mon avis qu’il faut engager a la bataille des Tic. Nous pensons que nous avons des atouts  à valoriser et  à leur ouvrir des perspectives. Regardez, jusqu’à présent il est plus attrayant pour des jeunes cadres de percer à l’étranger que chez nous et spécialement dans les pays développés où on leur fait les yeux doux. Il y a de bons exemples de cadres et de techniciens qui ont réussi ici, mais avec beaucoup de lutte et de courage face à un environnement difficile. Donc il faut travailler à inverser le processus. C’est possible. J’ai développé ma propre expérience. J’encourage les cadres, notamment les jeunes à en faire autant. L’Algérie est un pays vierge et il y a énormément de choses à faire.

Halim Mahi : (Managing director au Cyber-parc)
D’habitude, je suis optimiste. Mais en m’occupant du secteur des Tic en Algérie, je suis enclin à basculer vers le pessimisme  vu les déséquilibres constatés et les retards pris par rapport aux autres pays. Nous nous devons de sonner l’alarme en rejetant les satisfecit des uns qui ne réalisent pas encore la dépendance et le retard dans lesquels nous baignons.   Quoique nous puissions dire, la situation n’est pas reluisante si l’on tient compte des critères et des paramètres  de classification et de rangs. Malheureusement, nous continuons à enregistrer des places peu reluisantes, alors que notre pays est quand même très ouvert sur les Tic et que les grandes entreprises et les grands leaders activent chez nous.  Nous vivons des  contradictions  qui nuisent à notre image de marque. Tous les pays se targuent de normes, de distinction et de certification, excepté le nôtre. Ceci n’est pas normal. Cela ne traduit pas l’effort entrepris pour développer les Tic  chez nous, notamment au plan de l’utilisation. D’autre part, il y a lieu de mieux valoriser les équipements et les technologies importées qui sont sous-utilisés. Nous perdons d’immenses opportunités de temps et d’économies. À titre d’exemple, nous n’arrivons pas à maîtriser le flux des débits et à renforcer et améliorer notre réseau internet. La qualité et l’accès demeurent encore un luxe.

Dr Benleulmi Zoubir :  ( Fouder) de White Sea  Business School
C’est sur le plan de l’offshore qu’on pêche encore par des insuffisances et même de l’exclusion. La non-maîtrise de ce volet important dans les affaires, les transactions, les échanges et les relations commerciales font que nous sommes exclus de l’évolution et des opportunités offertes par les Tic. Cela veut dire qu’il y a plusieurs fronts qui sont ouverts à la fois. La même observation peut être énoncée pour la pédagogie et la formation. C’est un domaine où les techniques non seulement connaissent des retards mais doivent s’arracher. Que voulez-vous, c’est de l’intelligence. C’est pour cela nous nous devons de mettre le paquet sur la formation et la sensibilisation des utilisateurs. Si ces derniers sont conscients de leurs faiblesses et de leurs intérêts, ils finiront par adhérer en masse à la généralisation des nouvelles technologies. C’est aussi le travail du management encore balbutiant chez nous pour former des formateurs, des cadres et es techniciens.

Boulenouar Hadj Tahar : (Ugca)
Il est déplorant de constater que le domaine du commerce et des affaires demeure chez nous très à l’écart du développement des Tic. 15% des commerçants et des artisans recourent à ces techniques de communication et de gestion. Il va de soi que c’est un taux très faible. Nous avons un double problème. En plus de ceux évoqués par les experts, comme le choix des équipements, les techniques utilisées, il y a pour ce qui concerne cette large frange de la société, un problème d’ordre culturel et de retard. Il y a donc lieu de développer des actions de sensibilisation en direction des commerçants notamment pour s’ouvrir aux TIC  et de bénéficier de leurs bienfaits. C’est bien pour eux et pour l’économie. Tout le monde y gagne. Mais cela ne va pas être facile de toucher le plus grand nombre possible. Il faudra beaucoup d’efforts. Lorsque les gens comprendront l’utilité et les bienfaits des Tic, ce sont eux qui viendront vers vous parce qu’il y va de leur intérêt.