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Économie / Que sait-on?

Que sait-on?

Verrouillage à double tour !

Ces derniers jours, presqu’en catimini, deux salons professionnels se sont déroulés simultanément à la Safex. Le Salon international de l’industrie et celui du véhicule industriel. Il n’y avait pas foule, c’est normal. Mais, parmi les absents, notamment au Salon international de l’industrie, figurent les acteurs-même du secteur. Absence remarquée des officiels, lors de l’inauguration et présence timide de l’industrie publique nationale. Un secteur où le terrain reflète de manière authentique l’image de la politique industrielle nationale. Personne n’y croit plus !

Mieux est l’ennemi  du bien !  
Mais, à voir l’engouement et la persévérance de la partie étrangère, notamment, les industriels français venus en force, boostés par la présence remarquée de l’ambassadeur de France en Algérie, on se doit de croire qu’il doit bien y avoir un intérêt quelconque à être industriellement fréquentable. Que tout n’est peut-être pas perdu.
Alors, où résiderait le bénéfice de ces potentiels opérateurs voire partenaires d’une industrie algérienne qu’on a euthanasiée avant l’heure ? Pourtant, si tous ces étrangers sont là aujourd’hui à s’accrocher encore, à y croire, c’est qu’il doit bien y avoir un remède à même de relancer la machine. Faudrait peut-être juste la dégripper à l’aide d’une pipette ou burette, selon la difficulté ! Mais, à quel niveau faudrait-il placer la burette nationale ? Au niveau des faiseurs de loi… des politiques… du patronat… des institutions commerciales, douanières, fiscales … de la formation… des structures chargées de moraliser l’activité, de lutter contre la corruption généralisée… ou alors, partout à la fois ?  Il en faudrait de l’huile pour graisser tout ce beau monde ! Mais, au fait, l’huile est un dérivé du pétrole ! Et du pétrole on en a, à en revendre… des générations durant. Puisque du pétrole, il y en a, pourquoi donc tant de mal à vouloir faire redémarrer la machine industrielle ? On est bien comme ça ! Attention, mieux est l’ennemi du bien !

Ceci explique cela !
Pour relancer l’industrie, il y a effectivement absence de volonté politique. Cela, tout le monde le sait. Enfin, presque tout le monde, à part ceux qui ne l’avouent pas. Ils ne sont pas nombreux, mais ils détiennent la clé de la solution. Non pas qu’ils ne font rien pour ouvrir la porte, mais, le nombre de tours de clé n’est jamais suffisant. Ou alors, il faudra se résigner à changer de sens. Il faudra sans doute passer de la droite à la gauche ! Changer de priorité. L’industrie, ce n’est pas figé, ça évolue au gré du marché. Et tant que la porte Algérie demeure fermée, personne ne sortira, c’est sûr, mais personne ne rentrera non plus. D’autant que chacun sait que le marché de l’industrie est universel. Ouvert au monde entier. On ne peut concevoir l’économie industrielle en mode mono.
En intra-muros. Il va falloir ouvrir cette satanée de porte ! En attendant, faisons avec ce qu’il y a. À savoir, prendre part aux salons spécialisés. Mais, là aussi, de ces opportunités d’affaires, il faut savoir en tirer le meilleur profit en se préparant en conséquence. Pour ce faire, un personnel qualifié est plus que nécessaire. Les salons professionnels (Trade Shows) sont des événements  business-to-business (b2b). C’est l’espace idéal pour les entreprises industrielles d’étaler et présenter leurs nouveaux produits et services. Sur le plan de la forme, plusieurs experts sont nécessaires pour réaliser un stand attrayant et informatif. Architectes expérimentés, designers de scène, graphistes, artisans, monteurs, communicateurs, tout ce beau monde ne sera pas de trop pour se “vendre”.
Un concept de stand est un moyen virtuel, en trois dimensions, tout à fait en mesure de promouvoir la société. Les couleurs, les lumières, le design et les techniques audio-visuelles sont autant d’atouts et artifices  pour présenter les produits et services. Le salon est la vitrine de l’entreprise.
Il devra parvenir à véhiculer l’image d’un partenaire fort et puissant, à même d’être perçu comme la locomotive qui tirera vers l’avant ses potentiels associés. Mais, rien ne peut être envisagé si l’on n’est pas soi-même convaincu de son potentiel. On ne va pas à un salon de la même manière, selon que l’on soit exposant ou simple visiteur. Ni le but ni la cible ne sont les mêmes.     

En roue libre !
En attendant que les détenteurs de la clé daignent ouvrir la porte de la volonté politique industrielle, allons résolument aux salons professionnels avec toute la volonté requise ! Avec ou sans eux, la machine redémarrera. C’est la logique même de la roue libre. Elle finira toujours par tourner un jour !
R. L.
Liberterabahlarbi3c
@hotmail.com