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Économie / Que sait-on?

Recherche appliquée

Victime de la logique de rente

“Nous ne sommes ni des manchots ni des génies. Si nos cadres et nos étudiants arrivent à trouver une place à l’étranger, c’est que ceux que nous formons ne sont pas si nuls que ça. Nos jeunes peuvent réaliser des merveilles pour peu qu’on leur fasse confiance, et que l’on crée les conditions qui leur permettent d’aller de l’avant. Je citerai à titre d’illustration le cas d’un ingénieur qui a réalisé dans le cadre de son PFE de master (sur fonds propres) un véhicule électrique qui fonctionne en mode autonome ou télécommandé, qui a deux applications immédiates : véhicule pour handicapés, véhicule de transport dans les usines entre chaînes de montage. La DGRSDT reconnaît l’intérêt de l’innovation, on l’invite partout, mais personne ne peut l’aider à développer le produit, soit en l’intégrant dans ses effectifs, soit en créant une start-up. L’université ne peut même pas rentabiliser le projet et participer à son développement, elle ne peut même pas lui payer un billet d’avion car il ne fait plus partie de l’université à partir du moment où il a reçu son diplôme. Cet exemple illustre notre incapacité à rentabiliser le fruit du travail de nos jeunes diplômés. Nous devons donc créer une structure au niveau des universités qui soit une passerelle entre le monde universitaire et le secteur productif. Il existe bien une maison de l’entrepreneuriat au niveau des universités, mais ses activités se limitent à faire de l’information. Il ne s’agit pas de se substituer à l’Ansej mais d’accompagner les projets sur le plan de leur développement technique jusqu’à leur finalisation (création d’entreprise, dépôt de brevet, partenariat avec les entreprises”, nous a déclaré M. Hamdi.


A. H.