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Ramadhan Jeudi, 25 Août 2011 10:48 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

L’Islam dans ses dimensions temporelles et spirituelles

Par : Ahmed BENBITOUR

5eme partie

Dans les quatre contributions précédentes, nous avons proposé une lecture des principes de l’Islam totalement compatibles avec un État démocratique et social. Il reste à prouver par le contenu du texte sacré qu’il ne s’agit nullement de l’utilisation de la religion pour des fins politiques.

L’Islam n’accepte pas
l’accaparement du pouvoir
au nom de la religion
Le grand cheikh d’El-Azhar, Abderrazik, avait démontré en 1925 que le Prophète n’avait aucun droit sur son peuple au-delà de ce qui est requis pour délivrer le message. Il nous dit également que le Prophète n’avait aucun intérêt pour le pouvoir politique. Il nous dit enfin que le Prophète ne doit en aucun cas imposer ce qu’il a été chargé de transmettre, ni d’obliger les hommes à s’y plier.
Voici ce qu’a enseigné Dieu à son Prophète, au sujet du premier point, à savoir le droit sur le peuple. "Mais je ne suis là que pour donner l’alarme, porter l’annonce à un peuple capable de croire" Coran 7-188. "Or tu n’es là que pour donner l’alarme, et Dieu est répondant de toute chose" Coran 11-12. "Or tu n’es là que pour donner l’alarme, puisque tout peuple doit avoir un guide" Coran 13-7. "Dis : Humains, je ne suis pour vous qu’un donneur d’alarme explicite" Coran 22-49. "Il m’est révélé seulement d’être un donneur d’alarme explicite" Coran 38-70. "Dis : Je ne suis qu’un homme comme vous, mais à qui se révèle l’unicité de Dieu" Coran 41-6.
Comme nous pouvons le constater, Dieu a expliqué de façon très claire et répétée le rôle du Prophète dans la transmission du message islamique. Bien entendu, ce qui n’est même pas permis au Prophète, ne peut l’être pour un autre humain après lui.  
Au sujet du deuxième point, à savoir l’intérêt pour le pouvoir politique : "Dis : Ô humains, le vrai vous est advenu de votre Seigneur. Qui bien se dirige, ne le fait que pour lui-même. Qui s’égare, ne le fait qu’à son propre dam. Et moi, je ne suis pas votre répondant" Coran 10-108. "S’ils se dérobent, aussi bien ne t’avons-Nous pas envoyé pour les garder. Seule t’incombe la communication". Coran 42-8. "Mieux que personne, Nous savons ce qu’ils disent. Tu ne disposes pas sur eux de coercition. Par le Coran porte au rappel quiconque redoute ma menace" Coran 50-45. "Lance donc le rappel : tu n’es là que celui qui rappelle, tu n’es pas pour eux celui qui régit. Seulement qui se dérobe, dénie, Dieu lui infligera le châtiment majeur" Coran 93-21/24.
Au sujet du troisième point, à savoir imposer ou obliger : "S’ils se dérobent, seule t’incombe la communication explicite" Coran 16-82. "Nous ne t’avons envoyé que comme porteur de bonne nouvelle et donneur d’alarme" Coran 17-105. "Prophète, Nous t’avons envoyé pour témoigner, donner la bonne nouvelle, donner l’alarme, appeler à Dieu, sur son ordre, être un flambeau rayonnant" Coran 33-45/46. "Obéissez à Dieu, obéissez à l’envoyé, prenez garde ; si vous faites volte-face, alors sachez qu’à Notre envoyé n’incombe que la communication explicite" Coran 5-92. "Dis je n’ai pouvoir sur vous ni de vous faire du mal, ni de vous faire aller droit" Coran 72-21.
Comme il est aisé de le constater par ces versets, le Coran rejette très clairement l’utilisation de l’appel à la religion pour des fins politiques ou d’accaparement du pouvoir. Il ne l’a même pas autorisé au Prophète qui en avait tant besoin au début de l’avènement de l’islam chez des païens très hostiles.    
Nous avons proposé, durant ce mois sacré et propice à la réflexion, des éléments d’analyse entre la relation de l’État démocratique et social et les principes de l’Islam. La conclusion est qu’il n’y a pas, a priori, de contradiction entre cet État fort nécessaire et les commandements de l’Islam. De même que le respect des principes de l’Islam, dans l’organisation des services fournis par l’État et les comportements dans la société, ne mène nullement à l’utilisation de la religion pour des fins de pouvoir.
Aïd moubarak saïd. À jeudi prochain pour la suite de notre analyse. Entre temps débattons sur les meilleurs moyens d’avancer vers un avenir de progrès et de prospérité pour tous les Algériens.
Abdarraziq Ali, “L’Islam et les fondements du pouvoir”. Pour la traduction en français, Editions La Découverte, Paris 1994.
À la tentation du pessimisme opposons la nécessité de l’optimisme !
(À suivre)
A. B.

 

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