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Autres / Récit de Adila Katia

Seconde chance

14e partie

Résumé : ​​Son patron Boualem tente de le convaincre de reprendre, mais Omar refuse. Boualem part en lui laissant une lettre. Dès le départ de celui-ci, il se presse d’aller voir Sonia.

- Maman, c’est l’ami de papa ! Celui qui m’a parlé hier ! Tu disais ne pas le connaître ? s’étonne l’enfant.
- Wahid, rentre à la maison ! lui ordonne Sonia, les lèvres pincées.
Une fois seule avec Omar, elle s’écrie, déçue :
-Comment as-tu osé t’approcher de mon fils et lui parler ? Qu’avais-tu à lui dire ?
- Rien de particulier. J’ignorais alors qu’il était ton fils, reprend Omar. Aussi, je voulais te parler de lui. Quelqu’un m’a dit qu’il pouvait être mon fils. Je voulais savoir si c’est vrai ! Car mon cœur me dit que c’est possible !
Sonia s’emporte, même si elle fait tout pour maîtriser sa colère.
- Mais qu’est-ce qui te prend de le croire ? Tu penses que s’il avait été ton fils, je ne te l’aurais pas dit ? rétorque-t-elle. Pauvre Omar !
- Je sens que tu me mens ! Laisse-moi entrer. On sera plus à l’aise pour discuter !
- Mais je ne veux pas discuter avec toi ! réplique-t-elle, devenue blanche d’un coup. Aussi, mets-toi en tête que je ne veux plus te revoir. Pars tout de suite si tu ne veux pas avoir à le regretter !
- Je ne partirai pas ! dit Omar. Tant que tu ne m’auras pas dit la vérité, je ne te laisserai pas tranquille ! Tu peux en être sûre. Je veux la vérité et je l’aurai ! Je reviendrai ! promet-il. Je reviendrai !
- Je te dis de ne plus jamais revenir ! lui dit Sonia.
- Et moi, je te dis que tant que tu ne m’auras pas dit toute la vérité, je reviendrai, que cela te gêne vis-à-vis des voisons ou que cela te mette mal à l’aise ! Je m’en fiche ! Je reviendrai !
Lorsqu’il part enfin, la jeune femme pousse un soupir de soulagement. Elle ferme la porte à clef et s’y adosse. Perdue dans ses pensées, elle ne voit pas son fils s’approcher d’elle.
- Maman ?
Sonia lâche un nouveau soupir, puis se penche vers son fils. Des larmes mouillent son regard. Pour qu’il ne les voie pas, elle se presse de le serrer dans ses bras, contre son cœur.
- Maman, tu me fais mal !
Ce n’est rien par rapport à ce qu’elle ressent. Le passé vient de la rattraper. Après dix années de silence et d’absence, Omar venait de ressurgir dans sa vie. Il risquait de bouleverser leur avenir. Maintenant qu’il savait que Wahid était peut-être son fils, il n’allait pas les lâcher.
- “Je n’aurais pas dû m’installer ici, il n’aurait pas songé à chercher après moi, pense-t-elle. Personne n’aurait pu lui dire que Wahid est son fils… notre fils…”
Des souvenirs lui reviennent, lui déchirant le cœur pour la énième fois. Lorsqu’elle avait rompu avec Omar, elle ne s’était pas attendue à tomber enceinte. À plusieurs reprises, elle avait tenté de prendre contact avec lui. Elle était toujours tombée sur Chahinez et elle ne lui avait jamais laissé de messages. Dépressive, elle avait dû être suivie par un psychiatre. Heureusement, des amies avaient été là pour la soutenir. Elle n’aurait jamais tenu le coup sans elles. Pendant les derniers mois de sa grossesse, elle n’était plus retournée voir sa famille au village. Aussi, lorsqu’un vieux tenta sa chance auprès d’elle, elle n’avait pas refusé sa demande en mariage. N’ayant pas pu se faire avorter faute d’argent, ce mariage avait été l’occasion pour elle de donner un nom à son fils et une vie de famille. Même si sa vie a été triste depuis, elle ne peut s’empêcher d’avoir de la reconnaissance envers ce vieux qui avait accepté de prendre sous sa coupe l’enfant d’un autre. Depuis la mort de son mari, Sonia s’était consacrée uniquement à son fils et à son travail. Elle n’était pas prête à changer, même si Omar allait tout faire pour…


(À suivre)
A. K.


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