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Autres / Récit de Adila Katia

Seconde chance

18e partie

Résumé : ​Aldjia désespère. Omar espère trop. Il est très déçu lorsqu’elle refuse de le voir. Il ne peut plus approcher Wahid, et cela le tue à petit feu. Pour lui, il est prêt à faire une folie.

- Écoute Sonia ! Je n’en peux plus ! Si tu ne me laisses pas entrer, je vais ameuter tout le village ! Je vais faire un scandale dont on parlera même dans vingt ans ! la prévient-il. Je te jure que tout le village connaîtra notre histoire, dans ses moindres détails. Si tu ne m’ouvres pas !
- Omar ! Pourquoi me harceler ? Je n’en peux plus de te voir tourner autour de la villa ! De trouver la boîte aux lettres pleine ! Laisse-nous vivre tranquillement ! Tu ne nous as pas fait assez de mal ? lui rétorque-t-elle dans l’interphone. Il faut aussi que tu nous empoisonnes la vie pour te sentir bien dans ta peau !
- Non ! Je ne veux rien de tout cela, mais ne me force pas à le faire ! Ouvre-moi ! Nous devons discuter. Maintenant, insiste Omar. Sinon je me mets à crier !
Comme elle semble hésiter, il se met à crier, appelle les passants à venir écouter le drame qu’il vivait depuis son retour d’exil.
Curieux, ils sont nombreux à s’arrêter devant le portail, regardant vers les fenêtres de la villa.
Omar n’a pas encore commencé le récit de ses déboires que le portail s’ouvre automatiquement. Satisfait, il se tourne vers les curieux qui attendaient.
- Mais qu’est-ce que vous faites ici ? Circulez, il n’y a rien à voir ici !
En entrant dans la grande maison, il est impressionné par la beauté du vestibule, puis du salon.
Sonia était à la fenêtre du salon. Son visage était blanc de colère.
- Viens voir !
Omar s’approche et sourit en voyant que les villageois s’étaient un peu dispersés, mais ils se tenaient à bonne distance de la villa. Ils regardaient encore vers les fenêtres, se demandant sûrement ce qui pouvait bien s’y passer. Demain, tout le village saurait qu’elle l’a reçu chez elle.
- Tu es satisfait ? lui lance-t-elle. C’est bien ce que tu voulais ? Que je devienne le sujet principal aux terrasses des cafés ?
- C’était l’unique solution pour que tu acceptes de me recevoir !
Sans y avoir été invité, Omar prend place dans un fauteuil et, d’un coup, il vide tout ce qu’il a sur le cœur. Pour lui, cela ne pouvait plus durer.
- Wahid est mon fils, j’en suis sûr maintenant, lui dit-il. Chahinez m’a appris que tu avais souvent appelé et elle te savait enceinte !
Je l’ai appris récemment !
- Cela ne l’a pas empêchée de dormir, rétorque-t-elle. Elle aurait dû tout te dire il y a dix ans ! Elle m’aurait épargné bien des souffrances !
Elle m’aurait évité de me marier avec un vieux !
- Il avait une autre famille ? l’interroge Omar. Ce n’était pas un célibataire endurci ?
Sonia lui apprend que non. Elhadj Hadi avait été abandonné par sa femme lorsqu’elle apprit qu’il avait un cancer du poumon.
Il avait eu un malaise dans la rue lorsque Sonia l’avait aperçu pour la première fois. Elle était allée le voir et lui avait proposé son aide.
Elhadj Hadi en avait été touché. Sonia avait arrêté un taxi et l’avait emmené à l’hôpital où il aura été hospitalisé pendant plusieurs jours. Sonia avait été la seule à lui rendre visite. Elle avait su gagner sa sympathie, et se sentant en confiance avec lui, elle s’était confiée à lui.
- Alors, il m’a proposé de nous prendre en charge en échange de ma présence près de lui, jusqu’à sa mort, termine Sonia, très lasse. C’est généreux de sa part. Il nous a donné un nom et nous avons hérité de tous ses biens !
- Je ne le savais pas Sonia ! s’écrie Omar. Jamais on ne se serait séparés si j’avais su ! J’ai mal en voyant tout ce que j’ai raté. Je veux reprendre avec toi. Je veux être avec Wahid. C’est mon fils. Tu ne peux pas m’interdire de le voir, de mieux le connaître. Je veux le voir grandir, être là quand il aura besoin de moi !
- Je ne vois pas comment tu pourrais passer tout ton temps ici ? Les gens vont jaser, dit-elle, si ce n’est pas déjà fait. Tu as le don de tout gâcher ! Même si tu ne le veux pas.


(À suivre)
A. K.


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