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Autres / Récit de Adila Katia

Les doutes

22e partie

Résumé :  Lorsque Fadhéla fait des reproches à son mari sur son comportement, ce dernier lui avoue ses doutes quant à sa fidélité. Pour s’en assurer, il décide qu’elle ne travaillera plus. Fadhéla n’est pas d’accord. Akli menace de la tuer…

-Mais qu’est-ce qui t’a pris ? Pourquoi ? Pourquoi l’as-tu agressé ? l’interroge Fadhéla qui n’en revenait toujours pas. Tu aurais pu le tuer !
-Tant que mon honneur est sauf, il peut crever, répond Akli. C’était juste une leçon pour qu’il cesse de tourner autour de toi… Qu’est-ce qu’il croyait ? Que tu n’avais pas de mari ? d’homme pour te protéger ?
Le vieil homme était heureux. Sans l’intervention des passants, il n’aurait fait qu’une bouchée de ce filou. Cependant, il était froissé par la réaction de sa femme. Elle avait pleuré en voyant son état quand il en avait fini avec lui.
-Ton honneur était en jeu, lui dit-il. Pourquoi es-tu bouleversée ? Cet homme n’est rien pour toi…
-C’est un malade… Il a une maladie chronique, lui répond-elle. Tu aurais pu le tuer… S’il vient autant de fois au cabinet, c’est uniquement pour surveiller sa tension !
-Et tu crois que je vais te croire ? rétorque le vieil homme qui commençait à douter de la fidélité de sa femme rien qu’à sa façon de défendre “son malade”. Il ne serait pas ton amant, par hasard ? Il ne vient que lorsque je suis ailleurs… Vous passez du bon temps ensemble, sous le nez des autres ! Tu me crois idiot au point de croire à ce prétexte ?
-Tu n’es pas idiot, mais tu te trompes complètement, se défend-elle. Il n’y a rien entre moi et lui… Il n’y a rien de personnel… Il n’est qu’un malade à mes yeux !
-Mon cœur me dit que non ! Tu as une relation avec lui ! crie le vieil homme. Depuis quand ? veut-il savoir. Depuis quand me trompes-tu avec lui ?
-Jamais je ne t’ai trompé ! Je te le jure… Pourquoi es-tu jaloux ? Sans raison, sans preuve rétorque-t-elle, blessée dans son amour-propre. Je me rends compte que ton fils n’exagérait pas quand il me disait que tu avais fait de la vie de sa mère un enfer ! Il craignait que tu en fasses autant avec moi !
-Alors comme ça, vous parliez de moi en mon absence ! s’exclame-t-il. Même mon fils est monté contre moi ! Mais de quoi d’autre encore avez-vous parlé ? Il doit tout savoir sur nous, sur mon impuissance !
-Non, s’écrie-t-elle. On n’a pas parlé de choses intimes ! Arrête de délirer !
-Il ne t’a pas donné de conseils ? l’interroge Akli. Il n’a pas proposé son aide ? Je veux tout savoir !
-C’est tout ce qu’il m’a dit ! Ta jalousie maladive était connue des tiens… Dans le fond, ça t’arrangeait que je sois en froid avec ma famille ! Ça te permettait de ne pas dévoiler ta vraie nature… Tu aurais fait tout ton possible pour me priver de ceux que j’aime… C’est dans ta nature, insiste la jeune femme. Tu n’es bien qu’en voyant souffrir ceux qui t’aiment !
-Tu as peut-être raison ; sinon, je vais faire mieux, lui dit-il. Je vais te donner raison… À partir d’aujourd’hui, tu ne sortiras plus !
-Jamais ! s’écrie Fadhéla. Je n’abandonnerai jamais mon travail et mes amis… Pour toi, j’avais accepté de me séparer de ma famille… Je peux te jurer que je garderai les autres, ne t’en déplaise ! D’ailleurs, j’ai accepté de me rendre à un séminaire médical ! Je serai absente une semaine ! J’hésitais à accepter mais là, je viens de prendre ma décision !
-Et moi ? Je fais quoi ? Je n’ai pas mon mot à dire ?
Fadhéla hausse l’épaule. Elle est décidée à ne pas se laisser faire.
-Tu rendras visite à tes enfants et petits-enfants, réplique-t-elle. Cela leur fera plaisir de te recevoir ! Mais si tu ne veux pas t’y rendre, tu garderas la maison en attendant mon retour !
-Oh non ! Tu ne t’y rendras pas, et tu sais quoi, tu vas abandonner ton travail ! Ma pension me permet de couvrir tous tes besoins, lui dit-il. Moi, je te dis que tu vas tout abandonner, sinon…
-Sinon quoi ? l’interrompt-elle en reculant à chaque fois qu’il s’approchait d’elle. Tu vas me battre à mort !
-Te battre ? reprend le vieil homme aveuglé par la colère et la jalousie. Je préfère te tuer ! Au moins ainsi, j’aurais le cœur en paix !


(À suivre)
A. K.


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