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Autres / Récit de Adila Katia

Denia

38e partie

Résumé : Selma se rend chez sa belle-famille de temps à autre, pour voir son beau-père. Lyès a pris un congé, pour aller et venir à sa guise. Sa famille n’a pas changé d’attitude envers Selma qui surprend une conversation entre ses belles-sœurs. Selma aurait mis les points sur les i, si Samir n’était pas venu…

Selma attend qu’ils soient chez eux, Samir en face de la télé, pour lui faire part des commentaires de ses belles-sœurs.
-La guerre n’est pas finie, lui dit-elle. Elles ne cessent de médire sur mon compte ! Elles voulaient que j’entende tout !
-Ne tombe pas dans le piège ! Elles ne supportent pas qu’on ait repris, dit Lyès. Tout ce qui compte, c’est moi, ce que je pense et dis de toi ! Tu es ma femme et la mère de mon fils ! Je ne referais pas la même erreur !
-Mais jusqu’à quand serai-je rejetée ? Je ne peux plus supporter cela, le prévient-elle. Je ne peux pas rester plus de cinq minutes là-bas ! Et puis, j’ai décidé de reprendre mon travail ! Même si on est là provisoirement, je tiens à m’occuper… Samir doit reprendre l’école. As-tu pensé à l’inscrire ici ? Je ne veux pas qu’il ait du retard dans le programme scolaire !
-Bien… Tu as raison. Écoute Selma, je voulais te parler d’un autre sujet qui risque de changer notre vie et nombre de promesses que je t’ai faites, murmure Lyès. Mon frère m’a demandé de participer aux activités commerciales de la famille ! Comme tu le sais, on a une chaîne de magasins vestimentaires, en plus de l’import-export de fruits exotiques. Il est dépassé et si avant, père pouvait le conseiller, maintenant, ce n’est plus le cas ! Alors, si je t’en parle, c’est parce que j’ai besoin de ton aval. Si tu n’es pas d’accord, je refuse sa proposition !
Selma hausse les épaules. La proposition tombe mal et qui sait s’il n’y a pas d’autres intentions cachées. Mais Lyès ne peut pas rester inactif. Il faudrait du temps pour que son père s’y remette. S’il est décidé à rester ici pour lui, autant qu’il travaille, car leurs économies fondront comme neige au soleil.
-Mais toi, sans moi, qu’aurais-tu décidé ?
-Franchement, je suis tenté, dit Lyès. Je pourrais travailler à mon compte et me libérer chaque fois que mon père aurait besoin de moi ! Si tu tiens à travailler, tu n’auras qu’à tenir une boutique ! On travaillera ensemble ! On ne se séparera plus !
-Houlala ! Tu viens de faire une proposition qui ne va pas enchanter ta famille ! Tu risques de le regretter ! Ton frère ne voudra plus de toi pour gérer ces commerces ! Il veut de toi mais pas de moi ! T’a-t-il parlé de moi une seule fois ? Il y a tant de haine dans son regard que je crains de me retrouver seule dans la même pièce que lui, lui confie-t-elle. Notre mariage ne les a jamais réjouis et nos retrouvailles aussi !
-Il faut qu’il s’y fasse, ton bonheur compte avant tout. Même ce commerce ne compte pas, je peux chercher du travail ailleurs.
-Ce qui n’est pas évident. Non, dit-elle en prenant sa main. Tu peux reprendre ces commerces, mais mets-les en garde ! Ils ne doivent pas se mêler de notre vie !
Lyès la prend dans ses bras, le regard reconnaissant.
-Je t’aime Selma ! Merci de nous donner cette chance ! Je retourne discuter avec lui.
-Va, mais ne tarde pas !
Lyès l’embrasse avant de partir. Selma rejoint Samir, dans le salon. Il est allongé sur le canapé et quand elle s’assoit près de lui, il pose la tête sur ses jambes. Elle en profite pour lui caresser les cheveux.
-Pourquoi tu te disputais avec papa ?
-Non, le rassure-t-elle. On discutait…
-Vous n’allez pas vous séparer ? lui demande-t-il en se tournant pour la regarder dans les yeux. Tu ne vas pas partir ? Tu ne me laisseras pas, n’est-ce pas?
-Non, je te le jure ! Jamais plus on ne se séparera, promet-elle.
Pour changer de sujet, elle lui parle de l’école du quartier qu’il fréquentera incessamment. La vie ne s’est pas arrêtée à leur retour et à la mort de sa belle-mère. Elle se mettra au travail, elle aussi, et elle a conscience que tout ce qu’elle fera, déplaira à sa belle-famille. La question qu’elle se pose est : Lyès prendra-t-il son parti si les choses se corsaient ?


(À suivre)
A. K.


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