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Autres / Récit de Adila Katia

Denia

41e partie

Résumé : Tout à sa colère, Selma n’a pas vu qu’il était bouleversé. Il a failli perdre son père. Il a fait un malaise. Ses sœurs étaient occupées. Selma se plaît à lui rappeler que si c’était elle qui était chargée de le surveiller, ils l’auraient tous blâmée. Alors qu’elle regarde par la fenêtre, elle aperçoit sa mère descendant d’un taxi…

-Lyès, je voudrais que tu me laisses seule un moment. Je vais avoir de la visite…
Il la regarde surpris.
-Et pourquoi je partirais ? Qui vas-tu recevoir ?
-Écoute, je veux parler avec ma mère seule ! J’ai des choses à lui dire et je ne veux pas que tu y assistes ! Je t’en prie Lyès, sors !
-C’est ta mère, tu ne dois pas lui manquer de respect ! Le passé est derrière nous ! Quoi qu’elle ait pu faire, il lui semblait que c’était pour ton bien !
-Va raconter ça aux autres ! Je t’en prie, laisse moi avec elle !
-Promets-moi de ne pas être grossière ! Garde en tête que c’est ta mère et que tu es son unique enfant, lui dit-il. Que tu lui dois tout, malgré tout !
-Oui, oui, mais pars !
Lyès sort avant l’arrivée de sa belle-mère. Même s’il ne la porte pas dans son cœur, il ne lui a jamais manqué de respect. Cela ne risquera pas d’arriver. Il tombe sur elle, dans les escaliers.
-Aâslama khalti, dit-il en lui faisant la bise. Comment vas-tu ?
Baya reprend son souffle et lui répond, toute heureuse de son
accueil.
-Hamdoullah wlidi… On m’a dit que vous étiez revenus ! Je suis contente, tu ne peux pas savoir à quel point !
-J’imagine, oui… Je dois y aller, mais Selma est à la maison, lui dit-il. Je te verrais plus tard !
Baya le regarde partir, puis monte. Elle n’a pas à frapper, sa fille l’attend, l’air mauvais. Elle veut l’embrasser, mais Selma tourne la tête.
-Le temps ne t’a pas arrangée, remarque Baya en entrant. J’étais heureuse en apprenant ton retour ! Quand es-tu revenue ?
-Je ne me souviens plus, répond-elle sèchement. Pourquoi es-tu venue ?
-J’ai appris la mort de ta belle-mère. Je suis passée les voir.
-C’est vrai que tu t’entendais bien avec elle, ironise la jeune femme. Au point de leur donner les biens de papa !
-Benti…
Selma se bouche les oreilles en secouant la tête.
-Non, ne dis pas benti ! Si tu n’avais pas marchandé avec mes bourreaux, je ne serais pas partie d’ici ! Je n’aurais pas abandonné mon enfant ! Je ne serais pas restée toutes ces années sans lui ! Tu ne peux pas savoir combien je t’en veux !
-Selma benti, je te jure que…
-S’il te plaît, ta présence me met hors de moi ! S’il te plaît, pars ! Je ne te considère plus comme ma mère depuis longtemps ! C’est de ta faute si j’ai souffert tout ce temps ! Que mon fils s’est retrouvé sans moi, sans sa mère pour l’aimer et le protéger ! Hamdoullah, Lyès a su prendre les choses en main, alors que j’imaginais le contraire !
-Personne ne t’avait demandé de partir, lui rappelle Baya. J’ai eu ma part de souffrance ! Je te croyais morte ou proie retenue prisonnière par une bande de criminels ! Je n’en dormais plus !
-Ma prison était ici, rectifie la jeune femme, pleurant de rage. La bande de criminels, c’était vous ! Vous avez tous œuvré pour que je jette l’éponge ! Je ne pouvais rien emmener de cette prison ! Pas même mon fils…


(À suivre)
A. K.


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