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Autres / Récit de Adila Katia

Denia

44e partie

Résumé : Selma a rendu son petit-déjeuner. Sa mère la soupçonne d’être enceinte et ne cache pas sa joie. Selma doit mettre les points sur les i. Elle et Lyès n’en sont pas encore au point de tout partager. Elle va se reposer un moment, mais quand elle tente de se lever, une douleur la plie en deux. Baya se charge de l’emmener à l’hôpital…

-Je vous en prie, sauvez-la ! J’ignore ce qui lui arrive ! Occupez-vous d’elle !
Les infirmiers emmènent déjà Selma au bloc des urgences. L’un d’eux prend note de son nom et de son âge. Baya prie sa voisine d’aller fermer l’appartement. Elle restera ici à attendre des nouvelles de sa fille. Le temps lui paraît long, et le ballet incessant des infirmiers entre différents services et les urgences l’agace. Car aucun de ceux qu’elle interroge n’a d’informations à lui donner.
-Comment ça ? Mais vous l’avez bien emmenée ? Le médecin l’a vue ?
-Il l’examine el-hadja ! Peut-être qu’ils lui font un bilan sanguin ? En tout cas, la rassure l’infirmier, elle est entre de bonnes mains ! Laissez-nous faire notre travail ! Dès que j’en saurai plus, je viens vous voir !
-Je l’espère ! dit-elle en le regardant retourner au bloc des urgences. Ya Allah, protégez ma fille, prie-t-elle en larmes. On vient de se retrouver !
Baya va s’asseoir, mais elle ne peut pas tenir en place longtemps, tant elle est angoissée pour sa fille. Quand elle aperçoit Lyès et son petit-fils, elle accourt vers eux.
-Ah Lyès wlidi ! s’écrie-t-elle, soulagée de ne plus être seule et d’avoir quelqu’un à qui confier ses angoisses. Elle avait mal ! Si mal la pauvre !
-Elle allait bien quand je l’ai quittée, remarque-t-il. Qu’est-il arrivé ?
Baya hausse les épaules.
-Elle a vomi, s’est plainte d’être fatiguée… Après, elle avait mal au bas-ventre ! Elle ne pouvait plus tendre la jambe droite !
Quand elle croise le regard inquiet de Samir, elle se penche vers lui et veut lui caresser la joue mais il recule. Lyès l’excuse.
-Dis bonjour à ta grand-mère !
-Bonjour…
Baya s’approche et l’embrasse sur la joue, très émue.
-Allah ibarek ! C’est un beau garçon ! dit-elle avant de s’adresser au petit. J’aurais voulu te connaître avant, mon petit ange ! Comme tu es beau ! Les yeux de ta maman et le charme de ton papa !
-Où est maman ?
-Elle avait un peu mal au ventre, dit-elle. Le médecin la voit maintenant ! Tu vas voir, elle va vite se remettre ! Ne t’inquiète pas mon ange !
-Va t’asseoir ! lui demande Lyès en lui désignant un siège vide dans le hall.
Il attend que Samir se soit éloigné pour l’interroger.
-Que s’est-il passé ?
-On a discuté, on s’est dit des méchancetés mais rien qui puisse la rendre malade ! lui jure-t-elle. C’est ma fille ! Je ne lui veux aucun mal ! Je veux finir ma vie entourée des miens !
Avoir un endroit où me poser sans me sentir de trop ! Lyès, je te jure que je suis heureuse que vous vous soyez retrouvés ! Je regrette de m’être fait avoir et de ne pas avoir été là pour elle, mais je veux corriger mes erreurs ! Je n’ai qu’elle. Tu comprends ?
Lyès soupire. Comment ne pas la comprendre ? N’a-t-il pas repris avec sa famille alors qu’il s’était toujours juré de rester loin d’eux ?
-Oui, il n’y a rien à expliquer…
Un infirmier crie leur nom. Lyès et Baya se dirigent vers lui.
-Comment va-t-elle ? Qu’a-t-elle ?
-Elle va être opérée. Ils viennent de l’emmener au bloc opératoire. Elle a eu une crise d’appendicite aiguë ! Heureusement qu’elle a été amenée à temps !
-Hamdoullah, ya Rabbi ! J’ai bien fait de venir aujourd’hui ! Si elle avait été seule, elle aurait pu mourir !
Lyès en a bien conscience. Lorsqu’elle se réveille en salle de réanimation, elle ne comprend pas trop ce qui lui était arrivé.


(À suivre)
A. K.


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