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Autres / Récit de Adila Katia

Denia

45e et fin partie

Résumé : Baya s’angoisse pour le sort de sa fille. Les infirmiers ne peuvent pas la renseigner sur son état. Lorsque Lyès et son petit-fils arrivent, elle court vers eux. Elle est heureuse de rencontrer Samir. Plus que jamais, elle veut refaire partie de leur vie. Ne vient-elle pas de la sauver ?

-J’ai mal. Qu’est-ce qui m’est arrivé ?
Lyès se charge de tout lui expliquer.
-Tu as frôlé la mort, omri, dit-il en lui prenant la main. Je remercie Allah que ta maman soit venue et qu’elle ne soit pas repartie après ton accueil ! Tu as été affreuse, tu sais !
La jeune femme grimace de douleur.
-J’ai trop mal pour parler d’elle !
-Alors laisse-moi parler ! Ta mère t’a sauvé la vie ! Si elle n’avait pas été là, tu aurais eu ta crise et tu en serais certainement morte ! Même si tu as refusé son aide, elle ne t’a pas écoutée ! Elle s’est débrouillée pour te ramener aux urgences ! Selma, c’est celle qui t’a donné la vie, qui t’a sauvée !
Selma pleure de douleur et aussi de regrets.
-Il faut me comprendre. J’avais toutes les raisons de lui en vouloir, de ne plus vouloir d’elle dans notre vie ! Elle avait fait des choix qui ont bouleversé notre vie !
-Ce sont des erreurs comme ça qu’il nous arrive de faire en croyant bien agir dans l’intérêt des autres !
-Je sais. Moi-même j’en ai fait ! murmure-t-elle en essuyant ses larmes. Où est Samir ?
-Avec elle…
Lyès se charge de tout lui expliquer.
-Heureusement qu’elle n’est pas partie quand je le lui ai demandé !
-Selma, n’oublie pas de la remercier ! Laisse-la revenir dans notre vie ! Nous ne sommes plus des adolescents ! Personne ne peut influer sur notre vie, dit Lyès. Nous saurons nous préserver des gens malintentionnés ! Malgré tout, c’est ta mère ! Tu lui dois tout…
-Je sais, je sais, soupire-t-elle. Quand elle viendra, laisse-nous seules !
Lyès sourit, heureux de la tournure des événements.
-Elle attend dans le couloir. Je vais lui dire que tu veux lui parler…
Il l’embrasse sur le front, puis se décide à sortir de la chambre. La main sur la poignée de la porte, il se retourne vers elle.
-Selma, je t’aime !
La jeune femme hoche la tête.
-Moi aussi, murmure-t-elle.
Elle le regarde sortir. Sa mère ne tarde pas à pousser la porte de la chambre d’hôpital. Les traits de son visage semblent accentués par l’inquiétude. En cet instant, elle fait plus que son âge. Elle s’approche et prend doucement sa main comme si elle risquait de se briser en mille morceaux. Elle s’efforce à sourire. Elle aussi pleure.
-Hamdoullah ya Rabbi, tu t’en es sortie, dit-elle en se penchant pour l’embrasser sur le front. Je n’aurais pas supporté de te perdre une seconde fois !
-Si je suis encore là, c’est parce que tu étais là ! Peut-être que mon heure n’était pas arrivée !  Mais je t’en suis reconnaissante ! Tu as bien fait de ne pas m’écouter ! Si tu n’étais pas aussi tenace, mon petit Samir serait sans sa mère maintenant !
-Tu as un adorable petit garçon, et Lyès l’a bien élevé, complimente Baya. Tu n’as pas à me remercier, je n’ai fait que mon devoir !
-Pardonne-moi maman !
-Je t’ai pardonnée le jour même où tu es née ma fille ! Je t’aime tant !
-Oh maman ! Si tu savais comme je regrette !
Pour toute réponse, Baya la prend dans ses bras et la serre à l’étouffer. Selma se blottit contre son sein et hume son parfum avec bonheur. Un sentiment d’apaisement s’est emparé jusqu’au plus profond de son être. Elle vient de retrouver la paix.
La vie vient de leur donner une seconde chance pour se retrouver. Selma et Baya sont décidées à laisser les erreurs du passé derrière elles et à se consacrer à l’avenir. Avoir frôlé la mort permet à Selma de vouloir profiter de sa famille et de la vie comme jamais, et d’aller de l’avant !


Fin
A. K.


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