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Autres / Récit de Adila Katia

Les regrets ne changent rien

53e partie

Résumé : Fella ne peut pas rester les bras croisés. Elle va à son hôtel, prend le temps de se changer avant de se rendre à la pharmacie. Lorsqu’elle parle à l’employé, elle s’attend à ce qu’il l’aide mais il interprète l’absence de Madjid autrement. Elle appelle Ouahab. Ils se verront au restaurant où il lui réserve une belle surprise…

- Fella, notre histoire est différente de la leur ! Cela fait des jours que je me préparais à te demander en mariage ! Tu sais combien je t’aime ! Mais ne me parle plus d’Ibtissem ! Elle a fait des conneries ! Tu es au courant ? Si elle aimait vraiment Fethi, elle ne serait pas allée avec l’autre ordure !
Oublie-la ! C’est une mauvaise femme… elle n’est pas fréquentable ! Sors là de ta vie comme l’a fait sa
famille !
Fella secoue la tête.
-L’erreur est humaine ! J’ai vraiment peur pour elle… Je crois qu’elle n’a plus toute sa tête à elle ! Elle croit que les enfants vont l’aimer, qu’elle deviendra leur mère !
-Qu’elle croit ce qu’elle veut ! réplique Ouahab. Folle ou pas, on n’est pas responsables de ses actes et encore moins d’elle ! Plus tu te tiendras éloignée d’elle mieux tu te
porteras !
-Je ne me sentirais pas mieux. Toute la journée, j’ai pensé à elle ! Mes propos l’ont vexée et elle a même quitté l’hôtel !
-Elle te fuit et toi tu t’accroches à l’amitié d’une malade mentale ! rétorque Ouahab en s’emportant. Je te dis de la rayer de ta liste d’amis !
Oublie-là !
Fella ne peut pas se résoudre à renoncer à elle, même si cette discussion tournait à la querelle.
-Rappelle-toi les périodes où ils nous aidaient ! On était au chômage et ils étaient là, pour nous ! dit-elle en posant le bouquet de fleurs. Elle m’a toujours aidée ! Avant…
- Oui, c’était avant ! précise Ouahab, s’asseyant brusquement, agacé par le fait qu’elle refuse de l’écouter. Fella, quand tu me parlais de tes angoisses tout à l’heure, je croyais que c’était par rapport à nous ! Parce qu’on n’a encore rien fait pour officialiser ! Il y a quelques semaines, j’ai parlé de toi à ma famille et ils sont d’accord pour voir tes parents ! Je voulais organiser une sortie et te faire la surprise ! Lorsque tu m’as appelé tout à l’heure et que tu me parlais d’angoisses, je me suis dit que c’est le meilleur moment pour les chasser ! Je t’imaginais sautant à mon cou !
-Ouahab ! Ouahab, si tu m’aimes, aide-moi pour avoir la conscience tranquille ! Une fois que je saurais qu’elle, Madjid et ses enfants vont bien, je veux bien passer à autre chose ! dit-elle. S’il te plaît !
-Il est près de vingt heures, et chez certaines familles, ils ont déjà dîné et se préparent à aller au lit ! On ne peut pas aller les voir maintenant ! Ça ne se fait pas de débarquer chez des inconnus, de nuit, juste pour savoir s’ils vont bien !
-Allons à la pharmacie, propose-t-elle. Si on le trouve, on n’aura pas à se rendre chez lui !
-La pharmacie doit être fermée à cette heure-ci !
Ouahab pousse un grognement sourd, en voyant ses yeux larmoyants. Il se lève et la prend par le bras.
-Bon ! Allons-y ! Mais après ça, je ne veux plus entendre parler d’elle ! C’est clair ?
Fella a un petit sourire. Elle attrape son sac et le bouquet de fleurs et le suit. Il règle la consommation et ils sortent du restaurant. Ils arrêtent un taxi et montent. Durant tout le trajet, ils ne soufflent mot. Fella ne cesse de prier pour qu’ils trouvent la pharmacie ouverte et Madjid présent. Cela chassera cette sourde angoisse qui étreint son cœur depuis des heures.
- C’est encore ouvert ! s’écrie-t-elle en voyant de la lumière à l’intérieur. Je crois qu’ils sont de garde ! C’est une chance, on pourra savoir s’ils ont des nouvelles de Madjid !
Elle descend en premier. Elle se fige en voyant Madjid et Ibtissem en train de se quereller…


                      (À suivre)
A. K.


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