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Autres / Récit de Adila Katia

Les regrets ne changent rien

54e partie

Résumé : Fella se fait un sang d’encre pour son amie. Ouahab, qui ne veut plus entendre parler d’Ibtissem, s’emporte presque. Il attribuait ses angoisses à son manque d’empressement à officialiser leur relation. Mais il finit par céder. Ils quittent le restaurant sans avoir dîné. Ils se rendent à la pharmacie et trouvent Ibtissem en train de se quereller avec Madjid…

-Tu vois, ils vont bien ! s’écrie Ouahab en retenant Fella par le bras, l’empêchant d’entrer. Laisse-les régler leurs problèmes ! Ils n’ont pas besoin de toi !
-Je veux parler à Ibtissem ! Ce n’est pas parce que je n’approuve pas sa conduite qu’elle n’est plus mon amie !
-Mais pourquoi t’accroches-tu à elle ?
-Donne-moi deux minutes, après on part, promet Fella.
Ouahab lui libère le bras. Elle entre dans la pharmacie.
-Salam aleykoum ! dit-elle, hochant la tête vers Madjid.
Ibtissem se tourne d’un coup, en reconnaissant sa voix.
-Qu’est-ce que tu fais ici ? Pourquoi es-tu venue voir Madjid ? Il t’intéresse aussi ?
-Mais t’es folle ! Je me faisais un sang d’encre, pour toi ! Tu as quitté l’hôtel, tu n’es pas allée au boulot ! Personne ne savait où tu étais !
Ibtissem a dans le regard une étrange lueur.
-Mon amie, ma sœur, je te jure que je m’inquiète pour toi ! Je n’aurais pas pu dîner et aller me coucher sans savoir que tu allais bien… en fait, que vous alliez bien !
Madjid ferme les yeux un moment, comme pour puiser en lui de la patience.
-Je vois que tu as une amie sensée, dit-il à Ibtissem. Tu devrais
l’écouter !
-De quoi te mêles-tu ? demande Ibtissem à Fella. Tu ferais mieux de rejoindre Ouahab ! Vous n’avez rien à faire ici ! Ce qui se passe entre Madjid et moi ne te concerne en rien ! Pars d’ici !
-Pourquoi vous querellez-vous ?
-J’ai eu toutes les peines du monde à la sortir de chez moi ! Elle s’y était rendue en mon absence ! Heureusement, il n’y avait personne, raconte Madjid. Mes enfants avaient passé la nuit chez ma belle-famille ! Personne ne l’a vue, et c’est tant mieux !
-Ibtissem, reviens à la raison ! la prie Fella.
-Tu veux dire que je suis folle ?
-Non, non. Ne te laisse pas guider par les sentiments ! Viens avec moi ! Tu dois prendre du recul…
Mais Ibtissem la repousse quand elle veut prendre son bras.
-On n’est plus amies, lui dit-elle. Pars ! Pars…
Elle la pousse vers la sortie. Le bouquet de fleurs tombe sur le sol. Elle ne la laisse pas le ramasser. Ouahab vient à elles et il lui aurait donné une gifle pour la remettre à sa place si Fella ne s’était pas interposée.
-Ta place est dans un asile ! lui crie-t-il. Va te faire soigner sinon tu finiras par traîner dans les rues à crier des obscénités à la face des gens !
-Partons, le prie Fella. Je suis venue pour rien…
-Partez… Je ne veux plus vous voir ! Si j’étais folle, je prendrais un couteau avec moi et je le planterais dans le cœur des gens avec qui je ne m’entends pas !
-Va ! Calme-toi ! On part, dit Fella, conciliante. Tu ne nous reverras plus !
-Oui, c’est ça ! Imbécile que je suis ! s’écrie Ouahab. Je n’aurais pas dû t’amener ici !
Fella regarde une dernière fois son amie et croise son regard mauvais. Elle refermait la porte de la
pharmacie.
-J’ignore comment elle peut croire que cette famille veut d’elle ! Ils ont fait l’erreur d’avoir une relation et ce n’était pas fait pour durer ! Elle me fait de la peine ! Elle croit à des chimères ! Son réveil sera brutal !
-Brutal ou pas, elle n’a pas besoin de toi ! À cause d’elle, notre soirée est gâchée ! Dire que je t’ai fait ma demande en mariage et que tu n’as pas répondu…
Fella le prend par le bras et ne peut lui cacher ses larmes. Elle n’est pas près d’oublier cette journée où elle s’est angoissée pour une amie qui ne la considérait plus ainsi.
-Ouahab, c’est oui ! Mais jure-moi que notre histoire ne finira pas comme la leur !
-Ça ne dépend que de toi !


 (À suivre)
A. K.


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