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Autres / Récit de Adila Katia

L’inaccessible

55e partie

Résumé : Maria a décidé de vendre son appartement. Elle s’installera ailleurs. Même si Dalila lui a appris que Yahia et sa femme sont fâchés, elle ne veut plus le croiser. Pourtant quand il appelle chez elle, elle est bouleversée quand il lui dit qu’elle lui manque…

- Maria… Maria, j’ai besoin de toi. Depuis que je t’ai revue, je suis en manque de toi. Tu étais ma drogue douce, celle dont je ne peux pas me passer… Tu le sais !
La jeune femme pose le combiné contre son cœur, comme pour qu’il entende les battements de son cœur. Yahia lui parle comme du temps où ils étaient ensemble. Sa voix grave et basse la bouleverse plus qu’elle ne le voudrait.
Elle trouve la force de ne pas écouter son cœur. Même si elle l’aime encore, malgré tout, la réalité lui saute aux yeux telle une gifle.
- Tu es marié Yahia, murmure-t-elle. Tu as des filles…
- Je vais me séparer d’elle… Je veux te retrouver, dit-il. Je regrette tant de choses. On n’aurait jamais dû se séparer !
-Ah oui… Mais tu ne voulais pas qu’on soit ensemble officiellement ! Je t’ai donné les plus belles années de ma vie et le meilleur de moi-même ! Tout ce qui comptait pour toi, c’était que je sois là, pour toi, quand tu le voulais !, dit-elle très amère. Notre séparation était inévitable !
- Je veux reprendre, insiste-t-il. Je t’aime…
- Yahia, je suis… Je suis mariée, maman… Tu sembles oublier qu’on a des enfants avec d’autres !
- On sera une famille composée, et alors ? Je l’aimerais comme s’il était mon fils ! Je prendrais soin de lui ! Je te le jure ! Maria, écoute-moi…
- Laisse-moi du temps, le prie-t-elle en larmes. Laisse-moi me faire à l’idée qu’on puisse reprendre notre relation ! Ne me mets pas la pression ! Tu sembles oublier mon mari !
- Je serais meilleur que lui. Je ferais ton bonheur, je t’aimerais !
- Tu as déjà eu l’occasion de m’aimer… Yahia, je dois raccrocher ! Prenons le temps de réfléchir !
Elle raccroche lentement. Elle essuie ses larmes. Le cœur serré, elle pense qu’il lui a dit tout ce qu’elle aurait voulu entendre quelques années plus tôt.
Elle imagine le bonheur de son fils si elle acceptait de renouer avec Yahia. Salem avait besoin d’un père, mais ce dernier était déjà pris. Elle n’a pas le cœur à construire son bonheur sur le malheur des autres. S’il était encore libre, elle n’hésiterait pas, mais il a une famille. Ses deux filles, encore bébés, souffriraient de son absence, de leur séparation.
- Tant pis Yahia, tu aurais dû y penser avant de me larguer alors que je te demandais juste d’officialiser ! On était comme un vieux couple qui se chamaillait le matin et se retrouvait le soir ! Maintenant, c’est trop tard !
Les jours suivants, elle le pleurera souvent. Sa décision était prise. Elle ne reprendra pas avec lui. Elle en souffre beaucoup.
Lorsque l’agent commercial l’appelle pour lui apprendre qu’elle avait des propositions, Maria lui donne son feu vert. Plus vite l’appartement sera vendu, plus vite elle pourra recommencer sa vie. Elle lui demande de lui sélectionner des F3 en dehors d’Alger, et la prie d’être discrète.
Elle ne veut plus fréquenter les mêmes quartiers que lui. C’est fini entre eux.
Un soir, Dalila l’appelle afin de lui confier que Yahia était malheureux et qu’il ne cessait de demander de ses nouvelles. Maria sait que son amie nourrit l’espoir de les revoir ensemble. Elle feint l’indifférence mais son cœur le pleure. Elle ne dit pas à Dalila qu’elle emménagera dans quelque temps dans un nouvel appartement et qu’elle tirera un trait sur sa vie passée.
Pour avoir un avenir tranquille, elle doit rompre avec le passé. Lorsque Yahia, las d’attendre un signe de sa part, retourne à Rouiba, il ne trouve pas Maria.
Les propriétaires lui apprennent qu’elle est partie sans laisser d’adresse…


(À suivre)
A. K.


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