Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Autres / Récit de Adila Katia

‘‘L’erreur...’’

8e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : ​​​Masilva est très peinée et en colère contre Warda. Elle décide de rentrer à Alger, elle est accueillie chaleureusement par son oncle et sa tante, à part Warda qui était froide. Masilva ne put se reposer tant elle était stressée, elle alla demander à sa cousine des nouvelles de ses appels et surtout de Djamel.

-Ah !, soupira celle-ci qui n’en revenait pas, sa cousine ne s’était pas contentée de discuter avec lui au téléphone. Elle était allée le voir. Voilà pourquoi elle était sûre de son jugement.
Warda avait relevé la tête comme pour la défier. Ses yeux n’avaient pas perdu l’éclat étrange qui les faisait briller. Le pincement de ses lèvres était plein de mépris. Elle semblait vouloir la rabaisser.
-Oui, ajouta-t-elle en la regardant de haut. Nous avons pris du thé, discuté d’un tas de choses… C’était très instructif…
-Ah !, fit une nouvelle fois Masilva, toute étonnée. Tu as pu tenir une conversation avec lui ! Je n’en reviens pas ! Mais comment as-tu fait pour te trouver un prétexte pour te libérer ?
-Je sortais à la place de papa… J’en ai profité pour voir Djamel !
-Comment as-tu fait pour le reconnaître ?, s’enquiert-elle toujours livide, ressentant subitement une sueur froide lui mouiller le dos.
-Oh, c’était simple, dit-elle. On s’était entendus sur les tenues qu’on porterait, sur le lieu du rendez-vous ! Il portait une veste en cuir noir et un cartable !
Masilva ferma les yeux pour dissimuler la lueur meurtrière qu’elle sentait briller dans son regard. Elle se mordit la lèvre comme pour ne pas crier sa douleur quand elle les imagina dans le salon de thé en train de se regarder, de discuter de tout et de rien.
Telle qu’elle connaissait sa cousine, elle s’était certainement empressée de lui attribuer des défauts, des mensonges. Comme pour le lui confirmer, elle ajouta avec un sourire au coin de la bouche :
-Nous avons parlé de toi, de tes problèmes…
-Parce que j’ai des problèmes ?, reprenait Masilva, la gorge nouée. Je le découvre…
Warda se tint en face d’elle, les mains sur les hanches et appuyant chaque mot d’un hochement de tête, elle lui répliqua :
-Que fais-tu ici alors ? Et ma voiture ?
-Je suis ici parce que ton père insistait… Il me considère comme sa seconde fille, lui rappelle Masilva.
-Certainement que tu vas hériter d’une moitié de l’appartement et de la villa qu’il n’a pas encore fini de construire, rétorque Warda. Je préfère t’avertir. Tu n’auras rien, et à la première occasion, je te jetterai dehors !
-Je ne suis pas surprise. Ton âme charitable est connue de tous, réplique Masilva en tentant d’ignorer les larmes qui lui brûlaient les paupières. Mais le contraire aurait surpris le monde entier !
-Sois sans crainte, ça n’arrivera pas demain !
Masilva décida de ne pas s’attarder sur ce sujet.
-Est-ce que Djamel est parti ?
-Oui, il ne pouvait pas attendre indéfiniment.
-Il n’a pas rappelé depuis son départ ?, insista-t-elle. T’a-t-il dit quand il reviendrait ?
-Il a appelé à plusieurs reprises, mais uniquement pour discuter avec moi !
Masilva se détourna et quitta la cuisine. Elle ne voulait pas que sa cousine voie ses larmes couler sur ses joues. Elle avait conscience que Warda ne la laisserait plus jamais tranquille. Elle devait espérer s’approprier Djamel.
Elle s’enferma dans sa chambre et pleura un bon coup. Après l’accident où elle aurait pu laisser la vie, Masilva se sentait encore bien faible. Elle n’aurait jamais dû croire au revirement de sa cousine connue pour sa bassesse. Elle n’aurait pas dû lui accorder sa confiance. Elle regrettait de lui avoir laissé son portable. C’était de sa faute.
Il était fréquent qu’une femme voie son mari la quitter pour sa meilleure amie. Si Djamel la quittait pour une inconnue, elle pourrait le supporter, mais pour sa cousine !
Perdue dans ses pensées, elle sursauta lorsque le téléphone sonna…

(À suivre) A. K.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER