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Autres / Récit de Adila Katia

Maria

8e partie

Résumé : Maria panique. Ils sont sans nouvelles de leur mère. Ils ne l’ont pas vue une seule fois depuis qu’elle est hospitalisée. Les nouvelles qu’apporte son beau-père l’angoissent. Elle pleure, ne pouvant pas imaginer perdre sa mère et vivre avec son beau-père…

Le lendemain, Maria en rangeant la chambre de son beau-père, se met à fouiller dans les tiroirs pour trouver de l’argent. Elle est surprise de trouver plusieurs liasses de billets. Il les avait cachés dans un porte-documents. Elle en prend une grande partie et va les cacher sous les matelas de la chambre qu’elle partageait avec ses frères.
Elle est en train de préparer à déjeuner quand ces derniers rentrent en larmes.
-Qui a osé vous toucher ? Dites-le moi tout de suite que j’aille le trouver !
Wassim lui tombe dans les bras.
-On ne nous a pas frappés ! Maman… Quelqu’un m’a dit que maman est morte !
-Non, non, ce n’est pas possible !
Les enfants continuent de pleurer de plus belle.
-On vous a sûrement dit n’importe quoi. Arrêtez ! C’est de mauvais augure ! Votre père va rentrer ! Vous allez voir ! Même si elle ne va pas bien, elle s’accroche à la vie ! Pour vous, pour moi…
Mais la visite de deux voisines qui viennent en larmes, confirment les dires de ses frères.
-Courage mes enfants, dit la plus âgée en les prenant dans ses bras pour les réconforter. Il faut prier pour son âme ! Pour qu’elle repose en paix !
Maria en veut au destin qui s’est acharné sur sa mère.
-On ne l’a même pas revue ! Je n’ai pas pu lui dire combien je l’aimais ! Yemma, crie-t-elle en se frappant la poitrine. Yemma… Je ne lui ai pas demandé pardon !
-Calme-toi ma fille ! Tu fais peur aux petits ! Ils ont besoin de toi ! Calme toi !
-C’est de sa faute ! Il aurait dû mourir à sa place ! Aâlech ya rabbi ? Pourquoi mon Dieu ? Pourquoi elle ?
-C’est Sa volonté, benti ! Il faut que tu sois courageuse ! Ne tiens pas ce genre de propos devant Mohamed ! Tu sais combien il peut être dur, lui conseille la voisine. D’ailleurs, on profitait de son absence pour vous voir ! On ne peut pas tarder !
-Restez, les prie Maria en larmes. Restez…
-Écoute, si Mohamed veut bien recevoir du monde, on reviendra, promet la voisine. On ne veut pas de problèmes. D’après ce qui se raconte, il s’est disputé avec les cousins de ta mère ! Allah yerhemha n’avait plus de frères et sœurs !
-Oui, ça je le sais ! Mais pourquoi ils se disputaient ?, l’interroge la jeune fille. Qu’est ce qui lui a pris ?
-D’après ce qui se raconte, ta maman aurait demandé à être enterrée dans son village natal et il n’aurait pas apprécié !
-Oh non, elle ne peut pas nous faire ça !
-C’était son dernier vœu et ses cousins se battent pour l’exaucer ! On en saura plus au retour de nos maris ! Courage mes enfants !
Maria les regarde partir. Elle tombe à ses genoux, terrassée par la douleur. Ses frères lui tombent dans les bras. Ils pleurent ensemble leur mère, et quand Mohamed rentre, le visage défait et l’air mauvais, Maria devine que les choses ne s’étaient pas passées comme il le souhaitait…


 (À suivre)
 A. K.


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