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Autres / Récit de Adila Katia

3e partie

Denia - La vie…

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Selma était rattrapée par son passé. Elle avait abandonné son bébé, fuyant à des centaines de kilomètres sa belle-famille qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Selma le regrettait. Elle ne s’attendait pas à voir Lyès, son ex-mari, ici. Elle a regardé vers la voiture, pour voir si leur fils l’accompagnait. La déception avait ravivé la douleur de leur séparation…

“Il n’était pas avec lui !”, pense-t-elle.
Le cœur battant sourdement, elle avait toujours autant mal. Elle avait pensé à sortir du salon pour aller lui parler et demander après leur fils. Un fol espoir de le voir la traverse. Mais son absence la glace.
“Comment aurais-je pu quitter ma cachette, pour aller au-devant de mon ex ? Il aurait voulu des explications, connaître les raisons pour lesquelles j’ai abandonné notre fils et notre foyer ?”
Ce n’était plus un foyer. Il n’aurait pas compris. Il n’était pas responsable. Tout avait été orchestré par ses parents. Il n’y était pour rien. Il aurait fallu du courage et du calme à Selma pour lui parler et lui raconter toute la vérité. Elle n’en aurait pas eu le temps. Avec lui, il ne fallait rien omettre. Il ne l’aurait jamais crue. Même maintenant…
Ces beaux-parents l’avaient convaincu qu’une mère qui abandonne son enfant et son foyer n’était pas digne de confiance. Ils ne lui avaient jamais raconté les querelles et les misères qu’elle avait vécues sous leur toit. C’était leur parole contre la sienne. Elle avait subi tant d’humiliations en son absence.
Lyès était alors étudiant à la fac d’Alger, ne venant qu’une fois par semaine, et durant les périodes d’examens il ne rentrait pas à la maison. Selma avait subi les pressions de sa belle-mère qui menaçait de s’en prendre à elle si elle lui racontait ce qui se passait en son absence. Elle ne voulait pas le perturber dans ses études. Sa réussite serait la sienne. Elle aimait le croire. En le préservant, elle ne s’attendait pas à ce que la situation se retourne contre elle.
Une année d’enfer. Ils avaient vécu quelques jours heureux avant qu’il ne rejoigne les bancs de la fac.
Un soupir échappe à Selma aux souvenirs de ces quelques jours. Ils auraient pu être heureux toute leur vie si sa belle-famille n’avait pas tout gardé sous contrôle.
Lyès et Selma s’étaient rencontrés à un anniversaire. Elle était la camarade de classe de son ami. La famille aisée avait donné une fête et convié les cousins, les  cousines et les amis. Selma se rappelle qu’ils étaient près d’une centaine. Ils avaient été nombreux à tenter leur chance auprès d’elle, mais elle avait déjà craqué pour Lyès. Il faut dire qu’elle était belle. Bien qu’en première année au lycée, elle avait déjà eu des demandes en mariage. Sa mère les avait refusées, les jugeant indignes d’elle.
-Pour une poupée comme toi, il te faut le meilleur ! Toutes les filles te jalousent Lyès ! Celui-là, je te permets de le fréquenter !
Baya l’avait encouragée à le voir. Elle le savait issu d’une grande famille conservatrice.
-Tu peux sortir avec lui ! Il me semble bien !
Selma était aussi de son avis. Son cœur s’affolait quand elle le croisait. Un jour, il passa lui apporter des livres, la surprenant. Sa mère aurait déroulé le tapis rouge pour l’accueillir. Elle l’invita à prendre le thé. Lyès était heureux de voir où elle habitait, de pouvoir lui parler.
-Tu m’excuses, je vais chez la voisine. Mettez-vous à l’aise ! Je reviens dans un moment…
Lorsque ces souvenirs lui reviennent, Selma se demande comment sa mère avait pu les laisser seuls alors qu’elle savait qu’ils éprouvaient des sentiments l’un envers l’autre. Elle les avait laissés seuls, dans le but de leur permettre un moment d’intimité. Et c’était ce qui était arrivé.
Ils s’étaient rapprochés l’un de l’autre, s’étaient tenu la main et s’étaient embrassés avant que le souffle de la passion ne vienne les pousser l’un dans les bras de l’autre. À son grand malheur…

(À suivre) A. K.


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