Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Autres / Récit de Adila Katia

23e partie

Denia - La vie…

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Lyès a gardé son alliance avec lui tout ce temps. Selma est bouleversée. Lorsqu’il la glisse à son doigt, elle pleure. L’émotion lui coupe l’appétit. Après ce dîner, ils se rendent chez âami Ali. Ce dernier est heureux pour eux, mais il avertit Lyès. S’il ne prend pas soin de Selma, il aura affaire à lui…

- Mais tu as une belle alliance ! Félicitations ! dit Aziza en prenant la main de son amie. Lyès, tu as pensé à tout ! Est-ce que tu savais qu’elle était ici ?
- Non, non… Je la lui avais offerte à notre mariage, raconte-t-il. Avant de partir, elle l’avait laissée… Je tenais à la lui rendre le jour où je la retrouverais ! C’est arrivé !
- Louanges à Dieu ! dit le vieil homme.
- Je comprends pourquoi Mourad disait que tu étais lié au passé ! Cette bague te rappelait ta femme ! Je pense que tu es quelqu’un de bien, vu que tu n’as pas refait ta vie depuis.
- Je n’étais pas tranquille, confie le jeune homme. Je l’imaginais seule, sans défense, proie facile dans ce monde impitoyable ! J’avais peur qu’on la force à se droguer, à faire des choses, être esclave…
- Comme tu le constates, elle n’a pas mal tourné ! Mais je reconnais que beaucoup de filles et femmes qui fuguent abandonnent leur foyer, se retrouvent esclaves des temps modernes ! Celles qui tentent de fuir finissent mortes ! Hamdoullah, Selma et bien d’autres filles qui sont passées par mon foyer ont été à l’abri de tout danger ! Certaines sont rentrées chez elles, d’autres qui ont appris un métier ont refait leur vie ! J’en ai marié plusieurs, ajoute-t-il. Je serais heureux de vous réunir une nouvelle fois ! Vous avez ma bénédiction !
- Merci âami (mon oncle), dit Lyès en se levant pour l’embrasser sur la tête. Je ne vous remercierais jamais assez d’avoir pris Selma sous votre aile ! Je vous serais éternellement reconnaissant !
- Il sait parler, plaisante Aziza, les faisant rire, détendant l’atmosphère d’un coup. Alors comme ça, il faudra que je me prépare une tenue !
Yamina apporte du thé et les sert. Elle sourit en voyant le regard que s’échangent Lyès et Selma. Il y a tant d’amour qu’elle en est émue.
- Inchallah qu’après toi, on mariera Aziza !
- On le souhaite tous ! dit Selma. Je pense que ça arrivera bientôt !
Aziza secoue la tête et jette un coup d’œil vers elle, semblant lui reprocher d’en avoir trop dit. Elle a rougi légèrement en pensant à Mourad. Elle a hâte de le revoir. Il lui plaît beaucoup.
- Quand viendra son heure de nous quitter pour fonder un foyer, elle nous prendra par surprise ! Comme pour Lyès et Selma, dit âami Ali. Et franchement, je ne suis pas pressé de voir ce jour arriver même si c’est inévitable ! C’est la vie…
Il se tait en entendant des coups à la porte d’entrée.
- Khir inchallah ! souhaite-t-il en se levant pour ouvrir. Ah Mourad ! Bienvenue mon fils… entre !
- Âami, est-ce que Lyès est là ?
- Oui, oui. Entre…
Mais Mourad refuse.
- Dîtes-lui que je l’attends à la réception. Je dois lui parler ! C’est urgent âami ! (mon oncle). Remettez-lui ce papier !
- Bien, bien, je lui transmets tout de suite ton message, promet le vieil homme alors que Mourad repartait déjà. Bonne nuit !
Lorsqu’il retourne au salon, ils sont surpris que Mourad soit reparti. Aziza tente de dissimuler sa déception.
- Il était pressé ! Il te demande de ne pas tarder, dit-il à l’intention de Lyès tout en lui remettant le papier plié.
Lyès est surpris en l’ouvrant. Il perd son sourire et sa joie. Ce papier vient tout gâcher. Il remarque qu’ils le regardent, attendant d’en savoir un peu plus, mais il ne peut rien leur dire. Surtout à Selma…
Il soupire en le mettant dans sa poche.
- Que se passe-t-il Lyès ? Tu es tout pâle !
- Non, répond-il en passant la main sur son visage. Ce doit être la fatigue ! Je crois que je vais aller me coucher. On se voit demain matin ?
Lyès leur souhaite bonne nuit et part d’un pas rapide. Il attend un coup de fil urgent, à vingt-trois heures. Il ne doit pas le rater…

(À suivre) A. K.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER