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Autres / Récit de Adila Katia

24e partie

Les doutes

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Fadhéla a une discussion avec son mari. Ce dernier est en proie aux doutes. Il s’imagine qu’elle l’abandonnera lorsqu’il n’aura plus la santé. La jeune femme essaie de le rassurer. Mais elle a conscience que sa jalousie met du désordre dans leur vie conjugale…

-Tu me jures fidélité jusqu’à la mort ?
Fadhéla hoche la tête et le réprimande, lui rappelant son sacrifice.
-Comment peux-tu en douter ? J’ai coupé avec ma famille pour toi ! Je n’ai pas cherché après eux depuis qu’on est ensemble ! Pour moi, tu es tout ! Chasse tes idées noires de ton cœur ! le prie-t-elle. À part la mort, rien ne peut nous séparer ! Et j’espère de tout cœur, de toute mon âme qu’elle vienne le plus tard possible !
-Moi aussi h’bibti !
Lorsqu’on frappe à la porte, ils se regardent.  Akli va ouvrir et il tombe sur un policier.
-Salam, elhadj ! Vous êtes bien Akli “X” ?
-Oui…
Fadhéla les rejoint et ne comprend pas pourquoi la police le recherchait.
-Qu’est-ce qui se passe ? demande-t-elle.
-Votre père a agressé un malade ! Il a porté plainte, et pour votre information, il est venu avec un certificat médical et des témoins ! Inutile de chercher à nier ! Veuillez me suivre…
Akli et Fadhéla s’échangent un regard. Elle regrette de ne pas avoir proposé au malade que son mari a agressé un dédommagement. Il faut dire que son mari n’avait pas cherché à s’excuser. Elle comprend que la victime de sa jalousie ait décidé de porter plainte.
-Je suis sûre qu’on peut arranger ça, dit-elle. Il ne peut pas aller… Nous allons essayer de discuter avec lui ! Il…
-Votre père aurait pu le tuer ! Si ce n’était les passants qui étaient intervenus, qui sait comment cela aurait terminé ! Elhadj, prenez vos papiers et suivez-nous !
-Non, je vous en prie, laissez-le ! Nous allons essayer de régler le problème autrement, insiste-t-elle. Mon mari…
-Votre mari ? émet le policier en haussant les sourcils. Pardon… Je croyais que c’était votre père, mais quoi qu’il en soit, il doit me suivre !
-Eh ! Vous parlez de moi comme si je n’étais pas là ! Adresse-toi à moi ! dit Akli. Ce jeune se croyait malin ! Ça lui apprendra d’avoir essayé de draguer ma femme ! Il se prenait pour qui ? Pour un homme ? Bouh…
-Donc, vous reconnaissez l’avoir
agressé ?
-Non, je l’ai remis à sa place, rectifie Akli en allant prendre sa veste. Je vous suis ! Je n’ai pas peur de l’affronter à nouveau ! S’il décide de porter l’affaire devant la justice, je sais qu’aucun juge digne n’acceptera de m’envoyer en prison pour avoir défendu l’honneur de ma femme ? Je ne pouvais pas le laisser la draguer ! Je suis un homme avec des principes et des valeurs ! Personne ne peut me rouler !
-S’il te plaît, n’en rajoute pas ! La situation est grave, et toi tu persistes et signes avoir bien fait, s’exclame Fadhéla. Qu’est-ce que je vais faire maintenant ?
-Tu vas chez mes fils, décide-t-il. Je ne veux pas te voir courir au commissariat ! Ils se chargeront de tout ! Si je dois passer la nuit là-bas, je ne veux pas que tu sois seule ! Promets-moi d’aller chez eux ! Promets-le moi ! Je ne voudrais pas que tu passes tes nuits seule !
-Il aurait fallu y penser avant !
Le policier commence à s’impatienter. Akli le suit. Fadhéla s’empresse d’appeler chez ses beaux-enfants afin de les mettre au courant. Elle espère qu’ils sauront trouver une solution. Ils ne sont pas étonnés d’apprendre la nouvelle. Du vivant de leur mère, quand elle était jeune, il était très strict. Il n’invitait personne à la maison, et quand ils sortaient ensemble, gare à celui qui oserait la regarder !
Il avait parfois battu sa défunte femme lorsqu’il doutait d’elle. La défunte a subi sa jalousie maladive pendant leur vie commune.
-Ne t’inquiète pas ! On est là. On va le rejoindre au commissariat !
Fadhéla est loin d’être rassurée. Lorsqu’elle raccroche, elle  entend frapper à la porte.
Elle s’empresse d’aller ouvrir. Elle reste bouche bée en découvrant ses parents sur le palier. Elle les accueille à bras ouverts, trop heureuse de les retrouver après tous ces mois. Comme ils lui  manquaient !

(À suivre) A. K.


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