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Autres / Récit de Adila Katia

36e partie

Les regrets ne changent rien

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Ibtissem voit son amie qui s’inquiète lorsqu’elle lui parle de voir Madjid. Ibtissem veut reprendre sa vie en main. Elle va à la pharmacie et tombe sur lui. Il est livide. Il regrette ce qui s’est passé. Il accuse sa belle-mère d’être responsable de son malheur. Ibtissem lui apprend qu’elle est enceinte et que, s’il est le père, il devra assumer ses responsabilités…

- Il y a quelque temps, tu voulais qu’on se marie, lui rappelle-t-elle. Je suis veuve et sans famille par ta faute ! Cet enfant je ne l’aurais pas seule ! C’est clair ?
- Mais je suis marié ! J’ai des gosses ! Qu’est-ce que je leur dirais ?
Ce n’est pas possible Ibtissem !
- Tout était possible dans ma vie avant que tu ne dises la vérité ! Mais pourquoi l’as-tu fait ?
- La vieille sorcière menaçait de tout dire à ma famille. Ils vivent loin ! Personne n’ira le leur dire !
Ibtissem sent la colère gronder en elle. Elle bout de l’intérieur.
- Oui, mais moi, tout le quartier est au courant, toute ta famille ! Grâce à toi, mon père ne veut plus entendre parler de moi ! Il m’a mise dehors ! Je n’ai pas où aller !
- Mais tu as un appartement à Oran ! Retournes-y ! Personne ne sait à Oran ce qui est arrivé !
La jeune femme lui apprend la nouvelle qui ne l’enchante pas.
- J’ai demandé à reprendre mon ancien poste ! Avec un peu de chance, je ne dépendrai de personne, mais le bébé, s’il est de toi, faudra que tu assumes ! Que cela te plaise ou non !
- Ibtissem, je ne…
- Je croyais que je te plaisais ?, crie-t-elle. Tu disais regretter ton remariage ! Tu ne voulais pas rompre, il y a quelques semaines ! C’est par dépit que tu t’es vengé !
- En plus des menaces, j’avais réalisé que c’était dingue et qu’on n’aurait jamais dû avoir cette relation ! Je regrette Ibtissem ! Mais c’est fini entre nous !
Il faut que tu l’acceptes, tu comprends ?
- Ce que je comprends, c’est que je devrais me débrouiller seule, et de mon enfant, tu n’en veux pas !
Madjid hausse les épaules.
- J’en ai déjà ! Et rien ne prouve qu’il est de moi ! Attendons qu’il naisse…
- Mais je ne veux pas attendre ! Je veux être avec toi.
Madjid secoue la tête.
- Ibtissem, tu n’es pas une enfant ! Arrête de dire et de vouloir n’importe quoi !
La jeune femme se met à crier, et alors qu’il regarde autour d’eux, pour s’assurer qu’il ne connaît personne parmi les passants, elle se jette sur lui et le griffe au visage. Madjid a l’impression qu’on l’a lacéré avec des couteaux. La vue du sang l’apaise presque. Ibtissem a les yeux exorbités, des lueurs folles l’animent.
- Mais t’es folle ! Ce n’est pas comme ça que tu me récupéreras, l’avertit-il en sortant un mouchoir de sa poche, pour le poser sur ses blessures, pour arrêter l’écoulement du sang. Ces blessures le
brûlent.
- Te voilà averti “habibi” ! Si tu ne te mets pas avec moi, ta vie va devenir un vrai enfer ! J’irai trouver ta famille et tes amis ! Je vais détruire ta vie comme tu as détruit la mienne !
Madjid soupire. Il sent que la paix est loin derrière lui. Il se demande comment il avait pu avoir le coup de foudre pour elle. Il découvre son autre facette et il n’oserait jamais l’avouer de vive voix, mais elle lui fait peur. Ses menaces lui donnent des sueurs froides. Qu’adviendra-t-il lorsque le bébé sera né et s’il est confirmé qu’il est de lui ? Elle ne le lâchera plus. Sa vie allait devenir un enfer.
Elle a un sourire diabolique.
- Que pourras-tu construire sur des ruines ?, l’interroge-t-il. Ibtissem tout serait plus simple si tu veux… Redeviens comme avant. J’aimerais retrouver la femme qui m’a séduite et rendu fou ! Reprenons depuis le début !
Ibtissem sourit, surprise qu’il ait compris qu’il n’avait pas le choix, mais aussi par son subit adoucissement !

(À suivre) A. K.


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