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Autres / Récit de Adila Katia

61e partie

Les regrets ne changent rien

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Yamina crie après elle et lui reproche ses folies. Elle la maudit et va jusqu’à la frapper. Makhlouf réveille Ibtissem qui est soulagée que ce soit un cauchemar. Elle est en pleurs et en sueur. Son oncle lui pose des questions, la presse de se confier. Mais elle ne peut pas lui dire la vérité. Comme toujours, il a raison : ni elle ni sa mère n’ont la conscience tranquille…

- Qu’est-ce que tu as fait ? Qui est ce Madjid ?
Ibtissem n’ose pas affronter le regard de son oncle. Si elle lui dit la vérité, lui qui accepte toujours de la recevoir, la mettra dehors. Elle perdrait l’unique famille qu’elle a.
- Je n’ai rien fait, dit-elle.
- Qui est Madjid ?
- Un… un collègue, ment-elle. Il m’a posé des problèmes, au boulot !
- Tu veux que j’aille le voir ?
- Non, non, je me débrouillerais seule. J’ai seulement besoin de repos…
- Raconte-moi ton cauchemar, la presse-t-il. Peut-être que le fait d’en parler te permettra de trouver le repos. Pourquoi ne voulais-tu pas le tuer ?
Ibtissem réalise qu’elle a parlé dans son sommeil.
- Il me met les nerfs en boule ! Dans mon cauchemar, je le frappe, raconte-t-elle. Je crois même qu’il trouvait la mort. C’était horrible, khali !
- Tu lui en veux à ce point ? Mais quel genre de problème t’a-t-il posé ? Est-ce qu’il te harcèle ?
- Oui mais peut-être que je me trompe ? émet-elle.
- Si tu veux que j’aille discuter avec lui, il te suffit de me dire où le trouver ! insiste Makhlouf. Ce n’est pas parce que je suis vieux que je ne peux pas te défendre !
- Non, non. Je pense que tu n’auras pas à le sermonner. Je pense que je me suis bien fait comprendre ! Il n’osera plus m’approcher !
- Alors, va te rafraîchir. Je vais te préparer un verre de lait. Je pense qu’après, tu pourras t’endormir !
Ibtissem va se rafraîchir et en profite pour se changer. Elle a le temps de penser à son cauchemar. Elle a encore le cœur serré à son souvenir. En se rappelant sa défunte mère et sa colère, elle a la chair de poule. Si elle était vivante, elle lui aurait donné une mémorable raclée.
Même si elle sait qu’elle n’a rien laissé qui pourrait la relier à l’agression de Madjid, elle a peur d’être découverte. Si l’enquête est bien menée, la police devrait la convoquer pour l’interroger. Elle leur dira qu’ils ont rompu. Si Nadia leur rapporte les menaces, ils allaient douter d’elle.
- Ton lait est prêt, dit son oncle pour l’inciter à quitter la salle de bain.
Ibtissem respire à fond avant de le retrouver au salon. Elle voit bien qu’il est plus inquiet qu’il ne veut le laisser paraître.
- Merci khali… Qu’Allah te garde ! Qu’est-ce que je deviendrais sans toi ? dit-elle en s’asseyant près de lui. Tu es si bon…
- Je serais toujours là pour toi, promet-il. Mais il faut que tu me fasse confiance ! Plus j’y pense, plus je crois qu’il faut que je lui parle ! Ça me rassurera de le savoir remis à sa place ! Qu’il sache que tu as de la famille sur qui compter !
- Khali, normalement, je l’ai bien remis à sa place ! Il n’osera plus. Tout ce que je veux maintenant, c’est me reposer ! Et oublier…
Ibtissem boit le lait et lui souhaite bonne nuit. Elle retourne à la chambre. Mais elle ne s’endort pas. Elle ne veut pas dormir. Elle craint de refaire des cauchemars. Elle espère qu’il ne passe pas la nuit sinon il allait tout raconter à la police. Elle ne supporte pas l’idée qu’elle puisse aller en prison. “Inshallah qu’il ne reviendra pas à lui…”

(À suivre) A. K.


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