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Autres / Récit de Adila Katia

69e partie

Les regrets ne changent rien

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Le serveur se rend compte qu’elle n’est pas revenue prendre son sac. Il en informe son patron. Lorsqu’il aperçoit un vêtement sur la plage, il pense au pire. C’est le gilet d’Ibtissem. Le patron alerte le poste de secours. Ils partent à sa recherche. Le mauvais temps n’est pas fait pour les aider. Ils font appel à la gendarmerie. Le brigadier découvre les lettres d’adieu…

Ils reprennent les recherches même s’ils n’ont plus l’espoir de la retrouver vivante. Ces lettres d’adieu laissées dans son sac sont les preuves qu’elle voulait qu’ils sachent qu’elle allait se suicider.
Elle était portée disparue.
- Pas de cadavre...
- On finira par la retrouver… vivante ou morte !
Mais ils auront beau reprendre les recherches le lendemain, aucune noyée n’a été retrouvée dans les environs. Deux jours après, deux gendarmes se présentent chez hadj Hacène. Ce dernier se renfrogne en les voyant. Ils demandent à entrer.
-Qu’est-ce que vous voulez ?
- On est venu vous chercher, répond le gendarme. Est-ce que votre femme est là ?
- Ma femme n’est plus, répond-il. Aalech ? Wesh sra ? Que s’est-il passé ?
- Nous voulons vous parler de votre fille… Ibtissem, c’est ça ?
- Il s’est passé quelque chose ? Qu’a-t-elle fait encore ?
- El hadj, Ibtissem est portée disparue !
- Louanges à Dieu ! C’est le diable incarné ! Qu’elle soit maudite ! Son sort m’indiffère ! Elle n’est plus ma fille !
- Elle vous a laissé une lettre, dit le gendarme. Pour elle, vous étiez son père. Malgré tout… Si vous nous accompagnez, sa lettre vous sera remise !
Mais hadj Hacène refuse. Au même moment, Makhlouf recevait la visite des gendarmes. Leur visite ne le surprend pas. Il les reçoit chez lui.
- Vous l’avez arrêtée ? Elle n’aurait pas pu passer sa vie à fuir, dit-il, croyant qu’ils avaient découvert la vérité, que les preuves les avaient amenés jusqu’à chez lui. On n’échappe pas à la justice. Que ce soit celle des hommes ou celle d’Allah !
- Nous ignorions qu’elle était recherchée, dit le gendarme. De quoi parlez-vous ?
Makhlouf leur raconte ce qu’il sait, même s’il est curieux de connaître la raison de leur visite. Il leur remet le médaillon trouvé dans son jardin ainsi que l’article de presse.
- Je pense que c’est elle qui l’avait agressé… Je lui avais demandé de partir ! Je ne supportais pas l’idée qu’elle ait pu s’en prendre à lui ! Depuis, je suis sans nouvelle d’elle !
- Vos révélations vont résoudre une enquête en cours, dit le gendarme. En fait, si nous sommes là, c’est pour vous apprendre sa disparition ! D’après nos éléments, elle s’est suicidée… Elle s’est noyée et nous n’avons pas retrouvé son corps !
- Oh non !
Makhlouf se prend la tête. Des larmes brillent dans ses yeux.
- Pourquoi je lui ai dit de partir ?! Si j’avais su qu’elle s’en prendrait à elle-même, je l’en aurais empêchée !
Le gendarme lui remet la lettre qu’elle n’avait pas envoyée. Il pleure en la lisant.
- Je n’aurais pas dû la mettre dehors, regrette-t-il. C’est vrai qu’elle a fait des erreurs, mais finir comme ça… J’ignorais qu’elle était aussi instable ! Pauvre petite… Vous devez retrouver son corps pour qu’elle ait une sépulture !
Les gendarmes promettent de tout mettre en œuvre pour la retrouver. Quand ils partent, il relit la lettre plusieurs fois et il a la chair de poule en l’imaginant au large.
- Elle n’aurait pas dû se suicider ! Elle ira droit en enfer…
Quand il appelle son beau-frère, ce dernier est toujours remonté contre elle. Il tient des propos qui le choquent. Hadj Hacène ne croit pas à son suicide…

(À suivre) A. K.


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