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Autres / Récit de Adila Katia

98e partie

L’inaccessible

©Dessin/Mokrane Rahim

Cinquième chapitre :  L’autre verité…

Résumé : Yahia a reçu un texto lui demandant de monter. En fait, il s’agit de son fils qui a utilisé le portable de sa mère. Il lui sort la trousse à pharmacie et une serviette propre pour se rendre présentable. Salem part à la fac, le laissant dans le salon. Yahia s’endort. Maria se réveille et se prépare pour le travail. La radio le réveille. Il va à la cuisine, la surprenant malgré lui…

- La Maria que je connais ne peut pas être cruelle ! murmure Yahia. Mais tu peux m’arracher le cœur si tu en as envie ! Je suis là, pour toi !
Maria secoue la tête.
- J’aurais voulu entendre ces paroles, il y a si longtemps ! Je ne comprends pas que Salem se comporte avec toi comme si vous aviez toujours vécu ensemble !
- Je t’avais écrit un texto hier soir ! Il l’a lu…
- Il doit être fou de joie ! Il nous met l’un en face de l’autre, poursuit Maria en repoussant sa tasse de café. Je n’ai pas dîné avec vous, mais je vais prendre mon café en ta compagnie ! Un vrai filou ce garçon !
- Il m’aime beaucoup ! Comme toi, avant…
- Oui, avant... Tu veux du café ?
- Si tu n’y mets pas un poison, pour te venger ? réplique Yahia en prenant place à la table de la cuisine. On s’est tellement aimés. Tu te rappelles ?
- Et comment, soupire-t-elle tout en le servant. Il fut un temps où j’aurais donné ma vie pour toi ! Mais plus maintenant ! La Maria que tu connaissais est morte et enterrée !
- Tu n’as plus de sentiments pour moi ? Même pas un chouïa ? s’inquiète Yahia. Tu sais, le Yahia d’aujourd’hui donnerait sa vie pour toi !
- C’est bien beau ce que tu racontes !
- C’est la vérité. Maria, je veux finir ma vie avec toi !
En croisant son regard bleu, elle sent qu’il dit vrai. Elle hausse les sourcils puis détourne les yeux.
- Ta femme ? Ta fille ? Tu ne peux pas les abandonner pour moi !
- Il est aussi question de notre fils ! On doit se marier pour qu’il porte mon nom… Hier, tu exigeais de moi que je fasse un choix. C’est fait !
- C’est elle qui a décidé pour toi, en te mettant à la porte ! Où as-tu passé la nuit ?
- J’ai roulé jusqu’au matin ! Je suis revenu ici, vers toi ! Maria, l’avenir est entre tes mains ! Tu comprends ? Je suis revenu pour ne plus partir !
Des larmes montent aux yeux de Maria. Que de fois elle avait rêvé l’entendre dire ces mots ! Que de fois ils s’étaient séparés pour mieux se retrouver. Cette fois il revient pour deux bonnes raisons.
- Salem attend beaucoup de nous, poursuit-il en posant doucement la main sur la sienne qu’elle retire comme s’il l’avait brûlée. Excuse-moi...
- Yahia, que je t’aime ou pas, tout ce que je ferais, ce sera pour lui ! Ce ne sont pas des rêves de petit garçon ! C’est un jeune homme. Je veux régler ce problème pour qu’il se concentre sur ses études… Je ne veux pas qu’il me blâme pour mes mauvais choix… En fait, elle ne veut pas qu’il se mette à la détester et pense à partir parce que si elle refuse de lui donner une chance, il l’interprétera à sa façon. Elle va accepter pour ne pas compliquer les choses. L’ombre d’un sourire passe sur le visage de Yahia qui reprend espoir.
- Pas besoin de divorcer. On peut se marier et régler le problème rapidement. Mais ne te leurre pas d’illusions. Tu ne vivras pas avec nous ! Et n’attends rien de moi…
- Maria, je t’aime ! Je te jure sur ma vie, sur celles de mes enfants…
- Ne jure pas sur celle de mon fils ! l’interrompt-elle. N’espère rien car je n’ai aucune envie de te donner… quoi que ce soit !
- Peu importe ! Il faut appeler Salem et le mettre au courant. Il sera fou de joie !
- Laisse-le à ses cours ! Ne le distrais pas ! Si je le fais rapidement, c’est pour qu’il passe à autre chose, tu comprends ? Et ça ne voudra pas dire que tu pourras débarquer ici, quand tu veux… surtout le soir ! Surtout quand il est là !
Yahia a compris. Elle ne veut pas de lui chez elle. Ce n’est pas parce qu’ils vont se marier qu’il va se croire chez lui et tout permis. Il soupire. Maria jette un coup d’œil à sa montre et s’affole.
- Il est temps que je te mette dehors ! dit-elle en se levant. Je vais arriver en retard à cause de toi ! Allez, retourne chez toi ! Pas besoin de détruire ton foyer pour faire le bonheur de Salem !

(À suivre) A. K.


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