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Autres / Récit de Adila Katia

Récit de Adila Katia

Mi-ange, mi-démon 28eme partie

Résumé : Nadia passe une très mauvaise nuit. Elle a des remords. Elle n’aurait pas dû partir. Quand elle pense à tout ce qui s’est passé, elle regrette de ne pas avoir eu la force de dénoncer son frère. Elle décide de retourner à Alger. Qui sait ce qui s’est passé durant la nuit si Saïd a fait l’erreur d’aller chez elle...

Pendant ce temps à Alger, Hadja Tassadit est réveillée par un bruit. Elle se redresse et descend du lit. Ces premiers pas l’amènent à la fenêtre. Les volets sont restés ouverts et la vieille peut voir qu’il fait encore nuit. Dehors, dans la ruelle, il n’y a pas un chat.
Ne voulant pas retourner au lit sans savoir ce qui a pu provoquer le bruit, elle va dans la chambre de sa petite fille. Celle-ci dort à poings fermés, un doux sourire aux lèvres. Hadja Tassadit ne peut s’empêcher de lui caresser la joue avant de sortir sans bruit de la pièce, tirant doucement la porte derrière elle, sans la fermer.
Elle se rend ensuite dans la salle de bains où elle se sert un verre d’eau. Elle le boit lentement, pensant au bruit qui l’a réveillée. Elle rince le verre et le pose sur le séchoir. Elle fait le tour de chaque pièce avant d’aller vérifier que la porte d’entrée est bien fermée. Elle se souvient l’avoir fermée. La dernière vérification la rassure. Elle retourne dans la chambre d’amis et se met au lit.
Elle ne tarde pas à se rendormir. Il y a de nouveau de petits bruits mais elle ne se lève pas. Elle pense qu’ils proviennent d’un des appartements voisins.
Elle n’a pas de souci à se faire. Le voisin est sûrement en train de se préparer à se rendre à son travail. Il pourrait faire moins de bruit, pense-t-elle en posant un coussin sur l’oreille. Mais les bruits lui parviennent encore.
Hadja Tassadit est complètement réveillée maintenant. Elle allume la lampe de chevet et regarde le réveil. Il n’est que quatre heures.
- Il part travailler si tôt ? remarque-t-elle. Le pauvre…
Comme il fait encore nuit, elle ne se lève pas. Elle allume la télévision et cherche un programme qui lui plaît. Elle garde le volume baissé pour ne pas réveiller Aziza qui dort dans la pièce d’à côté.
Le film qui vient de commencer accapare toute son attention.
Il y a encore du bruit mais cela ne semble pas la gêner. La vieille femme continue de regarder le film pendant un moment. Il faut que le bruit de verre cassé lui parvienne pour qu’elle se lève. Le bruit ne provient pas de chez les voisins mais bien de la pièce d’à côté.
- Aziza ? Tu t’es réveillée ? Où es-tu ma petite ?
Elle croit que Aziza s’est levée pour se rendre aux toilettes ou à la cuisine pour boire. C’est ce qu’elle pense en se rendant à ces deux endroits mais elle ne trouve personne. Elle va ensuite à la chambre de sa petite fille et elle est surprise de la trouver endormie.
- Ce n’est pas possible, murmure-t-elle en s’arrêtant dans le couloir. Je n’ai pas imaginé le bruit… Non, pas cette fois.
La vieille femme décide de faire le tour des autres pièces pour s’assurer qu’il n’y a aucun intrus. Elle va regarder de plus près la porte d’entrée et pousse un cri en la trouvant ouverte. Elle voit une ombre se faufiler dans l’escalier. Elle ferme la porte, la claquant brutalement, sous l’effet de la peur. Elle ferme à clef et s’adosse à la porte, convaincue d’être à l’abri.
- Célia, qu’est-ce qui t’a prise ?
Hadja Tassadit crie en voyant l’ombre avancer vers elle. Elle a le réflexe d’allumer. à la lumière du vestibule, l’homme encagoulé se rend compte que ce n’est pas sa complice et tente de sortir, en poussant la vieille. Mais celle-ci a vite oublié sa peur. Il ne l’impressionne pas.
Elle s’agrippe à son bras et tente de lui enlever la cagoule. L’intrus se débat, voulant se débarrasser d’elle, mais elle s’accroche à lui.
Mais quand elle le voit sortir un couteau, elle prend conscience que ce serait de la folie d’insister et elle lâche prise.
- Pousse-toi ! lui crie-t-il.
La vieille s’exécute. Toutefois elle profite de l’instant où il ouvre la porte fermée à clef pour saisir la lampe posée sur la commande du vestibule. Elle lui assène un coup, voulant l’assommer mais il s’est retourné et reçoit le coup à l’épaule. Il a un cri de douleur et lâche son couteau. Hadja Tassadit voulait le prendre mais elle craignit que son complice ne revienne pour lui prêter main-forte. Elle recule et le regarde sortir, sans avoir récupéré son arme blanche.
Elle les entend dévaler les escaliers et sachant qu’elle ne risque plus rien, elle va regarder par la fenêtre. Là, elle voit une Golf démarrer. Et au volant, un visage qui ne lui est pas étranger…


(À suivre)
A. K.
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