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Autres / Récit de Adila Katia

17e partie

Seconde chance

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : ​​Chahinez lui écrit que Sonia avait souvent appelé et qu’elle la savait enceinte. Omar en a mal. À cause d’elle, sa vie était gâchée. Mais il aime toujours Sonia.

-Yemma, si je n’ai rien fait de ma vie et si j’ai été un mauvais fils qui vous a beaucoup plus déçu que rendu heureux et fiers, c’est de ma faute ! Sonia n’en est pas responsable !
Quand comprendras-tu et accepteras-tu le fait qu’elle a été victime de mon égoïsme ? Je t’en prie, cesse de l’accuser des crimes de ce bas monde ! C’est une brave femme yemma,
wallah !
- Mon fils, je vois bien qu’elle a réussi à t’aveugler, lui dit sa mère Aldjia avec un soupir résigné. J’aurais dû m’en rendre compte à ton retour. Ton regard est si triste !
- Yemma, le fils de Sonia, je l’ai vu. On se ressemble tellement ! Je t’en prie, cesse de la haïr ! Un jour, elle sera ta belle-fille ! Elle prendra soin de toi quand tu seras vieille ! Peut-être qu’elle me donnera un autre fils ? Tu aimerais bien devenir grand-mère, n’est-ce pas ?
- Oui, j’aimerais bien connaître ce bonheur ! Je m’en occuperais comme je l’ai fait avec toi ! Je rêve de le
bercer ! J’ai toujours rêvé d’avoir des petits-enfants, avoue Aldjia. Mais je ne veux pas que sa mère soit Sonia. Il y a tant de belles jeunes filles au village, tu n’auras que l’embarras du choix ! Si seulement tu me laissais t’en choisir
une ! Wallah il y en a plus belles qu’elle et qui sont de vraies fées ! Il suffit que tu me confies la tâche et wallah tu ne seras pas déçu !
- Mon choix est déjà fait ! réplique le jeune homme. Prie pour qu’elle me donne une seconde chance ! Sinon, c’est toute ma vie qui est fichue !
Omar ne dormira pas ce soir-là, ni les autres soirs qui suivirent. À plusieurs reprises, il tentera de s’approcher du petit Wahid, mais Sonia sera toujours là, derrière lui jusqu’à ce qu’il entre en classe. Une amie sera chargée de le récupérer lorsqu’elle ne sortira pas avant lui. Omar se met à lui envoyer des lettres, la priant de lui donner une seconde chance.
Il est prêt à tout faire pour qu’elle soit un peu plus indulgente avec lui. Mais qu’elle cesse de mettre une barrière entre eux, entre lui et son fils.
Il a aussi remarqué que la barrière électrique s’ouvrait par un code. Il ne peut plus entrer maintenant. L’interphone pouvait lui permettre d’être tranquille, de renvoyer gentiment les visiteurs indésirables. Comme lui.
Omar ne peut comprendre qu’elle le rejette, même s’il est le père du petit. Il n’avait pas pris des gants avec elle. Il l’avait humiliée. Par cette nuit où il avait été le seul à prendre du plaisir, Sonia était tombée enceinte. Il avait bouleversé sa vie. Il ne peut que s’en vouloir. Lui seul était à blâmer. Il s’en veut de lui avoir causé tant de peine.
Il se demande comment elle a pu tenir le coup moralement. Elle était seule, sans argent, sans aide morale, physique et financière. Sans ce vieux, comment aurait-elle fait ?
Mais parfois en pensant à elle, il lui en voulait. Maintenant qu’elle était veuve et que son fils avait besoin de lui, d’avoir un père, il aurait voulu qu’elle lui pardonne et lui donne une seconde chance. Omar ne comprend pas pourquoi elle le punissait de la sorte. Il n’était pas au courant lorsqu’elle était tombée enceinte. Il n’est pas responsable des malheurs qu’elle a connus depuis. S’il avait su, il ne lui aurait pas donné le choix. Il se serait imposé dans sa vie, il se serait marié avec elle, l’enfant serait né en sa présence. Il serait en train de porter son nom et non pas celui d’un vieil inconnu.
Plusieurs semaines ont passé depuis son retour au village. Omar ne s’est pas inquiété pour son avenir professionnel. Ses pensées étaient toutes à son enfant, à Sonia qu’il aimait toujours, malgré tout.
- Jusqu’à quand vas-tu te ronger les sangs pour cette femme ? Tu ne vois pas qu’elle est devenue ton bourreau ? Elle te torture et n’a aucune pitié pour toi ! Tu vas mourir Omar si tu continues à ne plus te nourrir, à passer des nuits blanches à méditer pour rien ! Si au moins il y avait une solution à ton problème !
- Si, il y en a une !
Puisqu’elle refusait de le recevoir, puisqu’elle ne lisait pas son courrier, il allait la prévenir que si elle ne changeait pas d’attitude, il fera un scandale. Tous au village sauraient la vérité, leur histoire d’amour qui avait mal tourné. Omar était prêt à faire des folies si elle ne l’écoutait pas cette fois.

(À suivre) A. K.


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