Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Autres / Récit de G.Boulki

Comme un rêve fugitif

1re partie

© Dessin/Mokrane Rahim

Le restaurant universitaire est bondé et il doivent attendre un moment, le plateau à la main, qu’une table se libère. La jeune fille s’approche d’un garçon qui, adossé à un mur, lit un journal plié en deux.

-Tu ne vas pas déjeuner ?
Il lève vers elle le regard, puis se remet à son journal.
-Je n’ai plus de ticket…
-Tu ne vas pas manger ?
-J’achèterai du pain et du cachir…
-Mais ça ne nourrit pas un homme, ça !
Il fronce les sourcils, prêt à s’énerver.
-Je t’ai dit que je n’ai pas de
ticket !
Elle sourit.
-Moi, j’en ai !
Elle ouvre son sac et tire un carnet de tickets du restaurant universitaire.
Il la regarde de nouveau.
-Je n’ai pas de quoi te payer !
-Voyons, Rafik, je t’invite !
Il secoue la tête.
-Tu m’as déjà donné cinq
tickets…
Je ne peux accepter !
-Alors, disons que c’est un prêt, tu me rembourseras quand tu auras reçu ta bourse !
Il hésite un moment, puis plie son journal.
-Bon, j’accepte !
-Et puis, j’ai quelque chose pour toi !
Il fronce les sourcils.
-Ah bon ?
-Oui, quelque chose qui te fera plaisir !
-Tu me le dis ?
-Quand nous serons attablés ! Tu viens ?
Elle a dit “tu viens” sur un ton langoureux.
Rafik sait que sa camarade Nadjet a le béguin pour lui, mais il fait semblant de ne pas s’en apercevoir.
En fait, il n’éprouve aucun sentiment pour elle, mais comme elle est si gentille avec lui, il ne laisse rien paraître.
Quand il est à court d’argent, elle le dépanne, ne serait-ce qu’en lui donnant des tickets de restauration.
Le restaurant universitaire est bondé et ils doivent attendre un moment, le plateau à la main, qu’une table se libère.
-Il y a une table de libre, dit Nadjet.
Ils s’installent. Nadjet est tout sourire.
-Tu as vu, le menu est soigné aujourd’hui, et dire que tu ne voulais pas venir !
Il sourit.
-C’est vrai, cela change du pain et du cachir !
Elle fait la moue :
-Je te l’ai dit, le pain et le cachir, ce n’est pas nourrissant !
Il mange de bon appétit. Puis il se rappelle.
-Au fait, que voulais-tu me dire ?
-Ah, oui…
Elle ne répond pas tout de suite, comme pour faire durer le suspense.
-Tu me dis ?
-Oui, je crois que je t’ai trouvé du travail !


(à suivre)
G. B.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
dahbia le 10/01/2015 à 15h09

Mme Adila, où est votre feuilleton?

Commentaires
1 réactions